Placer l’égalité F/H au cœur de la réforme de l’apprentissage

Placer l’égalité femmes-hommes au cœur de la réforme de l’apprentissage…

Au regard de l’égalité femmes-hommes, la population des personnes en apprentissage présente de nombreux déséquilibres. D’une part les femmes ne constituent qu’un tiers du total des apprenti.e.s. D’autre part, elles sont cantonnées à des secteurs perçus comme « féminins », très peu porteurs de contrats d’apprentissage. Ainsi, elles représentent 94% des filières du service mais 7,7% des métiers de la production.

Face à un tel déséquilibre, le Laboratoire de l’Egalité appelle le Gouvernement à placer l’égalité femmes-hommes au cœur de la réforme de l’apprentissage. L’association considère nécessaire de mieux valoriser les filières majoritairement investies par des filles, d’améliorer les conditions d’accueil des garçons et des filles dans les Centres de Formation pour Adultes (CFA) et les entreprises, et d’inciter les branches professionnelles à favoriser la mixité par la mobilité et la reconversion professionnelle.

… et de la formation professionnelle

Le même type de déséquilibre touche la formation professionnelle. En moyenne, les femmes peuvent espérer bénéficier de 12 heures de formation par an, contre 20 heures pour les hommes. De même, lorsque les femmes cadres bénéficient en moyenne de 26 heures de formation, les ouvrières en obtiennent 6. Par ailleurs, la présence d’enfants de moins de 6 ans au sein de la cellule familiale, entraîne une réduction de 30% du temps consacré par les femmes à la formation, alors qu’elle est sans effet pour les hommes. Enfin, la formation débouche moins souvent sur une qualification pour les femmes que pour les hommes. Ces inégalités résultent pour beaucoup du fait que les femmes assurent encore majoritairement les responsabilités familiales et les charges domestiques, leur disponibilité pour accéder à une formation s’en trouvant réduite.

Face à ces inégalités, le Laboratoire de l’égalité appelle également le Gouvernement à placer l’égalité femmes-hommes au cœur de la réforme de la formation professionnelle. Il est nécessaire de former plus systématiquement les professionnel.le.s des ressources humaines et les managers aux inégalités femmes-hommes afin que les biais de sexe n’impactent plus les processus RH et de management, notamment  lorsqu’il s’agit de la formation des salarié.e.s. Il convient aussi d’inciter les organismes gestionnaires de formations (Organismes paritaires collecteurs agréés, Pôle Emploi, organismes formateurs…) à prendre en compte les questions d’égalité et de mixité dans leur mission : veiller à équilibrer les offres, pousser à la mixité des métiers, adapter l’offre de formation et compenser les contraintes liées aux responsabilités domestiques et familiales ou à l’éloignement géographique, qui pèsent encore davantage sur les femmes.

Valoriser le potentiel des femmes en réduisant l’écart de taux d’activité entre les femmes et les hommes

L’Organisation de coopération et de développement économiques affirme qu’une réduction de moitié de l’écart de taux d’activité entre les femmes et les hommes entrainerait une hausse du Produit Intérieur Brut d’environ 6% d’ici 2030. Pour accroitre sa compétitivité et gagner « la bataille de la compétence et des talents », la France doit renforcer ses investissements et adapter ses dispositifs d’apprentissage et de formation professionnelle de manière à mieux valoriser le potentiel des femmes qui constituent désormais quasiment la moitié du marché du travail.

Ces arguments économiques, rejoignent, ce n’est pas toujours le cas, les impératifs de justice et d’équité au fondement de l’égalité.

Le Laboratoire de l’égalité rassemble 1300 femmes et hommes qui partagent une culture commune de l’égalité. Tous et toutes, quelle que soit leur sensibilité politique, sont déterminé.e.s à mobiliser des moyens pour obtenir une mise en œuvre effective de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Les membres proviennent de milieux professionnels très différents : associations, entreprises, réseaux de femmes, fonction publique, syndicats, monde politique, recherche, médias, blogosphère… 

BPW au séminaire organisé par la Commission nationale française à l’UNESCO au CIEP Sèvres pour le réseau Écoles Associées de l’ UNESCO

Marie-Claude Machon Honoré a présenté les actions de BPW lors du séminaire organisé par la Commission nationale française à l’UNESCO au CIEP Sèvres pour le réseau Écoles  Associées de l’ UNESCO.

Retrouvez la présentation PPT ici :

présentation réSEAU Ecoles Asscoiées 16-02-18-1 BPW International.pdf

Téléchargez le rapport sur l’égalité professionnelle face à la formation

Dans le cadre du Conseil supérieur de l’Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes, retrouvez le rapport sur l’égalité professionnelle face à la formation « Faire d’un système rénové de formation professionnelle un outil majeur d’égalité au travail entre les femmes et les hommes »,  de Catherine SMADJA-FROGUEL. Il a été remis à Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes le 20 février 2018.

Ce rapport s’oriente autour de 3 axes :

§  Réaliser un état des lieux quantitatif et qualitatif de la loi de 2014 portant réforme de la formation professionnelle et de la loi travail de 2016, et ce, à l’aune de la question de l’égalité entre les femmes et les hommes : l’accès des femmes et des hommes à la formation, l’accès des femmes et des hommes aux formations qualifiantes ;

§  Identifier les freins rencontrés par les femmes dans l’accès à la formation et la prise en compte de leurs besoins de formation tout au long de leur déroulement de carrière ;

§  Formuler tout particulièrement des recommandations :

o    sur l’égal accès des femmes aux formations dans le domaine du numérique, que ce soit dans les usages qui peuvent en être faits dans le monde du travail ou dans les possibilités de reconversion vers les métiers du numérique ;

o    sur les formations des femmes les moins qualifiées ou en situation de précarité.

Télécharger le rapport égalité professionnelle formation (clic)

CSW62 du 12 au 23 mars à New York

Grâce au statut consultatif de BPW International à l’ONU-ECOSOC, BPW France a pu être présente l’année dernière à la CSW61 à New York. La Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW) est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. L’année dernière, la CSW avait pour thème « L’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution ». Sarah Mantah, secrétaire générale de BPW France, a pu représenter notre association. Retrouvez son rapport ici : Participation_de_BPW_France_a_la_CSW61.pdf

La soixante et deuxième session de la Commission de la condition de la femme aura lieu au siège des Nations Unies à New York du 12 au 23 mars 2018, et portera sur la question suivante : « Problèmes à régler et possibilités à exploiter pour parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural ».

BPW France au Salon de l’Agriculture

L’association BPW France a participé au Salon de l’Agriculture 2018 pour se positionner  sur la situation et les droits professionnels des agricultrices en France. Sarah Mantah, secrétaire générale de BPW France, a été interviewée a cette occasion. Retrouvez les vidéos de l’interview en cliquant sur les liens ci-joint !

1) Présentation de BPW

2) L’accès au crédit bancaire des agricultrices et le Fond de garanti à l’initiative des femmes (FGIF)

Consultez le site du FGIF ici : http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/dossiers/egalite-professionnelle/entrepreneuriat-des-femmes/fgif/

3) La formation professionnelle et le VAE

4) La place des agricultrices à l’international et notamment à travers les résolutions de l’ONU

 

OUVERTURE DES INSCRIPTIONS pour la 1ère CONSULTATION CITOYENNE « pour un statut européen des femmes » le 28 juin

BPW FRANCE soutiens l’OUVERTURE DES INSCRIPTIONS pour la 1ère CONSULTATION CITOYENNE « pour un statut européen des femmes »  le 28 juin qui se passera en fait à la Maison de l’Europe.

Les expertes sur cette session sont :
– Hélène Périvier, économiste à l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques l Centre de recherche en économie de Sciences Po)
– Marie Mercat-Bruns, maitre de conférences en droit privé au CNAM  et professeure affiliée à l’Ecole de Droit de Sciences Po

https://www.sciences-po.asso.fr/gene/main.php?base=326&id=8018

LA CLEF et les défis de l’Europe

Cet événement, que la CLEF co-organise avec Gender Five + et Citoyennes pour l’Europe, marque le départ d’une campagne d’influence afin de mobiliser les femmes en vue des élections européennes de 2019.

Suite au constat d’un désintérêt général des mobilisations citoyennes aux élections européennes et plus particulièrement à celui des femmes, Il est primordial d’agir.

En effet, en France, aux dernières élections européennes de 2014, seulement 37% des femmes ont voté pour 49% des hommes. Pour mémoire, la moyenne européenne en 2014 a été de 41% pour les femmes et de 45% pour les hommes. Rappelons également que la moitié des femmes européennes déclaraient alors ne pas disposer des informations nécessaires pour aller voter (Etude post-électorale du Parlement Européen, Bruxelles, Octobre 2014).

Pour cela, nous lançons une campagne de sensibilisation des femmes pour qu’elles se saisissent de leur pouvoir de citoyenne européenne et pour qu’elles se rendent  aux urnes, désireuses de peser sur les politiques européennes actuelles qui nous concernent tou.te.s.

Notre campagne « Ta voix, Ton vote« , s’ouvre par un Colloque rassemblant personnalités académiques, parlementaires et expertes des questions européennes. Elle a pour principal objectif de convaincre les femmes de ce que l’Europe leur apporte et peut leur apporter dans le futur. Ainsi, leurs voix comptent pour renforcer leurs droits, notamment contre la montée inquiétante des populismes en Europe.

Nous partageons les objectifs du manifeste du Lobby Européen des Femmes (LEF) qui appelle à ce que les femmes aient les mêmes opportunités que les hommes dans toutes les sphères de leur vie. (https://www.womenlobby.org/?lang=en)

Les voix des femmes ont une place fondamentale dans nos futures politiques environnementales, sociales, politiques et économiques, principalement dans la recherche d’une construction européenne à dimension solidaire et inclusive où les droits humains universels seront respectés.

« L’intelligence artificielle, pas sans elles ! »

 

« L’intelligence artificielle, pas sans elles ! » Le nouvel ouvrage de la collection Égale à égal – Communiqué du 20 février 2019 : Formidable source d’espoirs et d’inquiétudes, l’intelligence artificielle (IA) dont les humains dotent les machines (ordinateurs, robots…) bouleverse le 21ème siècle, envahit notre quotidien, nos vies. Mais avec 12 % de femmes dans le secteur, l’intelligence artificielle se conjugue au masculin. A chaque étape de leur fabrication, les algorithmes, briques de l’IA, absorbent « automatiquement » des stéréotypes sexués, les diffusent, les pérennisent. Les algorithmes apprennent… à être machistes !

Dans le cadre de ses travaux sur l’intelligence artificielle et l’égalité femmes-hommes, le Laboratoire de l’Égalité, en partenariat avec le Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI), est heureux de vous convier à la soirée de lancement du livre « Intelligence Artificielle, pas sans elles ! » organisée le mardi 12 mars à 19h00, en présence de Cédric Villani.

Pour obtenir plus d’informations et pour vous inscrire, cliquez sur le lien suivant : https://events.cri-paris.org/e/444/inegalites-artificielles-la-contagion-sexiste-des-algorithmes  Mail retour du CSEP

L’intelligence artificielle, pas sans elles ! Communiqué du 20 février 2019 – Laboratoire de l’Egalité(1).pdf

 

 

 

BPW France aux 1ers RESULTATS INDEX 5 mars

 

Madame Muriel PENICAUD, Ministre du Travail, et Madame Marlène SHIAPPA, Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, convient à un buffet déjeunatoire les associations référentes sur le sujet de l’égalité salariale et entreprises de + 1000 salariés, à l’occasion de la publication des  premiers résultats de l’index de l’égalité femmes hommes le 5 mars 2019 prochain.

Quelques jours avant la Journée internationale pour les droits des femmes ce déjeuner sera l’occasion de partager les premiers résultats de l’index de l’égalité femmes hommes, pour les 1400 entreprises de plus de 1000 salariés, dans le cadre de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel promulguée en septembre 2018.