
Vie du réseau · BPW International, 19 août 2026
Le 19 août 2026, BPW International a appelé ses clubs et ses fédérations à célébrer le 96e anniversaire du réseau, le 26 août. La campagne, placée sous le mot d’ordre « Inspire. Innovate. Empower. Transform: Together we shape a sustainable future », s’accompagne d’une chanson officielle intitulée « BPW DAY », d’un jeu de visuels et de cartes personnalisables mis à disposition en téléchargement. Les participantes étaient invitées à porter du jaune, l’écharpe ou le pin’s BPW, et à publier photos et vidéos avec les mots-dièse #BPWDay et #BPWPride. Une cérémonie d’allumage des bougies a été organisée le 24 août à Niagara Falls, au Canada, pendant la conférence régionale Amérique du Nord et Caraïbes, vers 20 h 30 heure de l’Est, et retransmise sur la page Facebook de BPW North America and Caribbean.
Genève, 26 août 1930 : la France parmi les fondateurs
La date n’a rien d’arbitraire. La Fédération internationale des femmes des carrières libérales et commerciales a été fondée le 26 août 1930 à Genève, à l’initiative de Lena Madesin Phillips. Née en 1881 dans le Kentucky, elle avait adopté à onze ans le prénom « Madesin » pour marquer sa détermination à faire des études et à exercer un métier. En 1917, elle devint la première femme à sortir diplômée avec les honneurs de la faculté de droit de l’université du Kentucky, puis fonda en 1919 la fédération américaine des Business and Professional Women. Onze ans plus tard, elle réunissait à Genève des déléguées d’Autriche, du Canada, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie et des États-Unis.
Ce détail intéresse directement les clubs français : la France figure parmi les six pays représentés à la fondation. Lena Madesin Phillips présida la fédération internationale de 1930 à 1947 et mourut à Marseille en 1955. Deux de ses formules circulent encore dans le réseau. La première assigne aux femmes un rôle civique : chacune doit apporter à la politique nationale de son pays une pensée tournée vers l’avenir, suivie d’une action déterminée. La seconde, adressée aux congressistes, les décrivait comme des pionnières « dans le rêve de paix et de justice sociale, de compréhension internationale et de bonne volonté ».
Ce que le réseau est devenu
BPW International est aujourd’hui présent dans plus de cent pays sur cinq continents. La fédération détient le statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies depuis 1947, le statut consultatif auprès du Conseil de l’Europe depuis 1977, et elle est membre de la société civile de l’Organisation des États américains depuis 2009. Elle dispose de représentantes auprès des sièges des Nations unies à New York, Vienne et Genève, ainsi qu’auprès de l’UNESCO, de l’UNICEF, de l’OIT, de l’OMS, de la CNUCED, de l’ONUDI et de la FAO. La présidence internationale est exercée depuis 2024 et jusqu’en 2027 par Diana Barragán, du Pérou.
Cette continuité entre 1930 et 2026 constitue le fond du message envoyé le 19 août : l’anniversaire n’est pas une commémoration interne, mais l’occasion de rendre visible une organisation dont l’ancienneté et les accréditations restent mal connues du grand public, y compris en France.
Une campagne outillée
Le matériel proposé cette année est plus fourni que les précédentes. La chanson « BPW DAY », créée pour l’occasion, est téléchargeable au format MP3, dans un fichier d’environ 10,4 Mo. Les clubs disposent également d’un modèle de carte d’anniversaire personnalisable sous Canva et d’un dossier de visuels prêts à l’emploi hébergé sur Google Drive. Le principe reste le même d’une année sur l’autre : porter du jaune, se photographier avec l’écharpe ou le pin’s, publier avec les deux mots-dièse.
La cérémonie d’allumage des bougies, elle, tient une place particulière dans le calendrier du réseau. Dans son message de janvier 2026, la présidente internationale en rappelait le sens en une phrase : une bougie n’efface pas l’obscurité, elle fait quelque chose de plus fort, elle crée un point d’espoir. La cérémonie se rattache à la devise « Peace Through Empowerment » et s’inscrit cette année dans l’initiative « BPW LISTENS – Your Voice Matters ». Les protocoles de déroulement sont publiés en anglais, en espagnol, en français et en italien, ce qui permet à un club français de la reproduire sans traduction préalable.

Aperçu de l’article d’origine, publié le 19 août 2026 : « Let’s Make Our 96th Anniversary Memorable », publié par le bureau de la présidence de BPW International. Lire sur bpw-international.org
Une date d’été, un relais possible à la rentrée
Le 26 août tombe chaque année au creux de la période estivale française, quand les clubs ne se réunissent pas. Rien n’oblige pourtant à s’en tenir à la date : plusieurs fédérations décalent la célébration à la première réunion de septembre, en gardant les visuels et la chanson de la campagne. Un anniversaire fêté trois semaines plus tard devant vingt adhérentes présentes vaut mieux qu’une publication du 26 août adressée à des boîtes mail vides.
Trois usages simples se dégagent pour la rentrée. Le kit de visuels peut servir de support à la réunion de reprise, avec un rappel de la fondation de 1930 et de la présence française à Genève. La cérémonie des bougies, dont le protocole existe en français, peut être programmée en janvier prochain, période où les clubs la pratiquent traditionnellement. Enfin, l’anniversaire fournit un angle de communication vers la presse locale et les partenaires : une association fondée il y a quatre-vingt-seize ans, dotée d’un statut consultatif aux Nations unies depuis 1947, se présente autrement qu’un réseau professionnel parmi d’autres.
Deux échéances se profilent par ailleurs. Le congrès mondial de 2027 se tiendra à Fortaleza, au Brésil, avec la CONFAM ; les clubs qui souhaitent y envoyer une déléguée ont intérêt à l’inscrire dès maintenant à leur budget. Et en 2030, le réseau fêtera son centenaire, quatre ans après cette édition. Les fédérations qui voudront marquer ce centenaire d’une publication, d’une exposition ou d’un travail d’archives ont tout intérêt à commencer à rassembler dès à présent les documents des clubs français, dont certains remontent aux premières décennies de la fédération.
Les archives fédérales conservées dans le Drive des clubs, les procès-verbaux d’assemblée générale et les rapports moraux constituent déjà une base pour ce travail. Les rassembler par décennie demande peu d’efforts aujourd’hui et beaucoup dans quatre ans.
Lire l’article complet sur bpw-international.org (en anglais)
Source : BPW International, 19 août 2026