Les biais cognitifs qui fabriquent encore le gender pay gap et le care gap

Les biais cognitifs qui fabriquent encore le gender pay gap et le care gap

Pour en finir avec les écarts de salaire, de carrière et de charge domestique entre femmes et hommes

Le débat public commet souvent la même erreur : il traite l’écart salarial et l’écart de care comme deux problèmes distincts. D’un côté, il y aurait le marché du travail, la rémunération, les promotions et les négociations. De l’autre, la famille, l’organisation du foyer, la charge parentale et le soin aux proches.

Or les travaux réunis autour de l’audition d’Isabelle Régner au Sénat, ainsi que plusieurs études académiques et rapports internationaux récents, montrent une tout autre réalité : ces deux écarts sont en fait produits par un même système de biais cognitifs, de normes de genre et de routines institutionnelles.

Autrement dit, les inégalités ne viennent pas d’abord d’un manque d’ambition féminin ou d’une supposée préférence naturelle des femmes pour le care. Elles naissent au croisement de raccourcis mentaux ordinaires et d’organisations qui les laissent agir sans correction.

On associe spontanément la science, l’autorité, la disponibilité et le leadership au masculin. On associe tout aussi spontanément le soin, l’écoute, la maternité, la flexibilité et la responsabilité familiale au féminin. Ces associations paraissent banales. Elles sont pourtant redoutablement efficaces.

Le premier moteur : la compétence est perçue comme masculine

Une première famille de biais concerne la lecture de la compétence. Dans l’audition du Sénat, il est rappelé que les domaines scientifiques et technologiques sont spontanément associés au masculin, tandis que les domaines du soin et des sciences humaines sont davantage associés au féminin. Cette association a des effets matériels. Elle modifie la perception que nous avons d’une candidate ou d’un candidat avant même toute preuve réelle.

L’étude de Moss-Racusin et al., popularisée par Yale, est devenue emblématique parce qu’elle isole précisément ce mécanisme. Des scientifiques ont évalué un dossier strictement identique, auquel seul le prénom changeait. Le candidat perçu comme homme a été jugé plus compétent, plus facilement recruté, plus mentorable, et s’est vu attribuer une proposition salariale supérieure d’environ 4 000 dollars.

Le résultat est fondamental pour comprendre le pay gap : une partie de l’écart ne se forme pas seulement en fin de carrière, mais dès l’entrée dans la chaîne d’évaluation. Ce type de biais ne se limite pas à la science académique. Il se retrouve partout où la compétence est confondue avec des signaux codés au masculin : la confiance affichée, l’aisance à se vendre, l’assurance oratoire, la disponibilité totale, la capacité à paraître faite pour le poste.

Le cadre théorique le plus utile pour comprendre ce phénomène reste la théorie de l’incongruité des rôles d’Eagly et Karau. Selon cette perspective, les femmes subissent un double préjudice : elles sont jugées moins naturellement adaptées aux rôles de leadership, et leurs comportements de leadership sont évalués moins favorablement quand elles les adoptent effectivement.

Le deuxième moteur : le backlash punit les femmes quand elles font ce qu’il faut pour réussir

On répète souvent aux femmes qu’il faudrait être plus assertives, négocier davantage, se montrer ambitieuses, prendre leur place. Mais cet impératif oublie un point essentiel : les mêmes comportements ne sont pas interprétés de la même manière selon le sexe de la personne qui les adopte.

L’audition du Sénat insiste sur l’effet de backlash. Dans les expérimentations évoquées, un homme perçu comme assertif et compétitif est jugé compétent et charismatique. Une femme adoptant exactement le même comportement risque d’être perçue comme agressive, autoritaire, peu coopérative ou difficile à manager dans la durée.

Les travaux d’Amanatullah et Morris prolongent ce constat dans le domaine de la négociation salariale : les femmes ajustent leur stratégie lorsqu’elles anticipent une sanction sociale pour avoir violé les attentes de genre. Le système produit donc une double contrainte : être plus visible expose à la sanction, être moins visible expose à l’effacement.

Il faut donc cesser d’expliquer l’écart salarial par une formule simpliste du type « les femmes ne demandent pas assez ». La vraie question est la suivante : quel est le coût social de la demande selon le sexe de la personne qui la formule ? Tant que ce coût restera différentiel, le conseil individuel ne suffira pas.

Le troisième moteur : la maternité est traitée comme un risque, la paternité comme un signal positif

Le care gap ne commence pas à la maison ; il commence dans les représentations que les organisations se font de la disponibilité future des femmes et des hommes. La littérature sur la motherhood penalty, synthétisée par le Gender Action Portal de Harvard, montre que les mères subissent des pénalités en matière de recrutement, de salaire d’entrée et de compétence perçue, tandis que les pères peuvent au contraire bénéficier d’un bonus symbolique lié à leur statut parental.

Cette asymétrie révèle une logique profonde. L’homme parent est souvent lu comme plus stable, plus responsable, plus investi dans son rôle de soutien économique. La femme parent, elle, est plus facilement soupçonnée d’une disponibilité réduite, d’un engagement fragilisé ou d’une priorité désormais déplacée vers la sphère domestique.

Ce mécanisme explique pourquoi le pay gap et le care gap se nourrissent mutuellement. Si les organisations anticipent que les femmes feront davantage de care, elles leur offrent moins de salaire, moins de mentorat, moins de trajectoires ascendantes. Puis, parce que ces femmes gagnent effectivement moins, il devient économiquement rationnel dans le couple qu’elles réduisent davantage leur temps de travail en cas d’arrivée d’un enfant. Le biais initial produit ainsi une apparence de choix libre.

Le quatrième moteur : le care non rémunéré détourne les femmes vers les emplois les moins payants et les moins promouvables

Les rapports de l’OCDE et du gouvernement écossais permettent de sortir d’une approche strictement psychologique pour montrer comment les normes de genre s’incarnent dans les trajectoires professionnelles. L’OCDE souligne que les écarts de travail rémunéré et non rémunéré sont alimentés par des normes de genre, des stéréotypes, des barrières structurelles, des biais et des discriminations.

La revue de littérature écossaise prolonge cette analyse avec des conclusions très directement mobilisables. Les responsabilités de care non rémunéré réduisent les revenus, entraînent davantage de baisse d’heures, de sorties du temps plein, de renoncements aux promotions et de redirections vers des emplois plus flexibles mais moins progressifs, avec des effets plus marqués pour les femmes.

Là encore, le mécanisme central n’est pas une préférence féminine abstraite, mais l’effet combiné de normes sociales et d’institutions insuffisamment compensatrices. Tant que les organisations traiteront la flexibilité comme une concession accordée à des trajectoires féminines particulières, et non comme une norme générale de soutenabilité du travail, le care continuera à coûter plus cher aux femmes qu’aux hommes.

Le cinquième moteur : le déni de discrimination entretient la discrimination

L’un des résultats les plus importants pour l’action publique et managériale est peut-être le moins intuitif. L’audition du Sénat mentionne des travaux selon lesquels les biais de genre peuvent être plus prononcés chez les évaluateurs convaincus que les discriminations ont disparu. L’article de Begeny et al. dans Science Advances confirme cette idée : dans certaines professions, celles et ceux qui pensent que le problème n’existe plus sont parmi les plus susceptibles de perpétuer le biais.

Pourquoi ce résultat est-il si important ? Parce qu’il montre que l’idéologie du tout va déjà beaucoup mieux peut devenir un mécanisme de blocage. Lorsqu’une organisation se croit post-discriminatoire, elle ne documente plus ses écarts, n’interroge plus ses routines, n’ose plus corriger ses critères et traite toute alerte comme une exagération.

Cette invisibilité est d’autant plus dangereuse qu’elle se combine avec des biais linguistiques plus subtils. Le compte rendu du Sénat rappelle par exemple que les lettres de recommandation valorisent souvent chez les hommes la brillance et l’exceptionnalité, alors qu’elles soulignent chez les femmes le sérieux, la rigueur et le travail. On continue ainsi à louer les femmes, mais selon un vocabulaire qui les place moins spontanément du côté du génie, de la vision, du potentiel exceptionnel ou de la promotion rapide.

Ce que cela change dans notre manière de raisonner

Si l’on assemble ces résultats, un raisonnement fort apparaît. Le gender pay gap n’est pas seulement un écart de salaire. C’est la trace monétaire d’une chaîne d’inférences et d’arrangements sociaux. Le care gap n’est pas seulement un déséquilibre domestique. C’est le bras logistique du même système.

Les deux écarts avancent ensemble parce qu’ils sont fabriqués par une même architecture mentale et institutionnelle. Le raisonnement causal peut se formuler ainsi : des stéréotypes associent l’autorité, la science, la disponibilité et la valeur marchande au masculin ; ils associent le soin, la flexibilité et la responsabilité familiale au féminin. Ces stéréotypes biaisent l’évaluation de la compétence, du potentiel et de la rémunération dès le recrutement. Ils sanctionnent ensuite les femmes lorsqu’elles adoptent les conduites considérées comme payantes pour réussir. Ils font enfin peser sur elles la plus grande part du travail domestique et parental. Le résultat final ressemble à une somme de choix individuels ; en réalité, il s’agit d’une production sociale de la contrainte.

Comment réduire réellement les pourcentages d’écart

La conséquence pratique est claire : on ne réduira pas durablement les écarts avec de simples messages d’encouragement du type osez davantage. Il faut agir sur les moments où le biais s’insère dans la décision.

L’expérience relatée au Sénat à Aix-Marseille Université est ici instructive. Les comités de sélection ont été confrontés à des données sexuées sur leur vivier, à des tests d’associations implicites, à des synthèses de résultats scientifiques et à des supports rendant les biais visibles dans la discussion collective. Selon le compte rendu, la part de femmes recrutées comme professeures des universités y est passée de 14 % à 50 %.

Une stratégie crédible de réduction des écarts devrait reposer sur cinq principes : objectiver, standardiser, dégenrer la disponibilité, socialiser le care et surveiller les effets.

Faire disparaître les situations discriminantes ou limitantes : la vraie ambition

L’objectif ne doit pas être seulement de réduire un peu les écarts. Il doit être de faire disparaître les situations discriminantes ou limitantes chaque fois que cela dépend d’une décision humaine ou organisationnelle.

Cela suppose de changer la question posée. Au lieu de demander : Pourquoi les femmes n’occupent-elles pas encore la même place ?, il faut demander : À quels moments notre système interprète-t-il différemment la même compétence, la même ambition, la même parentalité ou la même disponibilité selon qu’elles sont incarnées par une femme ou par un homme ?

Une fois cette question posée sérieusement, l’égalité cesse d’être une affaire de bonne volonté individuelle. Elle devient une question de design institutionnel. Les biais cognitifs ne disparaîtront jamais complètement de l’esprit humain. En revanche, on peut bâtir des procédures, des règles et des environnements qui les court-circuitent, les ralentissent ou les rendent coûteux pour l’organisation qui les laisse agir. C’est là que se joue la transformation réelle.

Equal Pay Day 2025 : pourquoi la France l’a situé au 25 mars, et ce que l’Europe nous apprend pour aller plus vite

Égalité salariale femmes-hommes 2025 — chiffres et infographie BPW France

Equal Pay Day 2025

Pourquoi la France l’a situé au 25 mars, et ce que l’Europe nous apprend pour aller plus vite

Le 25 mars 2025 n’est pas une date symbolique choisie au hasard. C’est, dans le débat public sur l’égalité professionnelle, la date retenue pour matérialiser l’Equal Pay Day en France à partir d’un écart de rémunération de 23,5 % entre les femmes et les hommes dans le secteur privé, tel que publié par l’Insee pour 2022. Autrement dit, si l’on transpose cet écart en temps de travail, les femmes doivent travailler une partie de l’année suivante pour atteindre le revenu salarial annuel perçu par les hommes l’année précédente. L’intérêt de l’Equal Pay Day est précisément là : rendre visible, par une date, ce qu’un pourcentage laisse souvent abstrait.

Cette pédagogie de la date a aussi une portée politique. Elle permet de relayer un communiqué de presse, de créer un repère simple dans l’espace médiatique et de rappeler que l’inégalité salariale ne se résume pas à une différence de paie « à poste égal ». Elle recouvre également des inégalités de temps de travail, de progression de carrière, de concentration dans certains métiers, d’accès aux postes les plus rémunérateurs et, au bout de la chaîne, de niveau de pension.

Égalité salariale femmes-hommes 2025 — chiffres et infographie BPW France

D’où vient l’Equal Pay Day ?

L’Equal Pay Day s’inscrit dans une histoire militante ancienne. Selon BPW Europe, la campagne est initiée aux États-Unis en 1988 par les membres américaines de BPW sous le nom de Red Purse Campaign, afin de rendre visible le « manque à gagner » des femmes. Cette mobilisation s’inscrit elle-même dans un temps plus long, hérité des combats menés dès les années 1960 autour de l’Equal Pay Act signé en 1963 aux États-Unis.

La campagne a ensuite été introduite en Europe par BPW Germany en 2008, avant d’être relayée à partir de 2009 dans plusieurs pays, dont la France. BPW France rappelle que l’Equal Pay Day a été institutionnalisé aux États-Unis en 1996 avec le National Committee on Pay Equity et que la première édition française a été lancée en 2009.

L’Equal Pay Day ne désigne donc pas un « jour mondial » fixé une fois pour toutes, mais une traduction calendaire d’un écart de rémunération. Sa date varie selon le niveau d’écart retenu et selon la méthode utilisée dans chaque pays.

Comment la date du 25 mars 2025 a été calculée pour la France

En France, la méthode retenue a été la suivante : appliquer l’écart salarial de 23,5 % publié par l’Insee au nombre de jours ouvrés de l’année 2024, soit 252 jours ouvrés. Le calcul donne 59,22 jours, ce qui conduit à retenir le 60e jour ouvré de l’année 2025, soit le 25 mars 2025.

Élément du calcul Valeur retenue
Nombre de jours ouvrés en 2024 252
Écart salarial femmes-hommes retenu 23,5 %
Résultat du calcul 59,22 jours
Arrondi opérationnel 60e jour ouvré
Date obtenue en 2025 25 mars 2025

Cette méthode présente deux avantages. Le premier est sa lisibilité : un pourcentage devient une date, donc un message immédiatement compréhensible. Le second est sa cohérence avec la logique militante de l’Equal Pay Day : il s’agit de montrer combien de jours supplémentaires les femmes doivent travailler pour atteindre le revenu des hommes.

Ce que l’Equal Pay Day dit de la situation française

La France dispose d’un cadre juridique ancien sur l’égalité salariale, mais l’écart persiste. L’Insee souligne qu’il s’explique en grande partie par le moindre volume de travail annuel des femmes, plus souvent à temps partiel ou moins présentes toute l’année en emploi, mais aussi par la répartition genrée des métiers, la concentration dans des secteurs moins rémunérateurs et un accès plus limité aux postes les mieux payés. Les écarts se creusent davantage chez les parents, et particulièrement pour les mères.

La France n’est donc pas confrontée à un problème unique, mais à une chaîne d’inégalités. Se focaliser seulement sur le « salaire pour un même poste » est nécessaire en droit, mais insuffisant en politique publique. BPW France défend plusieurs orientations : rétablir un suivi annuel robuste des écarts, appliquer les pénalités financières prévues, mieux conditionner l’accès à la commande publique et promouvoir les démarches certifiées en matière d’égalité professionnelle.

Ouvrir le regard : ce que montrent les autres pays d’Europe

À l’échelle européenne, la comparaison invite à la nuance. La Commission européenne indique que les femmes gagnaient en moyenne 12 % de moins par heure que les hommes dans l’UE en 2023, mais que le gender overall earnings gap demeurait beaucoup plus élevé, à 36,7 %, signe que l’écart ne se joue pas seulement sur le salaire horaire mais aussi sur le volume d’heures rémunérées et sur l’accès à l’emploi.

Pays ou ensemble Indicateur mentionné Ce qu’il faut retenir
Union européenne 12 % d’écart horaire en 2023 ; 36,7 % d’overall earnings gap L’inégalité se lit à plusieurs niveaux
Belgique 0,7 % d’écart horaire harmonisé en 2023 Très bon résultat comparatif
Luxembourg Moins de 5 % selon la Commission Pays de référence dans les comparaisons européennes
Espagne 16 semaines de congé parental rémunérées et non transférables pour chaque parent depuis 2021 Un levier fort sur le partage du care
Islande Certification de l’égalité salariale et amendes en cas de non-conformité Un modèle d’obligation probatoire
Allemagne Droit d’accès à l’information salariale dans certaines entreprises La transparence devient un droit actionnable

Ce qui fonctionne, et ce que la France pourrait appliquer davantage

La première leçon européenne est claire : la transparence salariale fonctionne mieux lorsqu’elle est vérifiable, opposable et assortie de conséquences. La directive européenne sur la transparence des rémunérations, adoptée en 2023, va d’ailleurs dans ce sens en renforçant le droit à l’information.

La deuxième leçon est que l’écart salarial ne reculera pas durablement sans politiques du temps. Tant que les femmes continueront d’assumer une part disproportionnée du travail domestique et parental, elles resteront plus exposées au temps partiel subi. L’exemple espagnol est central : 16 semaines rémunérées, égales et non transférables pour chaque parent.

La troisième leçon est qu’il faut mesurer plusieurs écarts à la fois : l’écart horaire, mais aussi l’overall earnings gap et l’écart de pension.

Une quatrième piste consiste à conditionner davantage l’argent public. Les propositions relayées par BPW France sur l’exclusion des entreprises non conformes à certains marchés publics vont dans une direction crédible.

Faire de l’Equal Pay Day un point de départ, pas un simple rendez-vous de communication

L’Equal Pay Day est utile parce qu’il rend visible l’invisible. Mais son efficacité dépend de ce que l’on en fait. En France, la date du 25 mars 2025 – issue du calcul fondé sur 252 jours ouvrés et 23,5 % d’écart – permet de frapper les esprits.

L’Europe montre qu’il n’existe pas une solution unique, mais une combinaison de leviers : transparence salariale réelle, certifications et contrôles, sanctions effectives, partage égal du congé parental, suivi statistique plus robuste.

Si la France veut faire reculer l’écart plus vite, elle doit sans doute cesser d’opposer ces approches et les traiter ensemble. L’Equal Pay Day ne devrait pas être seulement le jour où l’on constate un retard – il devrait devenir le jour où l’on évalue, très concrètement, ce qui a changé depuis un an.

Cette décision constitutionnelle sur la parité politique peut-elle réduire le gender pay gap ?

Hémicycle parlementaire - parité politique et gender pay gap

La décision n° 2026-1197 QPC du 17 avril 2026 : ce qu’elle dit et ce qu’elle ne dit pas

La publication de la décision n° 2026-1197 QPC du 17 avril 2026 du Conseil constitutionnel remet sur le devant de la scène une question ancienne mais décisive : jusqu’où l’État peut-il aller pour contraindre les partis politiques à respecter la parité dans les candidatures aux élections législatives ?

La réponse apportée par le juge constitutionnel est nette. Le mécanisme financier prévu par la loi, qui réduit une partie de l’aide publique versée aux partis ne présentant pas un nombre suffisamment équilibré de candidates et de candidats, est conforme à la Constitution.

À première vue, cette actualité paraît éloignée du gender pay gap, c’est-à-dire de l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. En réalité, le lien existe, mais il est indirect, institutionnel et de long terme. Cette décision ne change pas immédiatement les fiches de paie. En revanche, elle consolide juridiquement un instrument de féminisation du pouvoir politique, et cette féminisation peut, à terme, peser sur la manière dont sont conçues, arbitrées et défendues les politiques d’égalité économique.

Ce que le Conseil constitutionnel valide exactement

Le litige portait sur l’article 9-1 de la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, dans sa rédaction issue de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ce texte prévoit que lorsqu’un parti politique présente aux élections législatives un nombre de femmes et d’hommes trop déséquilibré, le montant de la première fraction de l’aide publique qui lui est versée peut être diminué.

La réduction correspond à 150 % de l’écart constaté, au-delà d’un seuil de 2 %, sans pouvoir dépasser le montant total de cette première fraction. La question posée au Conseil constitutionnel était de savoir si un tel mécanisme portait une atteinte excessive au pluralisme politique, à l’égalité devant les charges publiques ou encore au principe de proportionnalité.

Le Conseil répond par la négative. Il juge que le législateur a poursuivi un objectif légitime, celui de rendre effectif l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, et que les critères retenus sont suffisamment objectifs. L’équilibre entre cet objectif d’égalité et le pluralisme politique n’est pas manifestement déséquilibré.

Autrement dit, cette décision sécurise constitutionnellement un levier de contrainte financière déjà existant. Ce n’est pas un tournant spectaculaire du droit social, mais c’est un signal fort : la République peut continuer à utiliser l’argent public pour pousser les organisations politiques à mieux représenter les femmes.

Pourquoi parler de salaires si le texte concerne d’abord la vie politique ?

Parce que l’égalité salariale ne dépend pas seulement du droit du travail. Elle dépend aussi de la fabrique des politiques publiques. Les règles relatives à la transparence salariale, à l’index égalité professionnelle, à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, aux congés parentaux, à l’accueil de la petite enfance, à la fiscalité des couples ou à l’accès aux postes de direction sont débattues, votées, financées et contrôlées dans l’arène politique.

Plus les femmes y sont présentes, plus il devient difficile de reléguer ces sujets au second plan. L’idée n’est pas de soutenir qu’une femme élue défendrait mécaniquement les intérêts de toutes les femmes. Une telle vision serait réductrice. En revanche, il existe un constat robuste : la sous-représentation des femmes dans les lieux de pouvoir contribue à invisibiliser certaines inégalités, notamment celles qui articulent travail, revenu, charge domestique et progression de carrière.

L’OCDE rappelle d’ailleurs que les femmes restent sous-représentées à la fois dans les rôles de direction du secteur privé et dans les institutions politiques, et que des outils comme les quotas, les objectifs de parité ou les exigences de transparence sont mobilisés pour corriger cet état de fait.

Le gender pay gap en France : où en est-on vraiment ?

Pour mesurer la portée réelle de cette décision, il faut regarder les chiffres. En France, selon l’Insee, en 2024 le revenu salarial moyen des femmes dans le secteur privé demeure inférieur de 21,8 % à celui des hommes. Même à temps de travail identique, l’écart reste de 14,0 %. Et pour le même emploi dans le même établissement, il s’établit encore à 3,6 %.

Ces données sont essentielles, car elles montrent que le gender pay gap n’a pas une cause unique. Une partie de l’écart provient du moindre volume de travail annuel des femmes, lié notamment au temps partiel et aux interruptions de carrière. Une autre partie tient à la ségrégation professionnelle : les femmes ne sont pas réparties dans les mêmes métiers, ni dans les mêmes secteurs, ni dans les mêmes niveaux hiérarchiques.

Enfin, une part résiduelle persiste même quand on compare des situations de travail très proches, ce qui renvoie à des mécanismes de discrimination, de négociation salariale, d’évaluation ou d’accès aux promotions. Les femmes occupent seulement 24 % des emplois parmi le 1 % des postes les mieux rémunérés, alors qu’elles représentent 42 % des salariés du privé en équivalent temps plein. Le plafond de verre reste donc une dimension majeure du problème.

Les incidences réelles de la décision sur l’écart salarial

La première incidence est symbolique et normative. En validant le mécanisme de modulation financière, le Conseil constitutionnel confirme que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas un simple objectif d’affichage : elle peut justifier des instruments contraignants, y compris lorsque ceux-ci affectent le financement des organisations politiques. Ce raisonnement peut renforcer, dans le débat public, la légitimité d’autres politiques plus offensives en matière d’égalité économique.

La deuxième incidence est institutionnelle. Si les partis sont davantage incités à investir des femmes dans les circonscriptions, la représentation féminine au Parlement peut progresser. À moyen terme, cela peut modifier l’agenda législatif, la hiérarchie des priorités et le niveau de vigilance sur les politiques qui influencent directement l’autonomie économique des femmes.

La troisième incidence est culturelle. La présence accrue des femmes dans les fonctions électives contribue à banaliser leur légitimité à gouverner, décider et arbitrer. Ce déplacement des représentations ne doit pas être sous-estimé. L’OCDE souligne que les perceptions genrées des compétences, le manque de modèles féminins et les biais de recrutement nourrissent la sous-représentation des femmes dans les positions de leadership. Or ces mêmes stéréotypes alimentent aussi, dans le monde du travail, la moindre valorisation de certains parcours féminins.

Les limites : pourquoi cette décision ne suffira pas

Il serait toutefois trompeur de présenter cette décision comme une réponse directe au gender pay gap. Le Conseil constitutionnel valide ici un mécanisme relatif à la parité des candidatures législatives, non un dispositif portant sur les pratiques salariales des entreprises. L’effet sur les rémunérations est donc indirect, dépendant d’une chaîne longue : plus de candidates, potentiellement plus d’élues, éventuellement plus de politiques publiques favorables à l’égalité économique, puis enfin des effets sur les trajectoires professionnelles et les salaires.

L’Insee rappelle que l’écart salarial tient largement à l’organisation concrète du travail et des carrières : recours au temps partiel, concentration des femmes dans certains métiers, difficulté d’accès aux postes les plus rémunérés, moindre présence dans les fonctions d’encadrement et répartition inégale des responsabilités familiales. Aucune décision sur le financement des partis ne peut, à elle seule, corriger ces mécanismes.

En ce sens, la bonne lecture de cette actualité n’est ni triomphale ni cynique. Il ne faut ni exagérer son effet, ni le minimiser. Ce n’est pas une réforme salariale ; c’est une consolidation d’un levier politique qui peut favoriser, dans la durée, des réformes plus efficaces sur l’égalité salariale.

Ce que les entreprises et les décideurs publics devraient retenir

Pour les entreprises, cette décision rappelle que l’égalité femmes-hommes ne se joue pas uniquement dans les politiques RH, mais aussi dans l’environnement institutionnel global. Les organisations qui attendent un changement spontané des écarts de rémunération se trompent : l’expérience montre que les progrès viennent surtout d’une combinaison de transparence, d’objectivation des critères de promotion, de suivi des écarts, de correction des biais de carrière et d’un meilleur partage des contraintes familiales.

Pour les responsables publics, le message est clair. La parité politique ne doit pas être pensée comme un sujet séparé de l’égalité économique. Les deux questions se répondent. Une démocratie plus équilibrée dans sa représentation est mieux armée pour traiter les angles morts du marché du travail.

Mais cette articulation n’aura d’effet tangible sur le gender pay gap que si elle s’accompagne de politiques substantielles : contrôle des écarts de rémunération, lutte contre le temps partiel subi, accès des femmes aux postes de direction, investissement dans les services de garde et réforme des normes d’organisation du travail.

En conclusion

L’actualité juridique du 17 avril 2026 ne réduit pas mécaniquement l’écart de salaire entre les femmes et les hommes. Son importance est ailleurs. Elle confirme que la puissance publique peut assumer des mécanismes contraignants pour faire progresser la parité dans la vie politique. Cette consolidation est précieuse, car la lutte contre le gender pay gap ne se gagne pas seulement dans l’entreprise ; elle se gagne aussi dans les institutions qui décident des règles du jeu.

La décision du Conseil constitutionnel constitue donc moins une réponse immédiate au problème salarial qu’un maillon dans une chaîne plus large d’égalité. En renforçant la légitimité des outils de parité, elle peut contribuer à créer un cadre politique plus favorable aux réformes qui, elles, toucheront directement les salaires. C’est une avancée réelle, mais une avancée de structure, pas encore une victoire sur la fiche de paie.

Références :
[1] Conseil constitutionnel, Décision n° 2026-1197 QPC du 17 avril 2026
[2] Insee, Écart de salaire entre femmes et hommes en 2024, Insee Focus n° 377
[3] OECD, Women still lag behind men in reaching leadership roles, 15 septembre 2025

Parité politique et gender pay gap : la chaîne des leviers

Entre la parité dans les urnes et l’égalité sur les fiches de paie, il n’existe pas de lien mécanique immédiat. Mais il existe une logique institutionnelle de long terme. La décision du Conseil constitutionnel renforce un maillon de cette chaîne. Elle ne suffit pas à elle seule, mais elle consolide le socle sur lequel peuvent s’appuyer des réformes plus directes.

Le vrai défi reste de ne pas attendre que la parité politique produise seule ses effets sur l’égalité économique. Les deux leviers doivent avancer ensemble : dans l’arène politique pour peser sur les règles du jeu, et dans les entreprises pour changer les pratiques concrètes de rémunération, de promotion et d’organisation du travail.

BPW International à l’UNESCO : plaidoyer mondial pour l’éducation, l’égalité et la paix

BPW France — Conseil d’Administration

BPW International à l’UNESCO — Contexte, actions et ressources utiles

Dr Marie-Claude Machon-Honoré, représentante principale de BPW International auprès de l’UNESCO et focal point CCNGO-Éducation 2030, Past ICNGO Chair & représentante du Comité de liaison ONG-UNESCO au groupe de coordination CCNGO-Éducation 2030 (2017-2022), porte un plaidoyer exigeant pour l’égalité de genre et l’autonomisation des filles et des femmes à travers l’éducation, la paix et le développement durable.

Contexte & dessein

Né à l’issue de la Première Guerre mondiale sous l’impulsion de Lena Madesin Phillips,
BPW International construit des ponts durables entre les peuples par le dialogue interculturel et l’action.
ONG membre de l’ECOSOC depuis 1947, présente dans 120 pays et toutes les agences onusiennes, BPW International agit en partenariat avec le Global Compact des Nations Unies, l’OIT, l’ITC et ONU Femmes, notamment sur l’entrepreneuriat en Afrique.

L’organisation défend l’égalité salariale à compétences et responsabilités égales,
stimule le leadership des femmes dans le travail, la science, la technologie et l’IA,
et lutte contre les stéréotypes de genre en mobilisant le monde économique, l’éducation et l’ensemble des parties prenantes publiques et privées.

Déclaration au Conseil exécutif — 3 octobre 2025

  • Coopération renforcée avec l’UNESCO et ses États membres pour l’autonomisation des filles et des femmes par l’éducation,
    dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, au sein de la plateforme et coalition UNESCO-UNICEF visant l’accélération de l’égalité de genre.
  • Participation à la coalition multipartite UNESCO-WWAP pour accélérer l’égalité de genre dans le domaine de l’eau,
    avec une attention forte portée aux compétences, aux données et aux politiques sensibles au genre.
  • À l’CSW69, bilan des 30 ans de Beijing et de la session extraordinaire « Femmes 2000 » :
    malgré les avancées, l’égalité reste inachevée, et les femmes représentent encore deux tiers des personnes analphabètes.
  • Insistance sur la vulnérabilité accrue face aux violences et à l’instrumentalisation en temps de guerre,
    y compris dans l’ère numérique, et sur le rôle de femmes actrices de paix dans les processus de résolution des conflits. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
  • Rappel d’un repère d’impact : lorsque les femmes participent aux processus de paix,
    les décisions affichent 30–40 % de chances supplémentaires d’être mises en œuvre en temps voulu.
  • Soulignement de la priorité Égalité de genre à l’UNESCO : plus de 16 % du budget en 2024,
    part parmi les plus élevées du système onusien.
  • Reconnaissance du soutien de la Commission nationale française pour l’UNESCO et du Comité de liaison ONG-UNESCO
    pour la célébration annuelle de la paix consacrée au rôle de l’art dans la culture de paix.

Actions menées — UNESCO & partenaires

  • Plaidoyer structuré au sein des instances UNESCO pour intégrer l’égalité de genre dans l’éducation,
    les politiques publiques et les agendas de paix et de sécurité. :contentReference[oaicite:9]{index=9}
  • Travail collectif avec la plateforme UNESCO-UNICEF et la coalition UNESCO-WWAP
    pour accélérer la transformation systémique et l’accès équitable aux ressources, aux données et aux compétences. :contentReference[oaicite:10]{index=10}
  • Contribution aux dynamiques multilatérales lors de la CSW69 pour réaffirmer les engagements de Beijing et « Femmes 2000 »
    et documenter les écarts persistants.
  • Mobilisation de la communauté BPW (réseaux, clubs, partenaires)
    autour du leadership féminin, de l’égalité salariale et de la lutte contre les stéréotypes, y compris dans les STEM et l’IA.

Repères & chiffres clés

  • 120 pays couverts par BPW International et une présence dans toutes les agences de l’ONU.
  • 2/3 des personnes analphabètes sont des femmes : l’éducation demeure une priorité absolue.
  • 30–40 % : hausse de probabilité de mise en œuvre à temps lorsque les femmes participent aux processus de paix.
  • 16 %+ du budget UNESCO 2024 dédié à la priorité Égalité de genre.

Ressources à télécharger

À propos de Dr Marie-Claude Machon-Honoré

  • BPW International main representative to UNESCO & CCNGO-Education 2030 focal point.
  • Past ICNGO Chair & représentante du Comité de liaison ONG-UNESCO au groupe de coordination CCNGO-Éducation 2030 (2017-2022).
  • Engagement continu pour des politiques publiques sensibles au genre, l’éducation tout au long de la vie et la culture de paix.

Retour sur le CA 2025 !

BPW France — Conseil d’Administration

Une belle présence des Clubs pour ce conseil d’administration

Merci à toutes pour votre déplacement, vos échanges et votre engagement. Votre participation active fait progresser la Fédération et inspire vos clubs. Beaucoup d’informations partagées et nous avançons ensemble dans un mouvement solide pour réduire les inégalités.

Pour finir l’année 2025 : « Les décisions changent l’organisation. L’élan collectif change l’impact. » Gardons cet élan : chaque action locale renforce la portée nationale et internationale de BPW France.

Décisions & faits marquants

  • Task force “European President Meeting” validée (candidature France — finalisation du dossier pour novembre 2026) : si vous voulez nous rejoindre, écrivez-nous !
  • Groupe “Statuts” piloté par la Secrétaire Générale : harmonisation avec International/Europe/Fédération/Clubs ; pour contribuer aux relectures ou avis juridiques, contactez-nous.
  • CSW / ONU : projet sur les biais cognitifs avec l’Université d’Aix-Marseille ; groupe de travail constitué (référent Marseille Métropole).
  • AG BPW France : samedi 31 janvier 2026 — 17 bis rue Jenner, Parisprésentiel obligatoire. Indiquez-nous votre présence par retour.
  • Réunions des présidentes : dernier mardi des mois impairs à 19h30 ; prochaine : mardi 25 novembre 2025. Demandez le lien pour vous connecter.

Candidatez avant le 1er décembre 2025 DEADLINE

Les postes ouverts pour l’AG 2026 : Présidente, VP Communication, Trésorière adjointe, Trésorière — la Fédération a besoin de vous.

Postuler par email : bureau@bpw.fr

Décisions & faits marquants

  • Task force “European President Meeting” validée (échéance : novembre 2026).
  • Partenariat national Châteauform’ approuvé à l’unanimité.
  • Groupe “Statuts” : une représentante par club.
  • CSW/ONU : projet scientifique avec AMU.
  • AG 2026 : samedi 31 janvier 2026 — 17 bis rue Jenner, Paris.

WEPs — Rapport 2025

Renforcez votre plaidoyer égalité avec les Women’s Empowerment Principles.

Télécharger le rapport

Agenda & gouvernance

  • AG du 31 janvier 2026 — 17 bis rue Jenner, Paris — présence obligatoire.
  • Congrès à Chypre : BPW France sera présente.
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CSW69 à l’ONU : une délégation marseillaise engagée pour l’égalité femmes-hommes au niveau international

CSW69 à l’ONU : une délégation marseillaise engagée pour l’égalité femmes-hommes au niveau international
CSW69 à l’ONU : une délégation marseillaise engagée pour l’égalité femmes-hommes au niveau international

CSW69 ONU : BPW Marseille agit pour l’égalité femmes-hommes

Une délégation de BPW Marseille Métropole à la 69e session de la Commission de la Condition de la Femme – CSW69, avec le soutien d’a.m.U

La CSW69 ONU est un événement international majeur consacré à l’égalité femmes-hommes. BPW Marseille Métropole y a représenté la voix locale et scientifique avec conviction, à travers une mission stratégique portée avec Aix-Marseille Université (a.m.U).

Télécharger le rapport CSW69 ONU


Un événement mondial pour l’égalité femmes-hommes à la CSW69 ONU

La 69e session de la Commission de la Condition de la Femme des Nations Unies s’est tenue du 10 au 21 mars 2025 au siège de l’ONU à New York. Elle a rassemblé plus de 120 délégations étatiques et près de 6 000 représentants de la société civile. Cette édition marquait les 30 ans de la Déclaration de Pékin et portait sur les freins à l’égalité femmes-hommes dans le monde.

Télécharger le rapport CSW69 ONU


Objectifs de BPW Marseille Métropole à la CSW69 ONU

La délégation marseillaise menée par Mélanie Guillery et Laurence Kerjean avait pour mission de :

  • Mettre en avant les actions locales en faveur de l’égalité femmes-hommes.
  • Promouvoir le projet scientifique de l’équipe d’Isabelle Régner (a.m.U).
  • Militer pour une éducation aux biais cognitifs dès le primaire, obligatoire pour les enseignants.
  • Partager la Déclaration de MarseilleS au pluriel autour du bassin méditerranéen.

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Visibilité et plaidoyer à la CSW69 ONU pour l’égalité

Avec 30 conférences en présentiel, des centaines de femmes rencontrées et un événement parallèle en ligne « Smash Gender Bias », BPW Marseille Métropole a su faire entendre sa voix. La conférence a rassemblé 75 inscrits, 55 participants actifs, et généré plus de 6 000 impressions sur LinkedIn.

Les retombées ont été immédiates : nouveaux contacts internationaux, nouveaux relais académiques, et plusieurs engagements pour amplifier la portée du projet WE4LEAD.


Alliances et coopérations concrètes en faveur de l’égalité femmes-hommes

La délégation a noué des relations stratégiques avec plusieurs figures internationales (BPW International, Fondation Kering, délégations méditerranéennes, chercheuses et militantes). Ces échanges renforcent le positionnement de BPW Marseille sur la scène internationale.

Télécharger le rapport CSW69 ONU


Impact local et engagement durable après la CSW69 ONU

Grâce à cette mission, la page LinkedIn de BPW Marseille a connu une hausse de 36,5 % d’engagement, +4 195 impressions, 27 nouveaux abonnés et 4 nouvelles adhérentes. Une restitution officielle est prévue le 25 mars 2025 au Palais du Pharo à Marseille, jour de l’Equal Pay Day.

Objectif : inscrire les recommandations dans le rapport de progression officiel de la France à la CSW70, et faire avancer la réglementation sur l’éducation aux biais cognitifs sexistes.

Télécharger le rapport CSW69 ONU


En résumé : CSW69 ONU, une voix locale à portée mondiale

BPW Marseille Métropole confirme qu’un engagement local peut porter loin, à condition de s’appuyer sur une vision claire, un réseau structuré et une parole rigoureusement documentée. La CSW69 ONU fut bien plus qu’une participation : une prise de position, une déclaration d’intention, et un appel à agir collectivement pour l’égalité femmes-hommes dans toutes les sphères de la société.

Télécharger le rapport CSW69 ONU

BPW Europe salue la Feuille de route de l’UE pour les droits des femmes – 25 mars 2025

Feuille de route UE droits des femmes : BPW Europe salue un engagement crucial

Une entité de la Région Européenne de BPW International
Fédération Internationale des Femmes Diplômées des Universités et des Femmes d’Affaires
BPW European Coordination aisbl – Association internationale sans but lucratif
N° 0808 805 794 – Rue du Méridien 10, 1210 Bruxelles, Belgique
EU Transparency Register: 836392015840-91 – www.bpw-europe.org


Un soutien affirmé à la feuille de route UE droits des femmes

BPW Europe, ONG militante pour l’égalité de genre et les droits des femmes, accueille avec détermination la publication de la feuille de route UE droits des femmes par la Commission européenne, en date du 25 mars 2025.

Ce document stratégique marque une volonté claire de placer les droits des femmes au cœur du projet européen, à une époque où ces mêmes droits sont menacés dans plusieurs régions du monde. BPW Europe, cofondatrice du Lobby Européen des Femmes, considère cette feuille de route comme une avancée significative pour faire de l’égalité de genre une réalité tangible sur tout le continent.


Une déclaration forte au niveau international

Diana Barragan, Présidente de BPW International, a salué cette initiative européenne :

« L’Europe donne le ton à l’échelle mondiale grâce à cette feuille de route ambitieuse. Elle incarne une volonté d’instaurer une société plus équitable pour toutes les femmes. »

Pour BPW International, cette déclaration ne doit pas rester théorique. L’organisation appelle à une mise en œuvre concrète, mesurable et soutenue. Le plaidoyer mené par BPW continuera, afin de transformer les engagements politiques en réalités vécues par les femmes, aussi bien en Europe qu’ailleurs dans le monde.


Les priorités de la feuille de route UE droits des femmes

La feuille de route définit plusieurs axes prioritaires d’action pour renforcer l’égalité femmes-hommes dans l’Union européenne :

  • Lutte contre les violences basées sur le genre

  • Accès universel à la santé, y compris à la santé sexuelle et reproductive

  • Réduction des écarts salariaux entre les sexes

  • Soutien à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée

  • Amélioration de l’emploi et des retraites pour les femmes

  • Éducation inclusive et parité dans la représentation politique

  • Renforcement des mécanismes institutionnels de protection des droits des femmes

Ces enjeux sont au cœur de l’action de BPW Europe, notamment à travers sa campagne annuelle Equal Pay Day et la publication de rapports de suivi. L’organisation soutient l’alignement des États membres sur ces objectifs ambitieux pour garantir des avancées harmonisées à l’échelle européenne.


De la promesse à l’impact réel

Comme l’a rappelé le Lobby Européen des Femmes, cette feuille de route ne sera efficace que si elle est traduite en actions concrètes, financées et suivies.

Anu Viks, Coordinatrice régionale de BPW Europe, a déclaré : « Nous surveillerons de près la mise en œuvre effective de cette feuille de route, afin que les femmes en Europe voient une amélioration tangible de leurs droits. »

Un tel plan doit être soutenu par des ressources suffisantes, une volonté politique durable et une exigence de résultats mesurables. Car une feuille de route, aussi ambitieuse soit-elle, ne vaut que par son impact réel sur la vie des femmes.


Pour aller plus loin

BPW Europe invite toutes les parties prenantes à consulter sa déclaration complète sur la feuille de route UE droits des femmes :


Télécharger le document officiel (PDF)

Les droits des femmes sont des droits humains. Ils doivent être protégés, renforcés, consolidés. BPW Europe continuera à porter cette voix avec force et détermination.

McDonald’s France : Un géant de la restauration au service de la transition durable

McDonald’s France :
Un géant de la restauration au service de la transition durable

Avec près de 2 millions de clients servis chaque jour, McDonald’s France ne peut ignorer son impact. En 2022, l’enseigne dévoile un Rapport d’Impact riche, chiffré, et profondément tourné vers l’avenir. Une lecture essentielle pour comprendre comment un leader mondial assume son rôle de locomotive dans les transitions écologiques, sociales et économiques.

Télécharger le Rapport d’Impact 2022 : Consulter le rapport complet

McDonald’s et la transition agricole : un partenariat avec 30 000 exploitations françaises

McDonald’s France travaille avec près de 30 000 exploitations agricoles françaises. En lançant sa Stratégie Filières Durables (SFD), l’entreprise renforce son rôle de partenaire actif du monde agricole. L’objectif est d’accompagner la transition vers une agriculture plus régénérative, plus sobre, et plus transparente.

Le McDonald’s AgriTour a sillonné la France pour co-construire la feuille de route 2030 avec les agriculteurs. Le projet ARA-Blé, pionnier en agroforesterie, associe 40 agriculteurs dans une expérimentation grandeur nature.

Télécharger les données agricoles et les actions menées : Accéder au rapport

McDonald’s face au climat : une stratégie pour la neutralité carbone à horizon 2050

Depuis 2005, McDonald’s France mesure régulièrement son empreinte carbone. En 2022, l’enseigne s’engage à réduire de 35 % ses émissions de gaz à effet de serre par transaction d’ici 2030. Des projets comme Pâturond, sur le stockage de carbone dans les prairies, ou l’expérimentation de l’agriculture régénérative dans la filière blé, illustrent cette volonté de transformation.

    Chiffres clés :
  • 3 millions de tonnes de CO₂e émises par an
  • 10 % des émissions sont dues aux restaurants, 90 % aux achats et transports

Consultez l’intégralité de la stratégie climat : Télécharger le rapport 

Qualité, nutrition et transparence au menu

McDonald’s France ne se contente plus de nourrir, elle informe, certifie et innove. En 2022 :

  • 64 % des produits évalués obtiennent un Nutri-Score A, B ou C
  • Des burgers Nutri-Score A sont lancés (une première mondiale pour un burger au bœuf)
  • Le menu Happy Meal continue d’évoluer vers plus de fruits, de produits sans additifs et d’origine française

Voir l’évolution nutritionnelle et les engagements : Consulter le rapport

Économie circulaire : tri, réutilisation et zéro diesel

L’année 2022 marque une avancée historique : la généralisation de la vaisselle réutilisable dans tous les restaurants accueillant plus de 20 personnes. Objectif : moins d’emballages, plus de circularité.

  • 15 000 tonnes de carton collectées
  • 6 000 tonnes d’huiles transformées en biocarburant
  • 41 % de la flotte de camions roulant au B100 (biocarburant issu de ces huiles usagées)

Consulter la feuille de route économie circulaire : Consulter le rapport

Sobriété énergétique : des résultats concrets
    Face aux tensions énergétiques de 2022, McDonald’s a renforcé sa stratégie de sobriété énergétique :
  • 5 % de consommation d’électricité et gaz en moins par rapport à 2019
  • Plus de 1 400 référents EcoProgress formés
  • Plus de 100 écogestes intégrés dans chaque restaurant

Certaines initiatives locales font également la différence : dans certains établissements, les glaçons fondus sont désormais utilisés pour l’arrosage des plantes.

Télécharger le détail des actions énergétiques : Consulter le rapport

Inclusion, formation et impact social
    McDonald’s France, c’est aussi un employeur engagé :
  • Plus de 78 000 salariés
  • 86 % ont moins de 30 ans
  • 82 % des managers ont commencé comme équipiers

L’entreprise mise sur la formation continue, l’égalité des chances et l’inclusion. Les parcours internes sont valorisés, les CFA sont dynamiques, et les passerelles métiers nombreuses.

Voir l’évolution nutritionnelle et les engagements : Consulter le rapport

En résumé : une ambition collective

« Répondre aux attentes d’aujourd’hui et anticiper les exigences de demain »
Jacques Mignault, PDG McDonald’s France

Ce Rapport d’Impact 2022 est une invitation à la transparence, au dialogue et à l’action. Il montre comment une entreprise géante peut aussi faire preuve d’agilité et de conscience.

Télécharger le Rapport d’Impact complet (PDF) : Cliquez ici pour le consulter

BPW International participe au projet « Danse et Paix en Partage » 2024

Danse & paix en partage 2024

BPW International participe au projet « danse et paix en partage » 2024

L’édition 2024 de la célébration de la journée internationale de la paix organisée par un collectif d’ONG partenaires de l’UNESCO dont BPW International  sur le thème « Danse et Paix en partage »  a mis en lumière la danse comme  vecteur d’inclusion et de paix.

Cet évènement qui a eu lieu au siège de l’UNESCO à Paris le 24 septembre 2024, en  co-production avec   l’AAFU (Association des Anciens Fonctionnaires de l’UNESCO), a reçu le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO  (voir l’ article dans la newsletter de la Commission nationale), et le soutien du  Comité de liaison ONG-UNESCO.

La session d’ouverture a réuni  le Secrétaire général de la Commission nationale française, des experts de l’UNESCO  de la Culture de Paix dont  l’ADG PAX M  Firmin Edouard Matoko et M David Adams (AAFU) ainsi que la représentante du secteur Education pour la Paix  et la Citoyenneté Mondiale, le chorégraphe Jonathan Hollander fondateur de Battery Dance et créateur du projet Dancing to connect,  en présence d’un public divers ,venu nombreux , issu de la société civile ( universitaires, étudiant.e.s, ONG ) et  de délégations,  engagé pour la paix  autour de cet art universel qu’est la danse. En utilisant la danse pour rapprocher les cultures et encourager le dialogue interculturel, cet événement, co-organisé par  BPW International, a célébré l’unité et la diversité dans la promotion de  la paix.

BPW International et la célébration de la danse en 2024

Cette initiative a pour objectif de promouvoir la paix à travers la culture, en utilisant la danse comme un langage universel de communication. Depuis 2012, le collectif d’ONG engagé dans cette initiative célèbre chaque année la journée internationale de la paix avec des événements culturels, inclusifs et intergénérationnels dans le monde entier. En 2024, le projet s’articule autour de la danse, en combinant identité artistique et diversité culturelle. En invitant des groupes de danse à participer en envoyant des vidéos et photos de leurs chorégraphies, le projet vise à créer un espace d’échange artistique pour la paix.

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La danse comme langage universel

Lors de la Journée Internationale de la paix 2024, la danse a été mise en avant comme un puissant outil pour promouvoir l’unité à l’échelle mondiale. Cet art, universel et accessible, a la capacité de briser les barrières culturelles tout en renforçant les liens humains. L’événement, soutenu par BPW International, a illustré comment la danse peut favoriser la coopération internationale à travers le dialogue interculturel.

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BPW International : Promouvoir la paix grâce à la danse

BPW International, à travers son engagement pour l’égalité des genres, a joué un rôle clé dans cet événement. En mettant en avant l’autonomisation des femmes, BPW continue de promouvoir la paix à l’échelle mondiale. Lors de l’événement, Marie-Claude Machon-Honoré, présidente du Comité de Liaison des ONG de l’UNESCO, a souligné l’importance de l’égalité dans la construction d’un avenir pacifique et inclusif.

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La diversité culturelle exprimée par la danse

L’événement a également mis en avant la diversité culturelle à travers des performances de danse provenant de différents pays. Des initiatives venant de BPW Jeju, du Brésil et de la Thaïlande ont montré comment la danse peut être utilisée pour célébrer les différences tout en unissant les peuples. Ce mélange de cultures a permis de démontrer la force de la diversité dans la promotion d’une paix durable.

Des performances culturelles qui inspirent

Ces contributions ont permis de célébrer la richesse de la diversité culturelle tout en favorisant une meilleure compréhension entre les peuples. Cet échange artistique a prouvé que la paix peut être cultivée à travers des pratiques créatives qui engagent le cœur et l’esprit.

Vers l’avenir : Un engagement continu pour la paix

Cette célébration fait partie d’un engagement plus large de BPW International et de ses partenaires. Ils visent à promouvoir des initiatives culturelles qui favorisent la paix. L’événement de 2024 marque un jalon important pour sensibiliser le public mondial à l’importance de bâtir un monde fondé sur l’égalité et la coopération. BPW continuera de jouer un rôle actif dans les initiatives internationales à venir, comme MONDIACULT 2025 à Barcelone, pour promouvoir la paix et l’égalité à travers la culture.

Une vidéo  mosaïque  produit par  l’artiste Claude Yvans  de l’AIEP  a été postée sur le site et  a rassemblé en amont de la célébration de la Journée Internationale de la Paix, les contributions de groupes de danses du monde entier dont celles  de BPW Jeju Danse des Plongeuses Haeneyo dont la tradition de plonger en apnée a été inscrite par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine immatérielle en 2016 ), de BPW Brésil et  de BPW Thaïlande.

Ces contributions ont permis de célébrer la richesse de la diversité culturelle tout en favorisant une meilleure compréhension entre les peuples. Les débats riches  qui ont eu  lieu entre les différents panélistes de la session d’ouverture de l’évènement du 24 septembre en salle IX  , UNESCO- Fontenoy,  modérée par Marie-Claude Machon-Honoré comme  la première table ronde  « La paix dans tous ses états »  ainsi que la deuxième table ronde sur les récits inspirants des actions des ONG sur la culture de Paix, suivis  des  échanges avec  le public,  ont démontré que  la paix peut-être cultivée à travers des pratiques créatives et culturelles  comme la danse, contribuant ainsi au Vivre Ensemble.

SHARING DANCE FOR PEACE (Version 2024)

Plateforme EGER

BPW  lance un appel à projet sur la plateforme EGER

Lancée en novembre 2023 lors de la 42e session de la Conférence générale de l’UNESCO, la plateforme mondiale pour l’égalité des genres dans et par l’éducation, connue sous le nom de EGER (Evidence for Gender and Education Resource), joue un rôle crucial dans la promotion de l’égalité des genres à travers des initiatives éducatives. Voici un aperçu des objectifs de la plateforme, des résultats attendus et des étapes pour enregistrer un projet.

Objectifs attendus de la platforme EGER

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Responsabiliser

Fournir aux acteurs de l’éducation des données et des preuves nécessaires pour tenir les partenaires responsables de leurs engagements en matière d’égalité des genres. Cela permet de s’assurer que les initiatives sont alignées avec les objectifs globaux et les engagements internationaux.

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Agir

Encourager les leaders et les décideurs à adopter des mesures proactives et transformantes pour surmonter les principaux obstacles à l’égalité des genres. La plateforme offre des outils et des ressources pour soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de politiques efficaces.

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Apprendre

Documenter, évaluer et partager des solutions et des apprentissages à fort impact pour améliorer l’égalité des genres dans le domaine éducatif. EGER facilite l’échange de bonnes pratiques et de connaissances qui peuvent être appliquées dans différents contextes et régions.

Enregistrement des projets BPW sur la plateforme EGER

Les membres de BPW peuvent enregistrer leurs projets d’autonomisation des filles et des femmes dans et par l’éducation sur EGER en suivant ces étapes :

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Création d’un compte

Rendez-vous sur le site EGER et créez un compte. Lors de l’inscription, choisissez BPW comme organisation pour l’association correcte de votre projet. Ensuite, accédez à l’interface pour ajouter un programme en fournissant les détails nécessaires.

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Saisie des informations

Après avoir créé votre compte, accédez à l’interface pour ajouter un programme en cliquant sur « ajouter un programme ». Vous devrez fournir des détails sur votre projet, y compris les objectifs, les activités prévues, et les résultats escomptés.

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Validation et suivi

Une fois que vous avez soumis votre projet, il sera examiné par les modérateurs de la plateforme. Vous recevrez des mises à jour régulières sur le statut de votre projet ainsi que sur ses progrès et son impact, vous permettant ainsi de suivre son évolution en temps réel

Pour toute assistance supplémentaire, n’hésitez pas à contacter les responsables de la plateforme ou votre représentante BPW International à l’UNESCO, Marie-Claude Machon-Honoré.

La plateforme joue un rôle crucial en fournissant des outils pour la gestion des projets, en facilitant le partage des meilleures pratiques, et en offrant des ressources pour évaluer et améliorer l’impact des initiatives. Elle permet également aux organisations, comme BPW, de rendre compte de leurs projets et de collaborer au niveau mondial pour atteindre les objectifs communs en matière d’égalité des genres.

Voir la vidéo Youtube " Global Platform for Gender Equality, in and through Education"