Les biais cognitifs qui fabriquent encore le gender pay gap et le care gap

Pour en finir avec les écarts de salaire, de carrière et de charge domestique entre femmes et hommes

Le débat public commet souvent la même erreur : il traite l’écart salarial et l’écart de care comme deux problèmes distincts. D’un côté, il y aurait le marché du travail, la rémunération, les promotions et les négociations. De l’autre, la famille, l’organisation du foyer, la charge parentale et le soin aux proches. Or les travaux réunis autour de l’audition d’Isabelle Régner au Sénat, ainsi que plusieurs études académiques et rapports internationaux récents, montrent une tout autre réalité : ces deux écarts sont en fait produits par un même système de biais cognitifs, de normes de genre et de routines institutionnelles.

Autrement dit, les inégalités ne viennent pas d’abord d’un manque d’ambition féminin ou d’une supposée préférence naturelle des femmes pour le care. Elles naissent au croisement de raccourcis mentaux ordinaires et d’organisations qui les laissent agir sans correction. On associe spontanément la science, l’autorité, la disponibilité et le leadership au masculin. On associe tout aussi spontanément le soin, l’écoute, la maternité, la flexibilité et la responsabilité familiale au féminin. Ces associations paraissent banales. Elles sont pourtant redoutablement efficaces. Elles façonnent l’orientation scolaire, les évaluations de compétence, l’accès à l’emploi, le niveau de salaire proposé, la promotion, la négociation, puis la répartition du travail domestique.

Ce que l’on observe Ce que l’on croit expliquer Ce que montrent les recherches
Les femmes gagnent moins Elles négocient moins, interrompent davantage leur carrière, choisissent des emplois plus flexibles Les comportements de négociation, les trajectoires et la flexibilité sont eux-mêmes structurés par des stéréotypes, des sanctions sociales et des contraintes de care inégalement distribuées
Les femmes assurent plus de care Elles seraient plus altruistes ou plus disposées au soin Les normes de genre assignent davantage le care aux femmes et déplacent sur elles le coût d’ajustement familial
Les hommes progressent plus vite Ils seraient plus compétents, plus disponibles ou plus affirmés À qualifications égales, les hommes sont souvent perçus comme plus compétents, plus prometteurs et plus « naturels » dans les rôles d’autorité

Le point décisif, formulé avec force lors du compte rendu du Sénat, est que les stéréotypes de genre sont des raccourcis cognitifs. Ils simplifient le réel, mais ils simplifient mal. Isabelle Régner rappelle que ces associations se construisent tôt, deviennent automatiques et peuvent ensuite contaminer la performance comme l’évaluation. Penser « sciences = masculin » et « soin = féminin » n’est pas une opinion isolée : c’est une structure mentale diffuse qui agit sur les individus, les jurys, les recruteurs, les managers, les collègues, les familles et les institutions.

Les écarts femmes-hommes ne relèvent donc pas uniquement de décisions individuelles. Ils résultent aussi d’un environnement qui rend certaines décisions plus probables, plus légitimes et plus coûteuses selon le sexe de la personne qui les prend.

Le premier moteur : la compétence est perçue comme masculine

Une première famille de biais concerne la lecture de la compétence. Dans l’audition du Sénat, il est rappelé que les domaines scientifiques et technologiques sont spontanément associés au masculin, tandis que les domaines du soin et des sciences humaines sont davantage associés au féminin. Cette association a des effets matériels. Elle modifie la perception que nous avons d’une candidate ou d’un candidat avant même toute preuve réelle.

L’étude de Moss-Racusin et al., popularisée par Yale, est devenue emblématique parce qu’elle isole précisément ce mécanisme. Des scientifiques ont évalué un dossier strictement identique, auquel seul le prénom changeait. Le candidat perçu comme homme a été jugé plus compétent, plus facilement recruté, plus mentorable, et s’est vu attribuer une proposition salariale supérieure d’environ 4 000 dollars. Le résultat est fondamental pour comprendre le pay gap : une partie de l’écart ne se forme pas seulement en fin de carrière, mais dès l’entrée dans la chaîne d’évaluation.

Ce type de biais ne se limite pas à la science académique. Il se retrouve partout où la compétence est confondue avec des signaux codés au masculin : la confiance affichée, l’aisance à se vendre, l’assurance oratoire, la disponibilité totale, la capacité à paraître « faite pour le poste ». Ce sont des jugements sociaux présentés comme des constats objectifs. Or ils reposent souvent sur une grammaire implicite du mérite qui avantage les hommes parce qu’elle leur ressemble davantage.

Le cadre théorique le plus utile pour comprendre ce phénomène reste la théorie de l’incongruité des rôles d’Eagly et Karau. Selon cette perspective, les femmes subissent un double préjudice : elles sont jugées moins naturellement adaptées aux rôles de leadership, et leurs comportements de leadership sont évalués moins favorablement quand elles les adoptent effectivement. Cela signifie qu’une femme peut être pénalisée avant d’avoir accédé au pouvoir, puis à nouveau une fois qu’elle exerce ce pouvoir.

Le deuxième moteur : le backlash punit les femmes quand elles font « ce qu’il faut » pour réussir

On répète souvent aux femmes qu’il faudrait être plus assertives, négocier davantage, se montrer ambitieuses, prendre leur place. Mais cet impératif oublie un point essentiel : les mêmes comportements ne sont pas interprétés de la même manière selon le sexe de la personne qui les adopte.

L’audition du Sénat insiste sur l’effet de backlash. Dans les expérimentations évoquées, un homme perçu comme assertif et compétitif est jugé compétent et charismatique. Une femme adoptant exactement le même comportement risque d’être perçue comme agressive, autoritaire, peu coopérative ou difficile à manager dans la durée. Les travaux d’Amanatullah et Morris prolongent ce constat dans le domaine de la négociation salariale : les femmes ajustent leur stratégie lorsqu’elles anticipent une sanction sociale pour avoir violé les attentes de genre.

Ce point est capital pour tout article sérieux sur le pay gap. Si une femme revendique fortement une augmentation, elle peut être pénalisée pour son assertivité. Si elle ne revendique pas, on lui reprochera ensuite de ne pas avoir demandé. Le système produit donc une double contrainte : être plus visible expose à la sanction, être moins visible expose à l’effacement.

Situation Homme Femme
Il/Elle se montre ambitieux/se Ambition, leadership, potentiel Risque accru d’être jugée agressive, « trop » politique, peu collaborative ou autoritaire
Il/Elle négocie son salaire Comportement perçu comme normal ou stratégique Comportement plus facilement interprété comme déplaisant, déplacé ou intéressé

Il faut donc cesser d’expliquer l’écart salarial par une formule simpliste du type « les femmes ne demandent pas assez ». La vraie question est la suivante : quel est le coût social de la demande selon le sexe de la personne qui la formule ? Tant que ce coût restera différentiel, le conseil individuel ne suffira pas.

Le troisième moteur : la maternité est traitée comme un risque, la paternité comme un signal positif

Le care gap ne commence pas à la maison ; il commence dans les représentations que les organisations se font de la disponibilité future des femmes et des hommes. La littérature sur la motherhood penalty, synthétisée par le Gender Action Portal de Harvard, montre que les mères subissent des pénalités en matière de recrutement, de salaire d’entrée et de compétence perçue, tandis que les pères peuvent au contraire bénéficier d’un bonus symbolique lié à leur statut parental.

Cette asymétrie révèle une logique profonde. L’homme parent est souvent lu comme plus stable, plus responsable, plus investi dans son rôle de soutien économique. La femme parent, elle, est plus facilement soupçonnée d’une disponibilité réduite, d’un engagement fragilisé ou d’une priorité désormais déplacée vers la sphère domestique. Le problème ne réside donc pas seulement dans la présence d’enfants, mais dans la traduction genrée de cette présence.

Ce mécanisme explique pourquoi le pay gap et le care gap se nourrissent mutuellement. Si les organisations anticipent que les femmes feront davantage de care, elles leur offrent moins de salaire, moins de mentorat, moins de trajectoires ascendantes. Puis, parce que ces femmes gagnent effectivement moins, il devient économiquement « rationnel » dans le couple qu’elles réduisent davantage leur temps de travail en cas d’arrivée d’un enfant. Le biais initial produit ainsi une apparence de choix libre.

Le quatrième moteur : le care non rémunéré détourne les femmes vers les emplois les moins payants et les moins promouvables

Les rapports de l’OCDE et du gouvernement écossais permettent de sortir d’une approche strictement psychologique pour montrer comment les normes de genre s’incarnent dans les trajectoires professionnelles. L’OCDE souligne que les écarts de travail rémunéré et non rémunéré sont alimentés par des normes de genre, des stéréotypes, des barrières structurelles, des biais et des discriminations. Le rapport insiste également sur un constat robuste : l’emploi des femmes est beaucoup plus sensible que celui des hommes au nombre d’enfants et à l’âge du plus jeune enfant.

La revue de littérature écossaise prolonge cette analyse avec des conclusions très directement mobilisables. Les responsabilités de care non rémunéré réduisent les revenus, entraînent davantage de baisse d’heures, de sorties du temps plein, de renoncements aux promotions et de redirections vers des emplois plus flexibles mais moins progressifs, avec des effets plus marqués pour les femmes. Là encore, le mécanisme central n’est pas une préférence féminine abstraite, mais l’effet combiné de normes sociales et d’institutions insuffisamment compensatrices.

Tant que les organisations traiteront la flexibilité comme une concession accordée à des trajectoires féminines « particulières », et non comme une norme générale de soutenabilité du travail, le care continuera à coûter plus cher aux femmes qu’aux hommes.

Ce point permet de corriger une mauvaise lecture fréquente. Il ne suffit pas de constater que les femmes occupent davantage d’emplois flexibles ou à temps partiel pour conclure qu’elles les préfèrent. Il faut demander pourquoi, dans une société donnée, ce sont elles qui absorbent prioritairement les ajustements domestiques, et pourquoi ces ajustements sont si peu socialisés.

Le cinquième moteur : le déni de discrimination entretient la discrimination

L’un des résultats les plus importants pour l’action publique et managériale est peut-être le moins intuitif. L’audition du Sénat mentionne des travaux selon lesquels les biais de genre peuvent être plus prononcés chez les évaluateurs convaincus que les discriminations ont disparu. L’article de Begeny et al. dans Science Advances confirme cette idée : dans certaines professions, celles et ceux qui pensent que le problème n’existe plus sont parmi les plus susceptibles de perpétuer le biais.

Pourquoi ce résultat est-il si important ? Parce qu’il montre que l’idéologie du « tout va déjà beaucoup mieux » peut devenir un mécanisme de blocage. Lorsqu’une organisation se croit post-discriminatoire, elle ne documente plus ses écarts, n’interroge plus ses routines, n’ose plus corriger ses critères et traite toute alerte comme une exagération. Le biais gagne alors une protection supplémentaire : l’invisibilité.

Cette invisibilité est d’autant plus dangereuse qu’elle se combine avec des biais linguistiques plus subtils. Le compte rendu du Sénat rappelle par exemple que les lettres de recommandation valorisent souvent chez les hommes la brillance et l’exceptionnalité, alors qu’elles soulignent chez les femmes le sérieux, la rigueur et le travail. On continue ainsi à louer les femmes, mais selon un vocabulaire qui les place moins spontanément du côté du génie, de la vision, du potentiel exceptionnel ou de la promotion rapide.

Ce que cela change dans notre manière de raisonner

Si l’on assemble ces résultats, un raisonnement fort apparaît. Le gender pay gap n’est pas seulement un écart de salaire. C’est la trace monétaire d’une chaîne d’inférences et d’arrangements sociaux. Le care gap n’est pas seulement un déséquilibre domestique. C’est le bras logistique du même système. Les deux écarts avancent ensemble parce qu’ils sont fabriqués par une même architecture mentale et institutionnelle.

Le raisonnement causal peut se formuler ainsi. Des stéréotypes associent l’autorité, la science, la disponibilité et la valeur marchande au masculin ; ils associent le soin, la flexibilité et la responsabilité familiale au féminin. Ces stéréotypes biaisent l’évaluation de la compétence, du potentiel et de la rémunération dès le recrutement. Ils sanctionnent ensuite les femmes lorsqu’elles adoptent les conduites considérées comme payantes pour réussir, comme l’assertivité ou la négociation. Ils font enfin peser sur elles la plus grande part du travail domestique et parental, ce qui les dirige vers des arbitrages professionnels plus coûteux. Le résultat final ressemble à une somme de choix individuels ; en réalité, il s’agit d’une production sociale de la contrainte.

Comment réduire réellement les pourcentages d’écart

La conséquence pratique est claire : on ne réduira pas durablement les écarts avec de simples messages d’encouragement du type « osez davantage ». Il faut agir sur les moments où le biais s’insère dans la décision. L’expérience relatée au Sénat à Aix-Marseille Université est ici instructive. Les comités de sélection ont été confrontés à des données sexuées sur leur vivier, à des tests d’associations implicites, à des synthèses de résultats scientifiques et à des supports rendant les biais visibles dans la discussion collective. Selon le compte rendu, la part de femmes recrutées comme professeures des universités y est passée de 14 % à 50 %.

Ce résultat invite à distinguer deux types de réponses. Les premières sont symboliques : rappeler l’importance de l’égalité, afficher des engagements, célébrer des rôles modèles. Elles ne sont pas inutiles, mais elles sont insuffisantes. Les secondes sont procédurales : modifier les dispositifs d’évaluation, d’organisation et de répartition du care. Ce sont elles qui font baisser les pourcentages.

Niveau d’action Ce qu’il faut changer Pourquoi cela réduit le biais
Recrutement Grilles d’évaluation explicites, salaires d’entrée encadrés, justification écrite des écarts, viviers sexués visibles Réduit la place des inférences implicites sur la compétence et le « potentiel »
Promotion Critères publiés, traçabilité des décisions, revue des lettres et appréciations de performance Empêche que le vocabulaire de la brillance soit réservé aux hommes et le vocabulaire du sérieux aux femmes
Négociation salariale Fourchettes transparentes, augmentation standardisée, revue ex post des écarts Neutralise une partie du coût social différentiel de l’assertivité
Organisation du travail Droit réel à la flexibilité pour tous, réunions compatibles avec la vie familiale, mesure du temps invisible Évite que la flexibilité soit un stigmate féminin et un frein de carrière
Parentalité et care Congés parentaux mieux partagés, garde formelle accessible, dispositifs pour aidants Réduit la spécialisation domestique qui alimente ensuite le pay gap
Culture managériale Formation courte mais répétée, appui sur données locales, suivi des résultats Rend les biais visibles y compris chez les équipes convaincues d’être déjà équitables

En pratique, une stratégie crédible de réduction des écarts devrait reposer sur cinq principes. Premièrement, objectiver : sans données sexuées à chaque étape, les biais restent niés. Deuxièmement, standardiser : plus une décision est informelle, plus elle absorbe les stéréotypes. Troisièmement, dégenrer la disponibilité : il faut cesser de récompenser comme norme neutre un modèle masculin de présence continue. Quatrièmement, socialiser le care : développer les services, les congés partagés et les droits effectifs réduit mécaniquement le coût du care porté par les femmes. Cinquièmement, surveiller les effets, car une politique d’égalité sans indicateurs ne corrige rien durablement.

Faire disparaître les situations discriminantes ou limitantes : la vraie ambition

L’objectif ne doit pas être seulement de « réduire un peu » les écarts. Il doit être de faire disparaître les situations discriminantes ou limitantes chaque fois que cela dépend d’une décision humaine ou organisationnelle. Cela suppose de changer la question posée. Au lieu de demander : « Pourquoi les femmes n’occupent-elles pas encore la même place ? », il faut demander : « À quels moments notre système interprète-t-il différemment la même compétence, la même ambition, la même parentalité ou la même disponibilité selon qu’elles sont incarnées par une femme ou par un homme ? »

Une fois cette question posée sérieusement, l’égalité cesse d’être une affaire de bonne volonté individuelle. Elle devient une question de design institutionnel. Les biais cognitifs ne disparaîtront jamais complètement de l’esprit humain. En revanche, on peut bâtir des procédures, des règles et des environnements qui les court-circuitent, les ralentissent ou les rendent coûteux pour l’organisation qui les laisse agir.

C’est là que se joue la transformation réelle. Une société plus égalitaire n’exige pas des femmes qu’elles s’adaptent indéfiniment à un ordre biaisé. Elle exige des institutions qu’elles cessent de confondre le masculin avec la compétence, le féminin avec le care, la disponibilité totale avec le mérite, et la cécité aux discriminations avec la preuve de l’égalité.

Equal Pay Day 2025 : pourquoi la France l’a situé au 25 mars, et ce que l’Europe nous apprend pour aller plus vite

Égalité salariale femmes-hommes 2025 — chiffres et infographie BPW France
Égalité salariale femmes-hommes 2025 — chiffres et infographie BPW France

Le 25 mars 2025 n’est pas une date symbolique choisie au hasard. C’est, dans le débat public sur l’égalité professionnelle, la date retenue pour matérialiser l’Equal Pay Day en France à partir d’un écart de rémunération de 23,5 % entre les femmes et les hommes dans le secteur privé, tel que publié par l’Insee pour 2022. Autrement dit, si l’on transpose cet écart en temps de travail, les femmes doivent travailler une partie de l’année suivante pour atteindre le revenu salarial annuel perçu par les hommes l’année précédente. L’intérêt de l’Equal Pay Day est précisément là : rendre visible, par une date, ce qu’un pourcentage laisse souvent abstrait.

Cette pédagogie de la date a aussi une portée politique. Elle permet de relayer un communiqué de presse, de créer un repère simple dans l’espace médiatique et de rappeler que l’inégalité salariale ne se résume pas à une différence de paie « à poste égal ». Elle recouvre également des inégalités de temps de travail, de progression de carrière, de concentration dans certains métiers, d’accès aux postes les plus rémunérateurs et, au bout de la chaîne, de niveau de pension. Le rapport européen de BPW insiste d’ailleurs sur cette approche globale : l’enjeu n’est pas seulement le gender pay gap horaire, mais aussi le gender overall earnings gap et le pension gap, qui mesurent l’accumulation des inégalités tout au long de la vie professionnelle.

D’où vient l’Equal Pay Day ?

L’Equal Pay Day s’inscrit dans une histoire militante ancienne. Selon BPW Europe, la campagne est initiée aux États-Unis en 1988 par les membres américaines de BPW sous le nom de Red Purse Campaign, afin de rendre visible le « manque à gagner » des femmes. Cette mobilisation s’inscrit elle-même dans un temps plus long, hérité des combats menés dès les années 1960 autour de l’Equal Pay Act signé en 1963 aux États-Unis. La campagne a ensuite été introduite en Europe par BPW Germany en 2008, avant d’être relayée à partir de 2009 dans plusieurs pays, dont la France. BPW France rappelle, de son côté, que l’Equal Pay Day a été institutionnalisé aux États-Unis en 1996 avec le National Committee on Pay Equity et que la première édition française a été lancée en 2009.

L’Equal Pay Day ne désigne donc pas un « jour mondial » fixé une fois pour toutes, mais une traduction calendaire d’un écart de rémunération. Sa date varie selon le niveau d’écart retenu et selon la méthode utilisée dans chaque pays.

Comment la date du 25 mars 2025 a été calculée pour la France

En France, la méthode retenue a été la suivante : appliquer l’écart salarial de 23,5 % publié par l’Insee au nombre de jours ouvrés de l’année 2024, soit 252 jours ouvrés. Le calcul donne 59,22 jours, ce qui conduit à retenir le 60e jour ouvré de l’année 2025, soit le 25 mars 2025.

Élément du calcul Valeur retenue
Nombre de jours ouvrés en 2024 252
Écart salarial femmes-hommes retenu 23,5 %
Résultat du calcul 59,22 jours
Arrondi opérationnel 60e jour ouvré
Date obtenue en 2025 25 mars 2025

Cette méthode présente deux avantages. Le premier est sa lisibilité : un pourcentage devient une date, donc un message immédiatement compréhensible. Le second est sa cohérence avec la logique militante de l’Equal Pay Day : il s’agit de montrer combien de jours supplémentaires les femmes doivent travailler pour atteindre le revenu des hommes.

Mais cette pédagogie suppose aussi une clarification méthodologique importante. L’Insee distingue en effet plusieurs niveaux d’écart. Dans le secteur privé en 2022, le revenu salarial moyen des femmes est inférieur de 23,5 % à celui des hommes ; à temps de travail identique, l’écart tombe à 14,9 % ; et à poste comparable, chez le même employeur, il est ramené à 4,0 %. Le chiffre de 23,5 % ne mesure donc pas uniquement une discrimination salariale à poste égal : il agrège aussi les différences de volume de travail, de temps partiel, de ségrégation professionnelle et de trajectoires de carrière.

C’est précisément ce qui rend ce chiffre politiquement utile pour l’Equal Pay Day. Car si l’on veut parler de revenu réellement perçu sur une année, et non seulement de salaire horaire à poste comparable, l’écart de 23,5 % dit quelque chose de fondamental : les inégalités se construisent avant la fiche de paie, dans la distribution du travail rémunéré, dans l’orientation des carrières et dans la charge inégale du travail domestique et parental.

Ce que l’Equal Pay Day dit de la situation française

La France dispose d’un cadre juridique ancien sur l’égalité salariale, mais l’écart persiste. L’Insee souligne qu’il s’explique en grande partie par le moindre volume de travail annuel des femmes, plus souvent à temps partiel ou moins présentes toute l’année en emploi, mais aussi par la répartition genrée des métiers, la concentration dans des secteurs moins rémunérateurs et un accès plus limité aux postes les mieux payés. L’institution montre également que les écarts se creusent davantage chez les parents, et particulièrement pour les mères.

La France n’est donc pas confrontée à un problème unique, mais à une chaîne d’inégalités. Se focaliser seulement sur le « salaire pour un même poste » est nécessaire en droit, mais insuffisant en politique publique. C’est d’ailleurs l’une des limites régulièrement pointées dans les débats sur l’index de l’égalité professionnelle : l’outil a permis d’installer une culture de la mesure, mais il ne suffit pas à lui seul à corriger les mécanismes structurels qui produisent l’écart.

Le rapport BPW Europe rappelle à ce titre que la transparence salariale doit s’accompagner de sanctions effectives, d’un meilleur suivi statistique, de procédures de correction dans les entreprises et d’une réflexion plus large sur l’organisation du travail et de la parentalité. BPW France défend d’ailleurs plusieurs orientations de ce type : rétablir un suivi annuel robuste des écarts, appliquer les pénalités financières prévues, mieux conditionner l’accès à la commande publique et promouvoir les démarches certifiées en matière d’égalité professionnelle.

Ouvrir le regard : ce que montrent les autres pays d’Europe

À l’échelle européenne, la comparaison invite à la nuance. La Commission européenne indique que les femmes gagnaient en moyenne 12 % de moins par heure que les hommes dans l’UE en 2023, mais que le gender overall earnings gap demeurait beaucoup plus élevé, à 36,7 %, signe que l’écart ne se joue pas seulement sur le salaire horaire mais aussi sur le volume d’heures rémunérées et sur l’accès à l’emploi. La Commission met aussi en garde contre une lecture trop rapide des classements : un faible écart horaire ne signifie pas toujours une égalité réelle plus avancée, notamment si les femmes sont moins nombreuses sur le marché du travail.

Pays ou ensemble Indicateur mentionné Ce qu’il faut retenir
Union européenne 12 % d’écart horaire en 2023 ; 36,7 % d’overall earnings gap L’inégalité se lit à plusieurs niveaux, pas seulement sur le taux horaire
Belgique 0,7 % d’écart horaire harmonisé en 2023 Très bon résultat comparatif, mais avec une attention nécessaire aux méthodes de calcul
Luxembourg Moins de 5 % selon la Commission ; 0,7 % dans le rapport BPW 2024 Pays de référence dans les comparaisons européennes
Espagne Congés parentaux de plus en plus égalisés ; 16 semaines rémunérées et non transférables pour chaque parent depuis 2021 Un levier fort sur le partage du care et des trajectoires de carrière
Islande Standard de certification de l’égalité salariale et amendes en cas de non-conformité Un modèle d’obligation probatoire et de contrôle
Allemagne Droit d’accès à l’information salariale dans certaines entreprises La transparence devient un droit actionnable

Le cas de la Belgique est particulièrement intéressant pour la discussion publique française. Selon Statbel, l’écart salarial harmonisé au niveau européen n’y était plus que de 0,7 % en 2023, ce qui place le pays juste derrière le Luxembourg. Mais la source belge rappelle aussi que la méthode Eurostat aboutit à des écarts plus faibles que d’autres approches, et que l’écart serait plus élevé si l’on ajustait davantage certaines heures de travail, notamment dans l’enseignement. Autrement dit, la Belgique montre qu’un très bon score horaire est possible, mais elle rappelle aussi qu’aucun indicateur unique ne suffit.

L’Espagne fournit probablement l’un des exemples les plus directement transposables à la France. Le rapport BPW souligne le choix espagnol de faire progresser rapidement le congé paternité, jusqu’à parvenir à 16 semaines rémunérées, égales et non transférables pour chaque parent. Cette architecture est décisive. Elle agit non seulement sur le partage du soin aux enfants, mais aussi sur les anticipations des employeurs : si le coût potentiel de la parentalité est réparti entre femmes et hommes, la pénalité professionnelle attachée à la maternité peut diminuer.

L’Islande, de son côté, illustre une logique plus contraignante. Dès 2012, le pays a développé avec les partenaires sociaux un Equal Pay Standard comparable à une norme de management ; les entreprises de plus de 25 salariés doivent ensuite démontrer et faire certifier, tous les trois ans, la neutralité de leurs systèmes de rémunération, sous peine d’amendes. Là où beaucoup de systèmes reposent sur la déclaration, l’Islande mise sur une obligation de preuve.

L’Allemagne offre une autre piste : le droit, pour les salarié·es de certaines entreprises, de demander la rémunération médiane d’un groupe de salariés du sexe opposé occupant des fonctions comparables. Ce n’est pas une révolution à lui seul, mais c’est un basculement important : la transparence n’est plus un principe abstrait, elle devient un droit actionnable.

Ce qui fonctionne, et ce que la France pourrait appliquer davantage

La première leçon européenne est claire : la transparence salariale fonctionne mieux lorsqu’elle est vérifiable, opposable et assortie de conséquences. La directive européenne sur la transparence des rémunérations, adoptée en 2023, va d’ailleurs dans ce sens en renforçant le droit à l’information, l’obligation de publication d’indicateurs et les mécanismes correctifs lorsque des écarts injustifiés persistent. Pour la France, cela signifie qu’il faut aller au-delà de l’affichage d’un score global et donner davantage de prise aux salariées, aux représentants du personnel et à l’inspection.

La deuxième leçon est que l’écart salarial ne reculera pas durablement sans politiques du temps. Tant que les femmes continueront d’assumer une part disproportionnée du travail domestique et parental, elles resteront plus exposées au temps partiel subi, aux interruptions de carrière et au ralentissement de progression. De ce point de vue, l’exemple espagnol est central : l’égalité salariale ne se joue pas seulement dans les grilles de paie, mais aussi dans la conception des congés, dans l’offre de garde et dans la normalisation d’un partage égal du care.

La troisième leçon est qu’il faut mesurer plusieurs écarts à la fois. Le rapport BPW insiste sur la nécessité de suivre non seulement l’écart horaire, mais aussi l’overall earnings gap et l’écart de pension. La France gagnerait à systématiser cette lecture à trois niveaux. Car un progrès sur le salaire horaire peut masquer une stagnation sur le revenu annuel ou sur la retraite ; inversement, la réduction du temps partiel subi, l’amélioration de l’accès aux postes de management et la revalorisation des métiers féminisés peuvent produire des effets plus profonds que la seule correction des écarts poste à poste.

Enfin, une quatrième piste consiste à conditionner davantage l’argent public. Les propositions relayées par BPW France sur l’exclusion des entreprises non conformes à certains marchés publics ou sur l’usage plus effectif des pénalités vont dans une direction crédible. Lorsqu’une obligation n’a pas de coût en cas de non-respect, elle reste souvent un affichage.

Faire de l’Equal Pay Day un point de départ, pas un simple rendez-vous de communication

L’Equal Pay Day est utile parce qu’il rend visible l’invisible. Mais son efficacité dépend de ce que l’on en fait. En France, la date du 25 mars 2025 issue du calcul fondé sur 252 jours ouvrés et 23,5 % d’écart permet de frapper les esprits. Encore faut-il que cette date ouvre un débat de fond sur la manière dont les inégalités se fabriquent et sur les leviers concrets pour les réduire.

L’Europe montre qu’il n’existe pas une solution unique, mais une combinaison de leviers : transparence salariale réelle, droit d’accès à l’information, certifications et contrôles, sanctions effectives, partage égal du congé parental, suivi statistique plus robuste, et prise en compte de tout ce qui pèse sur le revenu des femmes au fil de la vie. Si la France veut faire reculer l’écart plus vite, elle doit sans doute cesser d’opposer ces approches et les traiter ensemble.

En ce sens, l’Equal Pay Day ne devrait pas être seulement le jour où l’on constate un retard. Il devrait devenir le jour où l’on évalue, très concrètement, ce qui a changé depuis un an pour que ce retard diminue réellement.

Cette décision constitutionnelle sur la parité politique peut-elle réduire le gender pay gap ?

Hémicycle parlementaire - parité politique et gender pay gap

La publication de la décision n° 2026-1197 QPC du 17 avril 2026 du Conseil constitutionnel remet sur le devant de la scène une question ancienne mais décisive : jusqu’où l’État peut-il aller pour contraindre les partis politiques à respecter la parité dans les candidatures aux élections législatives ? La réponse apportée par le juge constitutionnel est nette. Le mécanisme financier prévu par la loi, qui réduit une partie de l’aide publique versée aux partis ne présentant pas un nombre suffisamment équilibré de candidates et de candidats, est conforme à la Constitution [1].

À première vue, cette actualité paraît éloignée du gender pay gap, c’est-à-dire de l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. En réalité, le lien existe, mais il est indirect, institutionnel et de long terme. Cette décision ne change pas immédiatement les fiches de paie. En revanche, elle consolide juridiquement un instrument de féminisation du pouvoir politique, et cette féminisation peut, à terme, peser sur la manière dont sont conçues, arbitrées et défendues les politiques d’égalité économique.

Ce que dit la décision Ce qu’elle ne dit pas
L’État peut moduler l’aide publique aux partis pour les inciter à présenter autant de femmes que d’hommes aux législatives [1]. La décision ne crée aucune nouvelle règle en matière de rémunération dans les entreprises.
Cette réduction d’aide est une modulation financière, pas une sanction pénale ou quasi pénale [1]. Elle ne garantit pas, à elle seule, une hausse des salaires des femmes.
Le Conseil constitutionnel juge le dispositif proportionné et fondé sur des critères objectifs et rationnels [1]. Elle ne supprime ni le temps partiel subi, ni la ségrégation professionnelle, ni le plafond de verre.

Ce que le Conseil constitutionnel valide exactement

Le litige portait sur l’article 9-1 de la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, dans sa rédaction issue de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ce texte prévoit que lorsqu’un parti politique présente aux élections législatives un nombre de femmes et d’hommes trop déséquilibré, le montant de la première fraction de l’aide publique qui lui est versée peut être diminué. La réduction correspond à 150 % de l’écart constaté, au-delà d’un seuil de 2 %, sans pouvoir dépasser le montant total de cette première fraction [1].

La question posée au Conseil constitutionnel était de savoir si un tel mécanisme portait une atteinte excessive au pluralisme politique, à l’égalité devant les charges publiques ou encore au principe de proportionnalité. Le Conseil répond par la négative. Il juge que le législateur a poursuivi un objectif légitime, celui de rendre effectif l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, et que les critères retenus sont suffisamment objectifs. Surtout, il estime que l’équilibre entre cet objectif d’égalité et le pluralisme politique n’est pas « manifestement déséquilibré » [1].

Autrement dit, cette décision sécurise constitutionnellement un levier de contrainte financière déjà existant. Ce n’est pas un tournant spectaculaire du droit social, mais c’est un signal fort : la République peut continuer à utiliser l’argent public pour pousser les organisations politiques à mieux représenter les femmes.

Pourquoi parler de salaires si le texte concerne d’abord la vie politique ?

Parce que l’égalité salariale ne dépend pas seulement du droit du travail. Elle dépend aussi de la fabrique des politiques publiques. Les règles relatives à la transparence salariale, à l’index égalité professionnelle, à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, aux congés parentaux, à l’accueil de la petite enfance, à la fiscalité des couples ou à l’accès aux postes de direction sont débattues, votées, financées et contrôlées dans l’arène politique. Plus les femmes y sont présentes, plus il devient difficile de reléguer ces sujets au second plan.

L’idée n’est pas de soutenir qu’une femme élue défendrait mécaniquement les intérêts de toutes les femmes. Une telle vision serait réductrice. En revanche, il existe un constat robuste : la sous-représentation des femmes dans les lieux de pouvoir contribue à invisibiliser certaines inégalités, notamment celles qui articulent travail, revenu, charge domestique et progression de carrière. L’OCDE rappelle d’ailleurs que les femmes restent sous-représentées à la fois dans les rôles de direction du secteur privé et dans les institutions politiques, et que des outils comme les quotas, les objectifs de parité ou les exigences de transparence sont mobilisés pour corriger cet état de fait [3].

Le gender pay gap en France : où en est-on vraiment ?

Pour mesurer la portée réelle de cette décision, il faut regarder les chiffres. En France, selon l’Insee, en 2024 le revenu salarial moyen des femmes dans le secteur privé demeure inférieur de 21,8 % à celui des hommes. Même à temps de travail identique, l’écart reste de 14,0 %. Et pour le même emploi dans le même établissement, il s’établit encore à 3,6 % [2].

Ces données sont essentielles, car elles montrent que le gender pay gap n’a pas une cause unique. Une partie de l’écart provient du moindre volume de travail annuel des femmes, lié notamment au temps partiel et aux interruptions de carrière. Une autre partie tient à la ségrégation professionnelle : les femmes ne sont pas réparties dans les mêmes métiers, ni dans les mêmes secteurs, ni dans les mêmes niveaux hiérarchiques. Enfin, une part résiduelle persiste même quand on compare des situations de travail très proches, ce qui renvoie à des mécanismes de discrimination, de négociation salariale, d’évaluation ou d’accès aux promotions [2].

Indicateur Insee pour 2024 Valeur
Écart de revenu salarial moyen femmes-hommes 21,8 % [2]
Écart à temps de travail identique 14,0 % [2]
Écart pour le même emploi dans le même établissement 3,6 % [2]
Part des femmes parmi les postes salariés du privé en EQTP 42 % [2]
Part des femmes parmi les 1 % des postes les mieux rémunérés 24 % [2]

Cette dernière donnée est particulièrement éclairante. Les femmes occupent une place bien plus faible parmi les emplois les mieux payés que dans l’ensemble des postes salariés. Le plafond de verre reste donc une dimension majeure du problème. Or, ce plafond de verre est aussi une question politique, parce qu’il appelle des choix publics sur la gouvernance des entreprises, la transparence, la parentalité, l’organisation du travail et les obligations de résultat.

Les incidences réelles de la décision sur l’écart salarial

La première incidence est symbolique et normative. En validant le mécanisme de modulation financière, le Conseil constitutionnel confirme que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas un simple objectif d’affichage : elle peut justifier des instruments contraignants, y compris lorsque ceux-ci affectent le financement des organisations politiques. Ce raisonnement peut renforcer, dans le débat public, la légitimité d’autres politiques plus offensives en matière d’égalité économique.

La deuxième incidence est institutionnelle. Si les partis sont davantage incités à investir des femmes dans les circonscriptions, la représentation féminine au Parlement peut progresser. À moyen terme, cela peut modifier l’agenda législatif, la hiérarchie des priorités et le niveau de vigilance sur les politiques qui influencent directement l’autonomie économique des femmes. Les enjeux du salaire, du temps partiel, du congé parental, des retraites, de la garde d’enfants ou de la transparence des rémunérations peuvent alors gagner en visibilité et en continuité.

La troisième incidence est culturelle. La présence accrue des femmes dans les fonctions électives contribue à banaliser leur légitimité à gouverner, décider et arbitrer. Ce déplacement des représentations ne doit pas être sous-estimé. L’OCDE souligne que les perceptions genrées des compétences, le manque de modèles féminins et les biais de recrutement nourrissent la sous-représentation des femmes dans les positions de leadership [3]. Or ces mêmes stéréotypes alimentent aussi, dans le monde du travail, la moindre valorisation de certains parcours féminins, l’attribution différenciée des responsabilités et l’accès inégal aux promotions les plus rémunératrices.

Les limites : pourquoi cette décision ne suffira pas

Il serait toutefois trompeur de présenter cette décision comme une réponse directe au gender pay gap. Le Conseil constitutionnel valide ici un mécanisme relatif à la parité des candidatures législatives, non un dispositif portant sur les pratiques salariales des entreprises. L’effet sur les rémunérations est donc indirect, dépendant d’une chaîne longue : plus de candidates, potentiellement plus d’élues, éventuellement plus de politiques publiques favorables à l’égalité économique, puis enfin des effets sur les trajectoires professionnelles et les salaires.

Entre le texte constitutionnel et la fiche de paie, de nombreux verrous subsistent. L’Insee rappelle que l’écart salarial tient largement à l’organisation concrète du travail et des carrières : recours au temps partiel, concentration des femmes dans certains métiers, difficulté d’accès aux postes les plus rémunérés, moindre présence dans les fonctions d’encadrement et répartition inégale des responsabilités familiales [2]. Aucune décision sur le financement des partis ne peut, à elle seule, corriger ces mécanismes.

En ce sens, la bonne lecture de cette actualité n’est ni triomphale ni cynique. Il ne faut ni exagérer son effet, ni le minimiser. Ce n’est pas une réforme salariale ; c’est une consolidation d’un levier politique qui peut favoriser, dans la durée, des réformes plus efficaces sur l’égalité salariale.

Ce que les entreprises et les décideurs publics devraient retenir

Pour les entreprises, cette décision rappelle que l’égalité femmes-hommes ne se joue pas uniquement dans les politiques RH, mais aussi dans l’environnement institutionnel global. Les organisations qui attendent un changement spontané des écarts de rémunération se trompent : l’expérience montre que les progrès viennent surtout d’une combinaison de transparence, d’objectivation des critères de promotion, de suivi des écarts, de correction des biais de carrière et d’un meilleur partage des contraintes familiales.

Pour les responsables publics, le message est clair. La parité politique ne doit pas être pensée comme un sujet séparé de l’égalité économique. Les deux questions se répondent. Une démocratie plus équilibrée dans sa représentation est mieux armée pour traiter les angles morts du marché du travail. Mais cette articulation n’aura d’effet tangible sur le gender pay gap que si elle s’accompagne de politiques substantielles : contrôle des écarts de rémunération, lutte contre le temps partiel subi, accès des femmes aux postes de direction, investissement dans les services de garde et réforme des normes d’organisation du travail.

En conclusion

L’actualité juridique du 17 avril 2026 ne réduit pas mécaniquement l’écart de salaire entre les femmes et les hommes. Son importance est ailleurs. Elle confirme que la puissance publique peut assumer des mécanismes contraignants pour faire progresser la parité dans la vie politique. Cette consolidation est précieuse, car la lutte contre le gender pay gap ne se gagne pas seulement dans l’entreprise ; elle se gagne aussi dans les institutions qui décident des règles du jeu.

La décision du Conseil constitutionnel constitue donc moins une réponse immédiate au problème salarial qu’un maillon dans une chaîne plus large d’égalité. En renforçant la légitimité des outils de parité, elle peut contribuer à créer un cadre politique plus favorable aux réformes qui, elles, toucheront directement les salaires. C’est une avancée réelle, mais une avancée de structure, pas encore une victoire sur la fiche de paie.

Références

[1] Conseil constitutionnel, Décision n° 2026-1197 QPC du 17 avril 2026, publiée au Journal officiel du 18 avril 2026, Légifrance.

[2] Insee, Écart de salaire entre femmes et hommes en 2024, Insee Focus n° 377, 26 février 2026, Insee.

[3] OECD, Women still lag behind men in reaching leadership roles, dans Gender Equality in a Changing World, 15 septembre 2025, OECD.

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CSW69 à l’ONU : une délégation marseillaise engagée pour l’égalité femmes-hommes au niveau international

CSW69 à l’ONU : une délégation marseillaise engagée pour l’égalité femmes-hommes au niveau international
CSW69 à l’ONU : une délégation marseillaise engagée pour l’égalité femmes-hommes au niveau international

CSW69 ONU : BPW Marseille agit pour l’égalité femmes-hommes

Une délégation de BPW Marseille Métropole à la 69e session de la Commission de la Condition de la Femme – CSW69, avec le soutien d’a.m.U

La CSW69 ONU est un événement international majeur consacré à l’égalité femmes-hommes. BPW Marseille Métropole y a représenté la voix locale et scientifique avec conviction, à travers une mission stratégique portée avec Aix-Marseille Université (a.m.U).

Télécharger le rapport CSW69 ONU


Un événement mondial pour l’égalité femmes-hommes à la CSW69 ONU

La 69e session de la Commission de la Condition de la Femme des Nations Unies s’est tenue du 10 au 21 mars 2025 au siège de l’ONU à New York. Elle a rassemblé plus de 120 délégations étatiques et près de 6 000 représentants de la société civile. Cette édition marquait les 30 ans de la Déclaration de Pékin et portait sur les freins à l’égalité femmes-hommes dans le monde.

Télécharger le rapport CSW69 ONU


Objectifs de BPW Marseille Métropole à la CSW69 ONU

La délégation marseillaise menée par Mélanie Guillery et Laurence Kerjean avait pour mission de :

  • Mettre en avant les actions locales en faveur de l’égalité femmes-hommes.
  • Promouvoir le projet scientifique de l’équipe d’Isabelle Régner (a.m.U).
  • Militer pour une éducation aux biais cognitifs dès le primaire, obligatoire pour les enseignants.
  • Partager la Déclaration de MarseilleS au pluriel autour du bassin méditerranéen.

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Visibilité et plaidoyer à la CSW69 ONU pour l’égalité

Avec 30 conférences en présentiel, des centaines de femmes rencontrées et un événement parallèle en ligne « Smash Gender Bias », BPW Marseille Métropole a su faire entendre sa voix. La conférence a rassemblé 75 inscrits, 55 participants actifs, et généré plus de 6 000 impressions sur LinkedIn.

Les retombées ont été immédiates : nouveaux contacts internationaux, nouveaux relais académiques, et plusieurs engagements pour amplifier la portée du projet WE4LEAD.


Alliances et coopérations concrètes en faveur de l’égalité femmes-hommes

La délégation a noué des relations stratégiques avec plusieurs figures internationales (BPW International, Fondation Kering, délégations méditerranéennes, chercheuses et militantes). Ces échanges renforcent le positionnement de BPW Marseille sur la scène internationale.

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Impact local et engagement durable après la CSW69 ONU

Grâce à cette mission, la page LinkedIn de BPW Marseille a connu une hausse de 36,5 % d’engagement, +4 195 impressions, 27 nouveaux abonnés et 4 nouvelles adhérentes. Une restitution officielle est prévue le 25 mars 2025 au Palais du Pharo à Marseille, jour de l’Equal Pay Day.

Objectif : inscrire les recommandations dans le rapport de progression officiel de la France à la CSW70, et faire avancer la réglementation sur l’éducation aux biais cognitifs sexistes.

Télécharger le rapport CSW69 ONU


En résumé : CSW69 ONU, une voix locale à portée mondiale

BPW Marseille Métropole confirme qu’un engagement local peut porter loin, à condition de s’appuyer sur une vision claire, un réseau structuré et une parole rigoureusement documentée. La CSW69 ONU fut bien plus qu’une participation : une prise de position, une déclaration d’intention, et un appel à agir collectivement pour l’égalité femmes-hommes dans toutes les sphères de la société.

Télécharger le rapport CSW69 ONU

BPW Europe salue la Feuille de route de l’UE pour les droits des femmes – 25 mars 2025

Feuille de route UE droits des femmes : BPW Europe salue un engagement crucial

Une entité de la Région Européenne de BPW International
Fédération Internationale des Femmes Diplômées des Universités et des Femmes d’Affaires
BPW European Coordination aisbl – Association internationale sans but lucratif
N° 0808 805 794 – Rue du Méridien 10, 1210 Bruxelles, Belgique
EU Transparency Register: 836392015840-91 – www.bpw-europe.org


Un soutien affirmé à la feuille de route UE droits des femmes

BPW Europe, ONG militante pour l’égalité de genre et les droits des femmes, accueille avec détermination la publication de la feuille de route UE droits des femmes par la Commission européenne, en date du 25 mars 2025.

Ce document stratégique marque une volonté claire de placer les droits des femmes au cœur du projet européen, à une époque où ces mêmes droits sont menacés dans plusieurs régions du monde. BPW Europe, cofondatrice du Lobby Européen des Femmes, considère cette feuille de route comme une avancée significative pour faire de l’égalité de genre une réalité tangible sur tout le continent.


Une déclaration forte au niveau international

Diana Barragan, Présidente de BPW International, a salué cette initiative européenne :

« L’Europe donne le ton à l’échelle mondiale grâce à cette feuille de route ambitieuse. Elle incarne une volonté d’instaurer une société plus équitable pour toutes les femmes. »

Pour BPW International, cette déclaration ne doit pas rester théorique. L’organisation appelle à une mise en œuvre concrète, mesurable et soutenue. Le plaidoyer mené par BPW continuera, afin de transformer les engagements politiques en réalités vécues par les femmes, aussi bien en Europe qu’ailleurs dans le monde.


Les priorités de la feuille de route UE droits des femmes

La feuille de route définit plusieurs axes prioritaires d’action pour renforcer l’égalité femmes-hommes dans l’Union européenne :

  • Lutte contre les violences basées sur le genre

  • Accès universel à la santé, y compris à la santé sexuelle et reproductive

  • Réduction des écarts salariaux entre les sexes

  • Soutien à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée

  • Amélioration de l’emploi et des retraites pour les femmes

  • Éducation inclusive et parité dans la représentation politique

  • Renforcement des mécanismes institutionnels de protection des droits des femmes

Ces enjeux sont au cœur de l’action de BPW Europe, notamment à travers sa campagne annuelle Equal Pay Day et la publication de rapports de suivi. L’organisation soutient l’alignement des États membres sur ces objectifs ambitieux pour garantir des avancées harmonisées à l’échelle européenne.


De la promesse à l’impact réel

Comme l’a rappelé le Lobby Européen des Femmes, cette feuille de route ne sera efficace que si elle est traduite en actions concrètes, financées et suivies.

Anu Viks, Coordinatrice régionale de BPW Europe, a déclaré : « Nous surveillerons de près la mise en œuvre effective de cette feuille de route, afin que les femmes en Europe voient une amélioration tangible de leurs droits. »

Un tel plan doit être soutenu par des ressources suffisantes, une volonté politique durable et une exigence de résultats mesurables. Car une feuille de route, aussi ambitieuse soit-elle, ne vaut que par son impact réel sur la vie des femmes.


Pour aller plus loin

BPW Europe invite toutes les parties prenantes à consulter sa déclaration complète sur la feuille de route UE droits des femmes :


Télécharger le document officiel (PDF)

Les droits des femmes sont des droits humains. Ils doivent être protégés, renforcés, consolidés. BPW Europe continuera à porter cette voix avec force et détermination.

McDonald’s France : Un géant de la restauration au service de la transition durable

McDonald’s France :
Un géant de la restauration au service de la transition durable

Avec près de 2 millions de clients servis chaque jour, McDonald’s France ne peut ignorer son impact. En 2022, l’enseigne dévoile un Rapport d’Impact riche, chiffré, et profondément tourné vers l’avenir. Une lecture essentielle pour comprendre comment un leader mondial assume son rôle de locomotive dans les transitions écologiques, sociales et économiques.

Télécharger le Rapport d’Impact 2022 : Consulter le rapport complet

McDonald’s et la transition agricole : un partenariat avec 30 000 exploitations françaises

McDonald’s France travaille avec près de 30 000 exploitations agricoles françaises. En lançant sa Stratégie Filières Durables (SFD), l’entreprise renforce son rôle de partenaire actif du monde agricole. L’objectif est d’accompagner la transition vers une agriculture plus régénérative, plus sobre, et plus transparente.

Le McDonald’s AgriTour a sillonné la France pour co-construire la feuille de route 2030 avec les agriculteurs. Le projet ARA-Blé, pionnier en agroforesterie, associe 40 agriculteurs dans une expérimentation grandeur nature.

Télécharger les données agricoles et les actions menées : Accéder au rapport

McDonald’s face au climat : une stratégie pour la neutralité carbone à horizon 2050

Depuis 2005, McDonald’s France mesure régulièrement son empreinte carbone. En 2022, l’enseigne s’engage à réduire de 35 % ses émissions de gaz à effet de serre par transaction d’ici 2030. Des projets comme Pâturond, sur le stockage de carbone dans les prairies, ou l’expérimentation de l’agriculture régénérative dans la filière blé, illustrent cette volonté de transformation.

    Chiffres clés :
  • 3 millions de tonnes de CO₂e émises par an
  • 10 % des émissions sont dues aux restaurants, 90 % aux achats et transports

Consultez l’intégralité de la stratégie climat : Télécharger le rapport 

Qualité, nutrition et transparence au menu

McDonald’s France ne se contente plus de nourrir, elle informe, certifie et innove. En 2022 :

  • 64 % des produits évalués obtiennent un Nutri-Score A, B ou C
  • Des burgers Nutri-Score A sont lancés (une première mondiale pour un burger au bœuf)
  • Le menu Happy Meal continue d’évoluer vers plus de fruits, de produits sans additifs et d’origine française

Voir l’évolution nutritionnelle et les engagements : Consulter le rapport

Économie circulaire : tri, réutilisation et zéro diesel

L’année 2022 marque une avancée historique : la généralisation de la vaisselle réutilisable dans tous les restaurants accueillant plus de 20 personnes. Objectif : moins d’emballages, plus de circularité.

  • 15 000 tonnes de carton collectées
  • 6 000 tonnes d’huiles transformées en biocarburant
  • 41 % de la flotte de camions roulant au B100 (biocarburant issu de ces huiles usagées)

Consulter la feuille de route économie circulaire : Consulter le rapport

Sobriété énergétique : des résultats concrets
    Face aux tensions énergétiques de 2022, McDonald’s a renforcé sa stratégie de sobriété énergétique :
  • 5 % de consommation d’électricité et gaz en moins par rapport à 2019
  • Plus de 1 400 référents EcoProgress formés
  • Plus de 100 écogestes intégrés dans chaque restaurant

Certaines initiatives locales font également la différence : dans certains établissements, les glaçons fondus sont désormais utilisés pour l’arrosage des plantes.

Télécharger le détail des actions énergétiques : Consulter le rapport

Inclusion, formation et impact social
    McDonald’s France, c’est aussi un employeur engagé :
  • Plus de 78 000 salariés
  • 86 % ont moins de 30 ans
  • 82 % des managers ont commencé comme équipiers

L’entreprise mise sur la formation continue, l’égalité des chances et l’inclusion. Les parcours internes sont valorisés, les CFA sont dynamiques, et les passerelles métiers nombreuses.

Voir l’évolution nutritionnelle et les engagements : Consulter le rapport

En résumé : une ambition collective

« Répondre aux attentes d’aujourd’hui et anticiper les exigences de demain »
Jacques Mignault, PDG McDonald’s France

Ce Rapport d’Impact 2022 est une invitation à la transparence, au dialogue et à l’action. Il montre comment une entreprise géante peut aussi faire preuve d’agilité et de conscience.

Télécharger le Rapport d’Impact complet (PDF) : Cliquez ici pour le consulter

BPW International participe au projet « Danse et Paix en Partage » 2024

Danse & paix en partage 2024

BPW International participe au projet « danse et paix en partage » 2024

L’édition 2024 de la célébration de la journée internationale de la paix organisée par un collectif d’ONG partenaires de l’UNESCO dont BPW International  sur le thème « Danse et Paix en partage »  a mis en lumière la danse comme  vecteur d’inclusion et de paix.

Cet évènement qui a eu lieu au siège de l’UNESCO à Paris le 24 septembre 2024, en  co-production avec   l’AAFU (Association des Anciens Fonctionnaires de l’UNESCO), a reçu le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO  (voir l’ article dans la newsletter de la Commission nationale), et le soutien du  Comité de liaison ONG-UNESCO.

La session d’ouverture a réuni  le Secrétaire général de la Commission nationale française, des experts de l’UNESCO  de la Culture de Paix dont  l’ADG PAX M  Firmin Edouard Matoko et M David Adams (AAFU) ainsi que la représentante du secteur Education pour la Paix  et la Citoyenneté Mondiale, le chorégraphe Jonathan Hollander fondateur de Battery Dance et créateur du projet Dancing to connect,  en présence d’un public divers ,venu nombreux , issu de la société civile ( universitaires, étudiant.e.s, ONG ) et  de délégations,  engagé pour la paix  autour de cet art universel qu’est la danse. En utilisant la danse pour rapprocher les cultures et encourager le dialogue interculturel, cet événement, co-organisé par  BPW International, a célébré l’unité et la diversité dans la promotion de  la paix.

BPW International et la célébration de la danse en 2024

Cette initiative a pour objectif de promouvoir la paix à travers la culture, en utilisant la danse comme un langage universel de communication. Depuis 2012, le collectif d’ONG engagé dans cette initiative célèbre chaque année la journée internationale de la paix avec des événements culturels, inclusifs et intergénérationnels dans le monde entier. En 2024, le projet s’articule autour de la danse, en combinant identité artistique et diversité culturelle. En invitant des groupes de danse à participer en envoyant des vidéos et photos de leurs chorégraphies, le projet vise à créer un espace d’échange artistique pour la paix.

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La danse comme langage universel

Lors de la Journée Internationale de la paix 2024, la danse a été mise en avant comme un puissant outil pour promouvoir l’unité à l’échelle mondiale. Cet art, universel et accessible, a la capacité de briser les barrières culturelles tout en renforçant les liens humains. L’événement, soutenu par BPW International, a illustré comment la danse peut favoriser la coopération internationale à travers le dialogue interculturel.

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BPW International : Promouvoir la paix grâce à la danse

BPW International, à travers son engagement pour l’égalité des genres, a joué un rôle clé dans cet événement. En mettant en avant l’autonomisation des femmes, BPW continue de promouvoir la paix à l’échelle mondiale. Lors de l’événement, Marie-Claude Machon-Honoré, présidente du Comité de Liaison des ONG de l’UNESCO, a souligné l’importance de l’égalité dans la construction d’un avenir pacifique et inclusif.

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La diversité culturelle exprimée par la danse

L’événement a également mis en avant la diversité culturelle à travers des performances de danse provenant de différents pays. Des initiatives venant de BPW Jeju, du Brésil et de la Thaïlande ont montré comment la danse peut être utilisée pour célébrer les différences tout en unissant les peuples. Ce mélange de cultures a permis de démontrer la force de la diversité dans la promotion d’une paix durable.

Des performances culturelles qui inspirent

Ces contributions ont permis de célébrer la richesse de la diversité culturelle tout en favorisant une meilleure compréhension entre les peuples. Cet échange artistique a prouvé que la paix peut être cultivée à travers des pratiques créatives qui engagent le cœur et l’esprit.

Vers l’avenir : Un engagement continu pour la paix

Cette célébration fait partie d’un engagement plus large de BPW International et de ses partenaires. Ils visent à promouvoir des initiatives culturelles qui favorisent la paix. L’événement de 2024 marque un jalon important pour sensibiliser le public mondial à l’importance de bâtir un monde fondé sur l’égalité et la coopération. BPW continuera de jouer un rôle actif dans les initiatives internationales à venir, comme MONDIACULT 2025 à Barcelone, pour promouvoir la paix et l’égalité à travers la culture.

Une vidéo  mosaïque  produit par  l’artiste Claude Yvans  de l’AIEP  a été postée sur le site et  a rassemblé en amont de la célébration de la Journée Internationale de la Paix, les contributions de groupes de danses du monde entier dont celles  de BPW Jeju Danse des Plongeuses Haeneyo dont la tradition de plonger en apnée a été inscrite par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine immatérielle en 2016 ), de BPW Brésil et  de BPW Thaïlande.

Ces contributions ont permis de célébrer la richesse de la diversité culturelle tout en favorisant une meilleure compréhension entre les peuples. Les débats riches  qui ont eu  lieu entre les différents panélistes de la session d’ouverture de l’évènement du 24 septembre en salle IX  , UNESCO- Fontenoy,  modérée par Marie-Claude Machon-Honoré comme  la première table ronde  « La paix dans tous ses états »  ainsi que la deuxième table ronde sur les récits inspirants des actions des ONG sur la culture de Paix, suivis  des  échanges avec  le public,  ont démontré que  la paix peut-être cultivée à travers des pratiques créatives et culturelles  comme la danse, contribuant ainsi au Vivre Ensemble.

SHARING DANCE FOR PEACE (Version 2024)

Plateforme EGER

BPW  lance un appel à projet sur la plateforme EGER

Lancée en novembre 2023 lors de la 42e session de la Conférence générale de l’UNESCO, la plateforme mondiale pour l’égalité des genres dans et par l’éducation, connue sous le nom de EGER (Evidence for Gender and Education Resource), joue un rôle crucial dans la promotion de l’égalité des genres à travers des initiatives éducatives. Voici un aperçu des objectifs de la plateforme, des résultats attendus et des étapes pour enregistrer un projet.

Objectifs attendus de la platforme EGER

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Responsabiliser

Fournir aux acteurs de l’éducation des données et des preuves nécessaires pour tenir les partenaires responsables de leurs engagements en matière d’égalité des genres. Cela permet de s’assurer que les initiatives sont alignées avec les objectifs globaux et les engagements internationaux.

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Agir

Encourager les leaders et les décideurs à adopter des mesures proactives et transformantes pour surmonter les principaux obstacles à l’égalité des genres. La plateforme offre des outils et des ressources pour soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de politiques efficaces.

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Apprendre

Documenter, évaluer et partager des solutions et des apprentissages à fort impact pour améliorer l’égalité des genres dans le domaine éducatif. EGER facilite l’échange de bonnes pratiques et de connaissances qui peuvent être appliquées dans différents contextes et régions.

Enregistrement des projets BPW sur la plateforme EGER

Les membres de BPW peuvent enregistrer leurs projets d’autonomisation des filles et des femmes dans et par l’éducation sur EGER en suivant ces étapes :

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Création d’un compte

Rendez-vous sur le site EGER et créez un compte. Lors de l’inscription, choisissez BPW comme organisation pour l’association correcte de votre projet. Ensuite, accédez à l’interface pour ajouter un programme en fournissant les détails nécessaires.

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Saisie des informations

Après avoir créé votre compte, accédez à l’interface pour ajouter un programme en cliquant sur « ajouter un programme ». Vous devrez fournir des détails sur votre projet, y compris les objectifs, les activités prévues, et les résultats escomptés.

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Validation et suivi

Une fois que vous avez soumis votre projet, il sera examiné par les modérateurs de la plateforme. Vous recevrez des mises à jour régulières sur le statut de votre projet ainsi que sur ses progrès et son impact, vous permettant ainsi de suivre son évolution en temps réel

Pour toute assistance supplémentaire, n’hésitez pas à contacter les responsables de la plateforme ou votre représentante BPW International à l’UNESCO, Marie-Claude Machon-Honoré.

La plateforme joue un rôle crucial en fournissant des outils pour la gestion des projets, en facilitant le partage des meilleures pratiques, et en offrant des ressources pour évaluer et améliorer l’impact des initiatives. Elle permet également aux organisations, comme BPW, de rendre compte de leurs projets et de collaborer au niveau mondial pour atteindre les objectifs communs en matière d’égalité des genres.

Voir la vidéo Youtube " Global Platform for Gender Equality, in and through Education"

Report of Pinella Bombaci BPW Representative at Council of Europe

 

RAPPORT 

 

Conférence des organisations internationales non gouvernementales (OING) du Conseil de l’Europe.

Strasbourg 8 -10 avril 2024 Session de printemps

 

 

 

 

Pinella Bombaci – Représentante BPW au Conseil de l’Europe

 

08 avril

La première partie de la session de printemps du COE les 9 et 10 avril 2024 a été consacrée au discours du nouveau Commissaire aux droits de l’homme, M. Michael O’Flaherty.
Il était ravi d’avoir cette opportunité, considérant la société civile comme cruciale pour la promotion et la protection des droits de l’homme.

« La genèse de chaque norme ou idée en matière de droits de l’homme est venue du cœur de la société civile – de la réflexion sur une Déclaration universelle des droits de l’homme par des philosophes à Paris à la Convention des Nations unies contre la torture, qui a été fortement influencée par le travail d’Amnesty International.

Cette première expérience du monde des ONG m’a révélé le rôle central de la société civile dans le façonnement d’un monde meilleur, une leçon qui m’accompagne encore aujourd’hui. Je peux vous assurer que les leçons que j’ai apprises depuis lors, et tout au long de ma vie professionnelle, continueront d’éclairer mon engagement à être à vos côtés dans notre quête commune d’un monde meilleur. »

Cette lumière doit rester allumée sur les nombreux problèmes qui affectent encore le monde des femmes, et nous devons être très prudents pour que la lumière de l’ONG ne s’éteigne jamais !

Il existe des problèmes qui persistent et méritent d’être résolus :

  • l’égalité des sexes
  • la violence contre les femmes
  • La cyber-violence, notamment la question de l’intelligence artificielle
  • Le problème des migrants
  • Le problème du multireligieux et comment encourager le dialogue interreligieux
  • L’importance d’enseigner le respect des droits de l’homme
  • La responsabilité pénale pour les violations des droits de l’homme
  • Le manque de politiques de protection

 

 

Commissaire aux droits de l’homme, M. Michael O’Flaherty.

Discours prononcé lors de l’échange de vues avec la Conférence des organisations internationales non gouvernementales (CINGO) du Conseil de l’Europe : « Chers amis,

Je vous remercie de m’avoir invité à cet échange de vues avec la Conférence des organisations internationales non gouvernementales du Conseil de l’Europe. C’est ma première intervention publique depuis que j’ai pris mes fonctions, et je suis vraiment ravi d’avoir une telle opportunité, car la société civile est cruciale pour la promotion et la protection des droits de l’homme.

Les ONG, les syndicats, le milieu universitaire, les médias, les praticiens culturels et les communautés religieuses sont à la fois le lubrifiant et un élément clé du système de protection des droits de l’homme. Plusieurs exemples illustrent cela.

La genèse de chaque norme ou idée en matière de droits de l’homme est venue du cœur de la société civile – de la réflexion sur une Déclaration universelle des droits de l’homme par des philosophes à Paris à la Convention des Nations unies contre la torture, qui a été fortement influencée par le travail d’Amnesty International.

Les empreintes de la société civile se retrouvent également dans le développement de nos cadres institutionnels. J’ai vu cela lors des négociations pour la création de la Cour pénale internationale, où la société civile a joué un rôle essentiel dans la réalisation de cet objectif remarquable.

Et la société civile est un observateur critique du système des droits de l’homme, le mettant au défi de donner le meilleur de lui-même et de maintenir son intégrité. Cet aspect est crucial à tous les niveaux, du local à l’international.

Elle est une force motrice pour la réforme, souvent à l’avant-garde de la mise en place de structures nationales des droits de l’homme. Dans le contexte particulier du Conseil de l’Europe, elle joue un rôle crucial dans les litiges devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Enfin, et peut-être surtout, la défense héroïque des droits de l’homme par la société civile, souvent au péril de leur vie, mérite le plus profond respect et la gratitude.

Restant sur la question des risques et des dangers, je reconnais que ce sont des temps difficiles pour la société civile, marqués par les pressions d’une réglementation excessive, le déni d’accès aux décideurs, les menaces et les intimidations, ainsi que les restrictions aux droits fondamentaux tels que la liberté de réunion, d’expression et de mouvement.

De telles adversités doivent être considérées pour ce qu’elles sont : des efforts calculés pour instiller la peur et réduire au silence la société civile.

 

 

Ces menaces ne sont pas réparties de manière équitable. Elles sont très spécifiques à certaines géographies et à certaines questions. Si vous travaillez sur les questions environnementales, vous pouvez être confronté à des menaces et des attaques très sérieuses. Si vous défendez les droits de l’homme des personnes LGBTI ou des femmes, vous pouvez vous retrouver dans une situation extrêmement vulnérable et dangereuse. De plus, les groupes confessionnels, tels que les communautés juives ou musulmanes, font face à un examen intense et à une pression importante.

In the midst of these challenges, the need to protect civil society has risen to  unprecedented levels. 

Commissaire, je m’engage à donner la priorité à la défense de la société civile, poursuivant ainsi le travail de mes prédécesseurs, et en particulier de Dunja Mijatović, qui n’a ménagé aucun effort pour soutenir les défenseurs des droits de l’homme. À quoi ressemblera cet engagement dans la pratique ? Voici cinq éléments.

Premièrement, j’ai l’intention de dialoguer en continu avec la société civile et d’organiser des tables rondes, ainsi que de les consulter sur des questions liées à des pays ou des thèmes spécifiques, afin d’intégrer leurs perspectives dans mon analyse et ma compréhension.

Deuxièmement, je vais intégrer la perspective de la société civile dans le programme de travail lorsque cela est pertinent, afin de garantir que les questions ayant une composante de société civile soient pleinement prises en compte.

Troisièmement, l’une des marques de fabrique du rôle de Commissaire est de soutenir ceux qui sont en danger, et j’ai l’intention de suivre les traces de mes prédécesseurs en restant aux côtés des défenseurs des droits de l’homme et des titulaires de droits et en leur offrant mon soutien dans la mesure du possible.

Quatrièmement, je vais travailler en étroite collaboration avec des partenaires, y compris les rapporteurs spéciaux pertinents des Nations unies, pour renforcer nos efforts collectifs visant à défendre la société civile.

Enfin, mon engagement s’étendra également à l’intérieur du Conseil de l’Europe, en m’alignant sur des initiatives clés telles que la feuille de route du Secrétaire général sur la société civile, afin de garantir une approche cohérente et solidaire.

Alors que je conclus ces remarques introductives, permettez-moi de revenir sur un moment du passé. Il y a environ quarante ans, j’ai entamé mon parcours dans le monde des non

 

Organisations gouvernementales. C’était à Amnesty International à Genève en tant qu’étudiant émerveillé. Nos réunions se déroulaient dans un bâtiment froid et venteux, avec la pluie qui traversait le plafond. Cependant, j’y ai appris des leçons inestimables sur l’organisation, la responsabilité et la gestion. La clarté de la mission – défendre les prisonniers de conscience avec une précision inébranlable – transparaissait. Et c’est là que j’ai vu les véritables moteurs des droits de l’homme en action. Il ne s’agissait pas des bureaucrates ou des fonctionnaires, mais des héros méconnus qui, sans attendre reconnaissance ni récompense, consacraient d’innombrables heures à la cause de leurs semblables. Cet engagement profond envers le service et les résultats tangibles qu’il produisait semaine après semaine, comme les annonces de libération d’individus, les réunions de familles, les exécutions stoppées, soulignaient la puissance de l’effort collectif. Cette première expérience du monde des ONG m’a révélé le rôle central de la société civile dans la construction d’un monde meilleur, une leçon qui m’accompagne encore aujourd’hui. Je peux vous assurer que les leçons que j’ai apprises depuis lors, et tout au long de ma vie professionnelle, continueront à guider mon engagement à être à vos côtés dans notre quête commune pour un monde meilleur.

 

Le 09 avril, Gerhard Ermischer a été réélu président de la Conférence des ONG internationales.

Le 9 avril, la Conférence réunissant toutes les ONG internationales bénéficiant du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe a tenu des élections pour désigner ses organes dirigeants. Gerhard Ermischer a été réélu président pour diriger la Conférence pour un nouveau mandat de trois ans, accompagné d’un nouveau Comité permanent composé de cinq femmes et cinq hommes.

« Nous traversons des moments difficiles, marqués notamment par la récente crise du COVID, l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie et un environnement de plus en plus hostile pour la société civile dans de nombreux pays », a déclaré M. Ermischer. « Mais beaucoup a été fait pour renforcer le rôle de la Conférence des ONG internationales (CINGO) et elle est désormais de plus en plus consultée sur de nouveaux instruments et politiques, notamment par le Comité des Ministres et l’Assemblée parlementaire. La participation de la société civile aux activités du Conseil de l’Europe a été reconnue comme un objectif important lors du Sommet de Reykjavik, mais nous devons maintenant gravir une montagne escarpée ».

Les travaux commenceront immédiatement sur la préparation du plan stratégique triennal pour 2025-2027, qui sera finalisé et adopté lors de la prochaine session de la CINGO à l’automne, en encourageant les systèmes de réunions en ligne pour des contacts constants.


Les Vice-Présidents élus sont :

  • Geneviève LALOY
  • Piotr Sadoski

Le Conseil d’experts sur le droit des ONG de la Conférence des organisations non gouvernementales internationales (CINGO), sous la direction de Jeremy McBride, vient de publier une étude sur la stigmatisation des ONG en Europe. L’objectif est d’identifier les principales sources de stigmatisation des ONG ainsi que les politiques et pratiques qui ont contribué à ou facilité leur stigmatisation, sur fond d’attitudes négatives envers certains objectifs et activités des ONG. Les efforts des ONG pour lutter contre la stigmatisation et les stratégies potentielles supplémentaires proposées par les ONG pour aborder le problème sont également discutés dans l’étude.

Elle est principalement basée sur les réponses à un questionnaire, qui a été élaboré par le Conseil d’experts avec la contribution de la Direction générale de la démocratie et de la dignité humaine du Conseil de l’Europe. Au total, 55 réponses au questionnaire ont été reçues de la part d’ONG opérant dans 31 États membres et la Fédération de Russie, ainsi que de deux ONG internationales.

On espère que l’étude permettra de mieux comprendre la stigmatisation persistante de certains types d’ONG et facilitera la discussion entre les parties prenantes en Europe sur les mesures les mieux adaptées pour aborder ou atténuer ce problème.

Jeremy McBride a souligné la nécessité d’établir un registre CINGO avec l’introduction de limites et de contrôles à des fins de transparence.

 

La deuxième partie de la session a également été consacrée à l’élection des membres du Comité permanent, à l’approbation des rapports d’activité finaux des comités thématiques arrivant à leur terme, et à l’approbation de huit nouveaux comités comme suit :

Territoires inclusifs, Environnement et Santé

  1. Présidente Anne Marie CHAVANON : amchavanon@gmail.com

Droits de l’enfant en Europe

  1. Président HERMINIO Correa : herminio.correa@gmail.com

Éducation pour la démocratie

  1. Présidente Arja Krauchenberg

Droits de l’homme, démocratie et intelligence artificielle

  1. Président Gilbert Flam

Dialogue interreligieux et interconvictionnel

  1. Présidente Gabriela FREY : gabrielafrey@europeanbuddhism.org

Questions de migration

  1. Présidente Christine Monty

ONG comme défenseurs de l’égalité des sexes et des droits des femmes

  1. Présidente Bettina HAHNE : bettina.hahne@fastmail.fm

Sports et droits de l’homme

  1. Présidente Marichu Rall

 

 

La Conférence a également discuté des éléments pour une stratégie sur l’égalité des sexes, approuvé une communication sur la migration et le contexte électoral, et discuté de la possible création d’un mécanisme pour identifier et suivre les tendances problématiques concernant l’espace civique en Europe. En préparation de son nouveau plan stratégique triennal pour 2025-2027, qui sera adopté lors de la session d’automne, la CINGO a entamé une série de consultations ; elle a ainsi tenu un échange de vues avec :

  • Matjaz Gruden, Directeur de la Démocratie, qui a présenté les implications possibles du sommet de Reykjavik pour l’avenir de la coopération entre le Conseil de l’Europe et la société civile.
  • Mme Tanja Kleinsorge, Chef du Processus de Reykjavik et du Département de l’Environnement, qui a informé la CINGO du travail du nouveau Département et de la Force de travail inter-secrétariats sur l’Environnement.

 

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Les droits de l’homme sont universels, indivisibles et interdépendants (Déclaration de Vienne adoptée lors de la Conférence mondiale sur les droits de l’homme en 1993). De plus, les droits sociaux, économiques et culturels doivent être pleinement mis en œuvre.

Cependant, nous observons que ces droits sont encore sous-développés et souvent considérés comme des droits de deuxième catégorie, réduits à des objets de politique sociale et non pas comme de vrais droits à attendre et à défendre en justice.

À cet égard, le Comité Éducation pour la démocratie a fait une proposition : cette proposition vise à renforcer l’éducation et la démocratie, l’inclusion et la durabilité au sein du Conseil de l’Europe, en reconnaissant l’éducation comme un outil crucial pour l’autogouvernance démocratique et la prospérité sociale. Il met l’accent sur la nécessité de relever des défis tels que l’accès universel à une éducation de haute qualité, l’équité et la non-discrimination, en se concentrant particulièrement sur la réduction des écarts entre les milieux sociaux et l’intégration de nouveaux paradigmes tels que l’accès numérique.

Le Comité souligne également l’importance des droits des minorités et des chances égales en matière d’éducation et de recherche, en mettant particulièrement l’accent sur le droit à une éducation de qualité pour tous. Il insiste sur la nécessité de coopération entre les secteurs de l’éducation formelle, non formelle et informelle, visant à renforcer la mise en œuvre d’outils et de politiques pertinents pour soutenir la culture démocratique et l’éducation à travers l’Europe.

 

 

La Conférence a également discuté des éléments pour une stratégie sur l’égalité des sexes, approuvé une communication sur la migration et le contexte électoral, et la possible création d’un mécanisme pour identifier et suivre les tendances problématiques concernant l’espace civique en Europe. En préparation de son nouveau plan stratégique triennal pour 2025-2027, qui sera adopté lors de la session d’automne, la CINGO a entamé une série de consultations. À cet effet, elle a organisé un échange de vues avec :

  • Matjaz Gruden, Directeur de la Démocratie, qui a présenté les possibles implications du sommet de Reykjavik pour l’avenir de la coopération entre le Conseil de l’Europe et la société civile.

Mme Tanja Kleinsorge, Chef du Processus de Reykjavik et du Département de l’Environnement, qui a informé la CINGO du travail du nouveau Département et de la Force de travail inter-secrétariats sur l’Environnement.

  • Le Comité Éducation pour la démocratie a présenté une proposition visant à renforcer l’éducation et la démocratie, l’inclusion et la durabilité, au sein du Conseil de l’Europe, en reconnaissant l’éducation comme un outil crucial pour l’autogouvernance démocratique et la prospérité sociale. Il met l’accent sur la nécessité de relever des défis tels que l’accès universel à une éducation de haute qualité, l’équité et la non-discrimination, en se concentrant particulièrement sur la réduction des écarts entre les milieux sociaux et l’intégration de nouveaux paradigmes tels que l’accès numérique. Le comité a également souligné l’importance des droits des minorités et des chances égales en matière d’éducation et de recherche, en mettant l’accent sur le droit à une éducation de qualité pour tous, afin de soutenir la culture démocratique et l’éducation à travers l’Europe. Une autre action importante est le travail du Comité d’experts sur les droits de l’enfant.

 

Promoting the tights of the child is crucial for our future.

 

Dans la Convention relative aux droits de l’enfant, un enfant désigne tout être humain de moins de dix-huit ans ; les nourrissons, les enfants et les adolescents.

Article 2 : Assurer que cet enfant est protégé contre toutes les formes de discrimination ou de punition en fonction du statut, des activités, des opinions exprimées ou des croyances des parents de l’enfant.

Article 3 : Dans toutes les actions concernant les enfants, que ce soit par les tribunaux de justice, les autorités administratives, etc., l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale.

Article 8 : Respecter le droit de l’enfant de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales.

Article 9 : Maintenir les relations personnelles de l’enfant et le contact direct avec ses deux parents de manière régulière, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Article 11 : Lutter contre le transfert illicite d’enfants à l’étranger.

Article 18 : Assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont des responsabilités communes pour l’éducation et le développement de l’enfant.

Article 20 : Un enfant temporairement ou définitivement privé de son environnement familial, ou dont le meilleur intérêt ne peut être laissé dans cet environnement, a droit à une protection et une assistance spéciales.

Article 21 : Le système d’adoption doit garantir que l’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale.

Article 22 : Garantir qu’un enfant qui cherche le statut de réfugié ou qui est considéré comme un réfugié reçoive une protection appropriée et une assistance humanitaire, qu’il soit accompagné ou non par ses parents ou par une autre personne.

Une attention particulière a également été consacrée au sujet de l’intelligence artificielle. Les besoins suivants ont été représentés :

  • Rapidité
  • Règles légales pour protéger l’homme et ses droits

 

Les Femmes d’Affaires et Professionnelles BPW Europe ont pris des mesures pour agir en synergie avec d’autres organes européens. Elles ont également formulé des recommandations au Comité européen des droits de l’homme. Enfin, les crimes de guerre ont été discutés et certains concepts ont été partagés :

  • Éduquer les jeunes contre la violence
  • Retrouver la paix
  • Ne pas accepter l’inacceptable
  • La paix est possible et les organisations non gouvernementales, en collaboration avec le Conseil de l’Europe, doivent jouer un rôle important en intervenant pour atténuer les conséquences, aider les personnes impliquées et surtout les enfants. C’est un travail sans fin, en se rappelant toujours que l’absence de guerre n’est pas la paix.

Étroitement lié est le concept de diffuser l’importance du sport parmi les jeunes, et pas seulement pour le bien-être physique. Le sport peut se révéler être un outil exceptionnel pour diffuser des valeurs importantes parmi les jeunes telles que l’égalité, l’acceptation des autres cultures, l’intégration des migrants, contre la discrimination, la pauvreté, l’homophobie et le racisme.

Les droits de l’homme sont universels, indivisibles et interdépendants (Déclaration de Vienne adoptée lors de la Conférence mondiale sur les droits de l’homme en 1993). De plus, les droits sociaux, économiques et culturels doivent être pleinement mis en œuvre. Cependant, nous observons que ces droits sont encore sous-développés et souvent considérés comme des droits de deuxième catégorie, réduits à des objets de politique sociale et non pas comme de vrais droits à attendre et à défendre en justice.

À cet égard, le Comité Éducation pour la démocratie a fait une proposition : cette proposition vise à renforcer l’éducation et la démocratie, l’inclusion et la durabilité au sein du Conseil de l’Europe, en reconnaissant l’éducation comme un outil crucial pour l’autogouvernance démocratique et la prospérité sociale. Il met l’accent sur la nécessité de relever des défis tels que l’accès universel à une éducation de haute qualité, l’équité et la non-discrimination, en se concentrant particulièrement sur la réduction des écarts entre les milieux sociaux et l’intégration de nouveaux paradigmes tels que l’accès numérique. Le comité a également souligné l’importance des droits des minorités et des chances égales en matière d’éducation et de recherche, en mettant l’accent sur le droit à une éducation de qualité pour tous, afin de soutenir la culture démocratique et l’éducation à travers l’Europe. Pinella Bombaci – Représentante de BPW au Conseil de l’Europe.

BPW – EUROPE MANIFESTO 2024

Manifeste de l’Europe BPW

APPEL : INVESTIR DANS LES FEMMES D’AFFAIRES ET PROFESSIONNELLES POUR PLUS D’ÉGALITÉ DES SEXES, DE DROITS ET D’OPPORTUNITÉS DANS L’AVENIR DE L’EUROPE !

Nous voulons nous assurer que toutes les femmes en Europe atteignent une égalité des droits et des opportunités dans les affaires et toutes les professions. Les femmes représentent la moitié de la population, cependant en 2024, il existe encore des questions d’autonomisation, d’égalité des sexes et de représentation proportionnelle dans l’égalité de rémunération pour un travail égal, les conseils d’administration, la prise de décision et le leadership en Europe.

Après 10 ans de négociations, la directive dite « femmes dans les conseils d’administration » (UE) (2022/2381), visant à améliorer l’équilibre entre les sexes parmi les administrateurs des sociétés cotées en bourse et les mesures connexes, ainsi que les nouvelles règles sur la transparence des salaires entre hommes et femmes, ont été adoptées en 2023 pour atteindre des objectifs clairs pour les postes d’administrateurs d’ici mi-2026. Le processus de mise en œuvre au niveau des États membres commencera en 2024 et au-delà pour une conformité juste, correcte et équitable. Des orientations de l’UE sont nécessaires !

En 2019, l’écart entre les sexes en matière de pensions entre hommes et femmes a atteint 29,5 % en moyenne au sein de l’Union européenne. Causé par diverses inégalités sur le marché du travail et malgré les initiatives européennes visant à promouvoir l’égalité des sexes dans ce domaine, cela entraîne un risque plus élevé de pauvreté pour les femmes retraitées. C’est un point de mire de la Présidence belge de l’UE en 2024.

Avec l’adhésion récente à la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe de 2016 sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, l’UE est déterminée à prévenir, condamner et combattre la violence à l’égard des femmes et des filles sous toutes ses formes. Le Parlement européen et les États membres ont adopté en 2024 la directive sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles pour répondre aux normes de la Convention d’Istanbul. Il est temps de maintenir les ambitions pour faire de la violence à l’égard des femmes et des filles une priorité politique et sa mise en œuvre « réelle » dans toute l’Europe !

Manifeste de BPW Europe pour les élections de l’UE 2024

L’Agenda Femmes, Paix et Sécurité (WPS) est également identifié comme une priorité dans le pilier « Agir » de la boussole stratégique de l’UE (2022). S’appuyant sur le dernier plan d’action de l’UE et l’intégration de l’Agenda WPS dans les missions et opérations de la politique de sécurité et de défense communes de l’UE, la mise en œuvre de l’Agenda WPS dans les processus de paix est à prévoir. Un soutien continu aux femmes et aux filles en Ukraine est essentiel, elles doivent faire partie de la reconstruction de l’Ukraine.

L’investissement dans les femmes d’affaires et professionnelles dans le cadre de la transition verte, numérique et équitable à partir de 2024 et au-delà est essentiel pour le marché du travail, l’économie et la reprise, et s’est avéré bénéfique pour l’Europe. En fait, l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes a déjà démontré qu’une stratégie efficace et globale en matière d’égalité des sexes entraînerait des gains macroéconomiques pour l’Europe. D’ici 2050, l’amélioration de l’égalité des sexes entraînerait une augmentation du PIB par habitant de l’UE de 6,1 à 9,6 %, ce qui représente 1,95 à 3,15 billions d’euros.

Pour cela, le Parlement européen et la Commission européenne auront plus que jamais besoin d’une représentation forte, dédiée et active des droits des femmes et de l’égalité des sexes au sein de la commission FEMM du Parlement européen et d’autres de ses commissions, ainsi que du futur commissaire dans leur nouveau mandat à partir de 2024. De plus, l’UE doit adopter une stratégie de mainstreaming de genre, y compris un budget sensible au genre, pour s’appliquer à tous les instruments politiques de l’UE et accorder une attention particulière aux changements majeurs tels que les transitions numérique et verte. Enfin, BPW Europe soutient la campagne EWL 50/50 pour les élections européennes.

 

Manifeste de l’Europe BPW pour les élections de l’UE 2024

Ce que nous voulons ?

Une Europe qui :

  • Assure une égalité de rémunération pour un travail égal entre les femmes et les hommes
  • Obtient un équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes et les hommes soutenu par des incitations, des infrastructures, des politiques et des lois
  • Réalise l’égalité des femmes dans la prise de décision politique et dans les conseils d’administration
  • Donne du pouvoir aux femmes dans leur potentiel professionnel et de leadership
  • Garantit l’indépendance économique égale de toutes les femmes
  • Libère de toute discrimination et harcèlement à l’égard des femmes au travail
  • Alloue et met en œuvre des budgets sensibles au genre pour réaliser les droits des femmes et l’égalité à tous les niveaux
  • Représente les femmes dans la vie économique, civile et politique

Qui sommes-nous ?

Business Professional Women (BPW) International a été fondée en 1930 à Genève. Elle est devenue un réseau international de 30 000 membres dans 114 pays. BPW Europe est la région la plus forte avec 18 000 membres en Europe. BPW est un membre fondateur du Lobby européen des femmes (EWL) et est accrédité auprès du Conseil de l’Europe avec un statut consultatif. BPW International a obtenu un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) depuis 1947. BPW a collaboré à la promotion des Principes d’autonomisation des femmes (WEP) lancés par ONU Femmes et le Bureau du Pacte mondial des Nations unies. BPW Europe fait partie de la campagne du Parlement européen pour les élections de l’UE. BPW développe le potentiel professionnel, commercial et de leadership des femmes à travers le renforcement des compétences, le réseautage, la défense des intérêts et le mentorat dans le monde entier.

Registre de transparence de l’UE: 836392015840-91

Manifeste de l’Europe BPW pour les élections de l’UE 2024