#8Mars BPW France TRIBUNE Les Echos

Mode d’emploi Tous les classements d’entreprises sur la base de critères de mixité démontrent que les sociétés qui obtiennent les meilleurs résultats ont une dirigeante ou un dirigeant engagé. C’est la première condition avant de passer à l’action.

Après deux ans de travaux, le think tank Observatoire de la mixité fait six recommandations pour faire évoluer les organisations. S’il n’y a pas, en principe, de hiérarchie entre ces « mesures qui marchent », l’engagement fort de la dirigeante ou du dirigeant prévaut. Car en son absence, tout projet de progression durable de la mixité est totalement vain.

Pourquoi ? Parce qu’il est démontré, dans tous les classements d’entreprises établis sur la base de critères de mixité, que les entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats ont  une dirigeante ou un dirigeant engagé (e) . Leur engagement et leur exemplarité sont la condition sine qua non à l’engagement de l’équipe de direction et de tous les managers, à la justification et la légitimation des actions en interne ; et enfin à la motivation des équipes et au nécessaire élan pour la mixité.

Au nombre des cinq autres mesures figure la nécessité d’opérer un changement durable de culture d’entreprise et de s’orienter vers une culture de l’inclusion. Il convient aussi de prendre en compte la différence entre les cycles de carrières féminins et masculins, de fixer des objectifs de mixité individuels précis et ambitieux, et de partager le tableau de bord des indicateurs qui s’y rapportent. Enfin, encourager l’usage d’un langage inclusif s’impose.

Actions et postures

Comment cela se traduit-il au quotidien ? Par un certain nombre d’actions ou postures qui fonctionnent, selon l’Observatoire de la mixité, et notamment :

· l’inscription de la mixité dans la stratégie de l’organisation et sa déclinaison opérationnelle ;

· l’exemplarité de la dirigeante ou du dirigeant dans son vocabulaire et celui prôné par ses équipes. Mais aussi dans les nominations prononcées, dans son refus de participer à des tables rondes uniquement masculines (#JamaisSansElles), dans le sponsoring de femmes de l’organisation, dans son soutien fort et sa collaboration avec le réseau interne « mixité » lorsqu’il existe, dans sa discipline, son autorité et les sanctions appliquées ;

· la nomination d’une personne en charge de la mixité, qui rapporte de préférence à la direction générale. Directeur ou directrice (ou « executive vice president »), cette personne, nomméepar la dirigeante ou le dirigeant, travaille en coordination avec toutes les divisions, métiers, syndicats, ainsi qu’avec le réseau mixité s’il existe ;

· l’attribution d’un budget significatif pour concrétiser cet engagement ;

· Plusieurs fois par an, l’inscription régulière de la mixité à l’agenda des comités exécutifs (comex) des grandes entreprises ;

· le recours à une formation/sensibilisation de la direction et de son équipe, par exemple sous la forme d’un « cross coaching » entre le comex de différentes entreprises, ou « peer coaching » au sein d’une même organisation ;

· la production d’un chapitre sur le lien entre mixité et performance dans les publications institutionnelles de l’organisation (rapport annuel, rapport développement durable, document de référence), systématiquement validé par l’équipe dirigeante ;

· enfin, un plan de communication interne et externe ponctué de prises de paroles régulières de l’équipe dirigeante sur la thématique de la mixité.

Alors dirigeantes, dirigeants, engagez-vous aujourd’hui en faveur de la mixité femmes-hommes. Engagez-vous pour une entreprise moderne, créative, innovante et voyez votre organisation croître, de manière inclusive et en valorisant ses différences !

*Les signataires :

Michel Landel , parrain de l’Observatoire de la mixité, administrateur indépendant

Les coordinatrices de l’Observatoire de la mixité  : Caroline de La Marnierre (présidente de l’Institut du capitalisme responsable) et Marie-Christine Mahéas (auteure de « Mixité, quand les hommes s’engagent », aux éditions Eyrolles),

Les entreprises partenaires et leur représentant(e) : Arkea (Marc Gosselin), Sodexo (Bernadette Giard), Suez (Isabelle Calvez) et Sanofi (Bruno Laforge)

Les expertes et experts : Viviane de Beaufort (Essec Business School), Ingrid Bianchi (AFMD, Club XXIe Siècle), Arnaud de Bresson (Europlace), Agnès Bricard (BPW France), Armelle Carminati (Medef), Sylvie Gladieux (DFCG), Cristina Lunghi (Arborus), Hortense de Roux (Grandes Ecoles au Féminin), Agnès Touraine (IFA), Olga Trostiansky (Laboratoire de l’égalité) et Hélène Valade (Orse)

BPW France à la CSW63 NY

 

Retrouvez la page dédiée du site

 

LA CSW 63 IEME EDITION  –   MARS 2019 A L’ONU NY

Thème prioritaire de la CSW63 : Systèmes de protection sociale, accès aux services publics et infrastructure durable pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles ;

Thème d’examen : Autonomisation des femmes et lien avec le développement durable (conclusions concertées de la soixantième session)

Voici le site d’ONU FEMMES qui détaille le contenu de la CSW de cette année :

http://www.unwomen.org/fr/csw/csw63-2019

PROGRAMME

Dimanche 10 mars 2019  : Un diner a été organisé par BPW INTERNATIONAL pour le 100ème  anniversaire de BPW NEW-YORK ;

Etaient présentes notre Présidente Internationale Amany ASFOUR, notre VP Internationale , Catherine BOSSHART PLUGET, la Coordinatrice Europe , BOMBACI PIELLA et Agathe GONDINET et pour la France , moi-même,  Monique CALLOU et Priscilla OVAGHE toutes les deux de BPW Lyon ainsi que les BPW Internationales  Brésil,……

Lundi  11 mars 2019    :      Petit déjeuner de la Délégation Française qui s’est tenu à la Mission Permanente de la France 47ème street , pour le coup d’envoi de la CSW 63 

Étaient présents  l’ambassadeur de France aux USA , Francois Delattre ,  également  notre Ministre  Marlene Schiappa et la Cheffe de Cabinet de la DGCS Helene Furnon- Petrescu qui nous a soutenues en 2018 avec une subvention de 5000 euros

et 5  députées et députés dont Pierre Cabaré  qui  nous a auditionnées  à l’Assemblée Nationale,  il y a 6 mois sur les inégalités salariales .

il y avait 20 réseaux et j’ai pris la parole la première en présentant nos travaux et notre participation active auprès de Muriel Pénicaud , j’ai remis en même temps la plaquette de l’Index de l’Egalite , les resultats sur les entreprises de plus de 1000 salaries  et notre brochure BPW

La Ministre Marlene Schiappa a diffusé une brochure présentant les 100 mesures du gouvernement pour l’Egalite femmes hommes prises en 18 mois,  que je vous transmets en fichier attaché

Vous constaterez que l’index du Ministère du Travail n’apparait qu’en point 3 et sans mention !

Lundi 11 mars : Ouverture de la CSW 63 -ème session-Salle de l’Assemblée Générale

Election du bureau et l’adoption de l’ordre du jour provisoire et autres questions d’organisation suivi du débat ministériel sur les femmes en l’an 2000, la paix et le développement pour le 21ème siècle.

–  L’égalité des sexes est un sujet de pouvoir, c’est donc le pouvoir qu’il convient de redéfinir

–  Lorsque l’on exclut les femmes c’est le monde qui y perd

–  La csw63 doit servir à améliorer la vie des femmes et filles en se tournant vers l’avenir

–  La résilience est dans l’ADN des femmes

Débat général sur le thème de la 63éme session « les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et infrastructures durables au service de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et filles ».

– Rappel du Le rôle de la commission de la condition de la femme

– Rappel de l’utilité de cette session qui est d’intervenir pour les femmes et les filles qui ne le peuvent pas

– Les mesures de protection sociales ne sont pas adaptés aujourd’hui pour assurer une parfaite égalité et sécurité pour les femmes

Mardi 12 mars : début des évènements parallèles à la CSW63 de BPW internationale

Autonomisation économique des femmes en lien avec le développement durable -Evénement de BPW 

– Une information sur les 7 principes proposés (conseillés) par les entreprises sur la manière de responsabiliser les femmes sur le lieu de travail : présentation des pratiques et initiatives.

– Il est primordial de Reconnaître les rôles traditionnels et modernes des femmes afin de déverrouiller le potentiel des femmes dans la réalisation des ODD 6 et 5 et du programme élargi 2030.

– C’est en renforçant les capacités professionnelles des femmes que les objectifs de développement durable seront atteints

– L’Accès à l’eau, à l’assainissement et gestion équitable sont des conditions préalables au développement et à l’autonomisation des femmes.

– Dans de nombreux pays, les sécheresses, les inondations et la déforestation augmentent les risques pour les femmes et les filles, aggravées par le manque d’informations, la persistance de rôles culturels, etc.

– Les pays ont aussi l’obligation de garantir que le droit à l’eau soit exercé sans discrimination entre hommes et femmes. Le respect de cette obligation supprimera l’un des obstacles majeurs à la possibilité pour les femmes d’aller à l’école, d’obtenir une éducation et une formation appropriées et occuper des postes sur le lieu de travail.

–   Soutenir les femmes en leur donnant une place dans les négociations et décisions politiques

–   Augmenter le nombre de ménages dirigés par une femme

–   La résilience pour prévenir la destruction suite aux catastrophes naturelles

En route vers Biarritz ; « les droits des femmes au cœur du G7 » – Evénement Organisé par la CLEF+CARE

–   Un dialogue entre la société civile internationale ; les pays du G7 et les associations féminines du monde entier sur l’amélioration des Droits de la Femme

–   Création d’une banque de soutien pour les femmes africaines

–   Implication plus importante des personnes des entreprises civiles

–   Constat que l’application des textes de lois est une difficulté

–   Lorsque les femmes réussissent dans la vie, le foyer est plus prospère

Atelier Fleurs –évènement de BPW Internationale

Atelier de création de peinture sur la fleur (rose) afin de considérer la rose comme un symbole de notre épanouissement et valorisation de nos qualités intérieure.

Mercredi 13 : La protection sociale et inclusion financière comme moyen de faire progresser les FEMMES

(Chapelle)- BPW Internationale avec la Présidente de BPW Internationale ,  Amany Asfour et la Présidente du Global Summit of Women,  Irene  Natividad

Présentation des pays dont les entreprises cotées en bourses ont mise en place une stratégie législative en instaurant des quotas en matière d’égalité

– Présentation des pays ayant une législation solide en matière d’égalité salariale

– Une nécessité d’accélérer la croissance économique des femmes.

– Trois femmes leaders des secteurs public et privé ont partagés des stratégies pour accroître l’autonomisation économique des femmes dans différentes parties du monde, aussi bien en tant qu’entrepreneurs que dirigeante d’entreprise.

Femmes en situation de vulnérabilité et accès au service public et à la protection sociale -Evènement organisé par la CLEF et ONU Femmes

– La réalité des survivantes de crimes de guerre (viol et mutilation) – intervention d’une survivante de la RD du Congo

– Le combat pour faire reconnaitre le viol comme crime de guerre.

Projection des 20 premières minutes du film « womanthemovie » en avant-première en salle ECOSOC.

– Un film de Anastasia MIKOVA et YANN Arthur-Bertrand

– Film a but non lucratif soutenu par les ONGS du monde entier

– Suivi d’un débat sur la place de la femme dans le monde comme 1er indicateur de la bonne santé d’un pays

– Un regard du monde avec des yeux de femme

– Un film qui porte un regard admiratif sur toutes les femmes qui chacune à leurs manières, s’affirment et combattent les stéréotypes

RAPPEL HISTORIQUE :  LA CSW  –   CREATION A L’ONU A NEW-YORK en 1947 

La Commission de la condition de la femme (the Commission on the Statut of Women CSW) s’est réunie pour la première fois dans l’État de New York, en février 1947, peu après la création des Nations Unies. Les 15 représentants gouvernementaux présents étaient des femmes.

Très vite la Commission s’est employée à établir des normes et à formuler des conventions internationales afin de modifier les lois discriminatoires et d’encourager une prise de conscience mondiale des problèmes que rencontrent les femmes.

La Commission a rédigé les premières conventions internationales sur les droits des femmes, telles que la Convention de 1953 sur les droits politiques de la femme.

La Convention de 1951 de l’Organisation internationale du travail sur l’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un travail de valeur égale consacrait le principe de l’égalité de rémunération pour un travail égal.

La Commission s’est chargée de coordonner et de promouvoir les travaux  des Nations Unies sur les questions économiques et sociales relatives à l’autonomisation des femmes.

La Commission a servi d’organe préparatoire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes de 1995qui a adopté la Déclaration et le Programme d’action de Beijing.

En 2011, les quatre composantes du système des Nations Unies ont fusionné pour devenir ONU Femmes, qui est désormais le Secrétariat de la Commission de la condition de la femme CSW

Elle a établi d’étroites relations avec les organisations non gouvernementales dotées du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), invitées à participer à ses travaux en qualité d’observateurs.

Les ONG ont joué un rôle déterminant dans la définition du cadre politique mondial actuel en matière d’autonomisation des femmes et d’égalité des sexes.

La Commission de la condition de la femme (CSW) est aujourd’hui le principal organe intergouvernemental mondial exclusivement dédié à la promotion de l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et joue un rôle déterminant dans la promotion des droits des femmes en documentant la réalité de la vie des femmes dans le monde et en élaborant des normes mondiales en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes.

En tant que représentante de la Fédération internationale des femmes d’affaires et des femmes professionnelles aux Nations Unies, BPW a activement défendu les préoccupations des femmesDes efforts inlassables qui ont influencé presque toutes les résolutions de l’Assemblée générale et de ses organes subsidiaires concernant la condition de la femme.

Chaque année la commission se réunit aux Nations Unies en se consacrant sur un thème prioritaire s’inspirant de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing ( document de référence en matière d’égalité des sexes à échelle mondiale) ; le but étant de débattre sur la situation générale en matière d’égalité, identifié les objectifs atteints et les défis à relever afin de réduire ces écarts.

BPW France dans la Revue ENA

Qu’est-ce que l’equal pay day ?

Quels sont vos constats en termes d’inégalités de revenus et de retraites ?

Quels liens faites-vous avec les Objectifs de développement durable de l’Onu ?

Vous oeuvrez également pour promouvoir les femmes dans les conseils d’administration ?

Quels sont vos actions complémentaires ?

BPW FRANCE réponds et souligne que : Au-delà de l’objectif de l’État français de réduire de 9 % les inégalités salariales à travail égal, nous considérons les inégalités de revenus salariaux et les inégalités de pensions de retraite, à savoir 24% d’écart de revenu moyen, et 42 % d’écart de pensions de retraite.

Téléchargez l’article de BPW FRANCE

BPW auditionnée par FRANCE STRATEGIE

BPW FRANCE auditionnée le 19 avril dans le cadre de la mission d’élaborer un diagnostic et des recommandations pour mobiliser les entreprises françaises actives à l’international en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, dans le cadre de leurs démarches de responsabilité sociétale.

Retrouvez toutes les informations : https://www.strategie.gouv.fr/actualites/egalite-entre-femmes-hommes-linternational-nouvelle-saisine-de-plateforme-rse

Forum JUMP Juin 2019 – La transformation digitale : comment faire d’un risque une opportunité pour l’égalité ?

BPW FRANCE soutient et sera présente comme chaque année.

Comment la transformation digitale va-t-elle révolutionner l’entreprise et quel impact aura-t-elle sur l’égalité professionnelle ?
Comment les organisations parviendront-elles à recruter des équipes mixtes avec la sous-représentation des femmes dans les formations STEM* ? Comment peuvent-elles identifier des talents en interne, former des femmes pour des postes dans la transformation digitale, et surtout les garder ?
Comment s’assurer que l’intelligence artificielle et la digitalisation du travail ne renforcent pas les biais contre les femmes ?
Comment être sûr.e.s que l’innovation et l’expérience client sont pensées en prenant en compte les besoins des femmes ?
Comment faire pour que les nouveaux modes de travail soient une opportunité d’inclusion, plutôt qu’une menace sur la qualité de vie et le bien-être ?
Comment pouvons-nous construire une économie numérique et une culture d’entreprise inclusives ?

Ce Forum JUMP a pour objet d’aider toutes les entreprises, qu’elles évoluent dans le secteur de la Tech ou non,
à développer une approche inclusive de la transformation digitale.
*STEM: Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques

SOMMET W7 POUR LE G7 BIARRITZ

BPW France sera présente en les personnes  de Sarah Mantah et moi-même

Vous trouverez ci-dessous la présentation du W7 dont l’objectif est de présenter un manifeste en faveur d’une politique féministe au sommet du G7 DE Biarritz .

La présentation du G7

Le G7 est un groupe de discussion réunissant sept des plus grandes puissances économiques du monde, et l’Union européenne. Sa présidence est tournante. En 2019, c’est la France qui accueillera le Sommet du G7, à Biarritz.

L’égalité femmes-hommes au coeur du G7 ?

La présidence française du G7, qui se déroulera tout au long de l’année 2019, a fait de la lutte contre les inégalités sa priorité. Dans ce cadre, la thématique égalité femmes-hommes a vocation à être traitée dans l’ensemble des sujets abordés par le G7. Le G7 2018 au Canada avait impulsé une dynamique en ce sens. Elle se poursuit en 2019, notamment par la reconduction du Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Cet affichage en termes de priorités doit désormais se traduire en engagements concrets de la part des Etats du G7. Il y a une différence entre un affichage déclaratif des défis à relever en matière d’inégalités femmes-hommes, et la prise de décision pour y remédier, c’est-à-dire via des engagements financiers et l’ouverture des processus de décisions aux activistes féministes, à la fois dans les politiques intérieures des pays du G7 et dans leur diplomatie.

Présentation du Women  7  –  W7

Le mouvement W7 rassemble des associations qui défendent les droits des femmes et des filles dans les pays du G7 et dans le monde, et qui se mobilisent pour que le G7 prenne des mesures politiques et financières en faveur de l’égalité de genre.

Le manifeste

Pour que le G7 adopte une position et des politiques véritablement féministes, deux leviers prioritaires doivent être activés :

• L’augmentation des ressources financières allouées aux associations et ONG féministes qui, à tous les niveaux (local, national, international) ont la légitimité et l’expertise terrain pour porter des initiatives qui ont un impact concret pour les droits des femmes et des filles.
• L’évolution vers une participation pleine et effective des femmes et des filles aux instances de décision, en reconnaissant la diversité des femmes, et en donnant une voix égale à chacune, quels que soient ses privilèges ou les situations de vulnérabilité auxquelles elle fait face.

Le Sommet Women 7 (W7) aura lieu à la Maison de l’UNESCO, à Paris, le 9 mai.
Autour de tables rondes et d’échanges, des féministes du monde entier demanderont aux responsables politiques de s’engager pour un G7 véritablement féministe

Le programme ci-dessous

BPW France dans le JDD du 9 Juin

Les YOUNG BPW FRANCE investies plus que jamais :

Business and Professional Women (BPW) parmi les signataires…

« Espérons que le G7 soit aussi ambitieux que sa jeune génération »

La traditionnelle photo du G7, ici à Charlevoix au Canada en 2018. (Reuters)

TRIBUNE – Thomas Friang, Anne-Laure Juif, Meriyem Kokaina et Hamza Maata, les co-présidents du « Youth 7 », un groupe d’engagement du G7 envers la jeunesse, appellent à un monde « plus juste » et à « s’attaquer à la question des inégalités ». A Paris cette semaine, des délégués de moins de 30 ans venus du monde entier présenteront le fruit de six mois de réflexion.

La tribune : « Cette année, le G7, présidé par la France, s’attaque à la question des inégalités. Socialement, elles deviennent de plus en plus dures. Politiquement, elles sont de plus en plus criantes. Nous avons besoin de politiques ambitieuses pour traiter ce problème de taille. C’est pourquoi le G7 travaille étroitement avec la société civile et les jeunes en particulier. Rassemblés par le Y7 (comme « Youth 7 ») cette semaine à Paris, des délégués de moins de 30 ans venus du monde entier vont présenter le fruit de six mois de réflexion au président de la République, au gouvernement et aux parlementaires pour façonner un monde plus équitable.

Un monde où il faut six générations pour s’extirper de la pauvreté n’a pas de futur

Parce qu’un monde où il faut six générations pour s’extirper de la pauvreté n’a pas de futur. Les inégalités économiques deviennent de moins en moins acceptables. Il n’y a pas de ­justice quand les classes moyennes paient l’impôt rubis sur l’ongle mais que l’évasion fiscale coûte aussi cher à l’Etat que les recettes totales de l’impôt sur le revenu. C’est pourquoi le Y7 ­appelle le G7 à prendre des sanctions ­financières communes contre les entreprises et les particuliers qui se soustraient à l’impôt. Un gel des avoirs à ­travers l’ensemble des plus grandes économies ­industrialisées devrait en ­dissuader plus d’un.

Parce qu’un monde où seulement 3% des dirigeants d’entreprise sont des femmes n’est pas viable. Opposer une moitié de l’humanité à l’autre n’est plus possible. C’est pourquoi le Y7 appelle le G7 à exiger la parité dans les comités exécutifs autant que dans les conseils ­d’administration.

Parce qu’un monde où les ­ouvriers ont de moins en moins accès à la formation professionnelle ne peut pas absorber le choc de la révolution numérique. Un métier sur deux sera profondément transformé d’ici dix ans. Comment nous assurer que nous aurons les mêmes chances face aux disruptions technologiques? De nombreuses mesures sont à prendre, à commencer par ­l’extension de la ­protection sociale à tous les ­microentrepreneurs de l’économie du ­partage, comme le propose le Y7.

Ce sont aussi nos idéaux démocratiques que nous devons protéger

Parce que notre monde fait face aux dangers du changement ­climatique, qui frappera plus fort les plus vulnérables. La génération du Y7 connaîtra des étés à 55°C en France avant d’accéder à la retraite. C’est pourquoi nous appelons le G7 à redoubler ­d’efforts pour atteindre la ­neutralité carbone avant 2050 sans s’arrêter de travailler pour que la justice climatique ­complète le droit international.

Nos sociétés sont parfois menacées par des poussées populistes. Ce risque ne va pas en diminuant. A mesure que les inégalités s’accentuent, y ­compris par le fait nouveau des grandes mutations climatiques et technologiques, nos institutions encourent un risque plus grave de perdre pied. Pour le G7, c’est désormais bien plus qu’un enjeu de justice sociale ; ce sont aussi nos idéaux démocratiques que nous devons protéger. Pour cela, faisons confiance à la jeunesse pour nous guider avec sagesse. Pour cela, espérons que le G7 soit aussi ambitieux que sa jeune génération. »

Les signataires : 

Thomas Friang, Anne-Laure Juif, Meriyem Kokaina et Hamza Maata, Co-présidents du Y7, et l’Institut Open Diplomacy, ESCP Europe, Max Havelaar, HEIP, PwC, Unis-Cité, MakeSense, l’Office franco-allemand de la jeunesse, Article 1, Jeunesse Outre Mer, le Réseau français des étudiants du développement durable (REFEDD), la Confédération nationale des Juniors Entreprises, Les Entretiens d’Excellence Alumni, le Conseil national des femmes françaises, le Réseau Cadres et Étudiants, Paris Data Ladies, Digital Ladies and Allies, BSI Economics, Emma, Business Professional Women (BPW), le Comité interuniversitaire des Nations unies de Paris, GarageISEP, Future Leaders Network of the UK, Young Diplomats of Canada, Young European Leadership, Young Professionals in Foreign Policy of the US, Policy Innovation in Germany, Young Ambassadors Society of Italy, G7/G20 Youth Japan.