Directive transparence des rémunérations : où en sont les États membres ?

Directive européenne · Transparence salariale · 2026

Directive transparence des rémunérations : où en sont les États membres ?

4
États membres conformes au 7 juin 2026
13%
Écart de rémunération moyen en Europe
2023
Année d’adoption de la directive
7 juin
Date limite de transposition
BPW Europe
6 min de lecture
Introduction

Directive transparence des rémunérations : où en sont les États membres ?

La directive européenne sur la transparence des rémunérations représente une avancée majeure pour l’égalité salariale en Europe. Adoptée en 2023, cette directive devait être transposée en droit national par tous les États membres au plus tard le 7 juin 2026. Or, à cette date, seuls quatre pays ont respecté l’échéance fixée par l’Union européenne.

Chez BPW Europe, l’égalité de rémunération est l’un de nos axes de travail prioritaires. Nous suivons donc de très près le déploiement de ce texte législatif fondamental pour les droits des femmes au travail.

La directive

Qu'est-ce que la directive sur la transparence des rémunérations ?

La directive européenne 2023/970 a été adoptée par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne. Elle vise à renforcer l’application du principe d’égalité de rémunération entre femmes et hommes.

Les obligations concrètes pour les employeurs

Ce texte impose aux entreprises plusieurs obligations claires. Ainsi, les travailleurs européens disposeront d’outils concrets pour identifier et contester des inégalités salariales.

Avant l’embaucheCommuniquer des informations sur les salaires avant le recrutement, dès l’offre d’emploi.
Rapports obligatoiresPublier des rapports réguliers sur les écarts de rémunération entre femmes et hommes au sein de l’entreprise.
Droit à l’informationDonner aux salariés le droit de connaître le niveau de salaire des collègues exerçant un travail équivalent.
Fin de la confidentialitéInterdire les clauses de confidentialité sur les salaires, qui empêchaient jusqu’alors toute comparaison.

Pourquoi cette directive est-elle si importante ?

En Europe, l’écart de rémunération entre femmes et hommes reste en moyenne de 13 %. Cet écart persiste malgré des décennies de législation sur l’égalité salariale. Par ailleurs, les femmes subissent des discriminations invisibles, difficiles à prouver sans données transparentes. C’est pourquoi cette directive change profondément la donne en plaçant la charge de la preuve du côté des employeurs.

En rendant les données salariales accessibles et comparables, la directive crée les conditions d’une égalité de rémunération effective. Elle s’attaque ainsi aux mécanismes invisibles qui perpétuent les inégalités depuis des décennies, là où les lois précédentes restaient insuffisantes faute d’outils de contrôle concrets.

État d'avancement

État d'avancement de la transposition dans les États membres

La date limite de transposition était fixée au 7 juin 2026. À ce jour, seuls quatre États membres ont mis en conformité leur droit national avec la directive sur la transparence des rémunérations.

Les quatre pays pionniers

Ces pays ont démontré une volonté politique forte d’avancer rapidement sur l’égalité salariale. Leur exemple montre qu’une transposition rapide est tout à fait possible lorsque la volonté politique est au rendez-vous.

MalteTransposition complète au 7 juin 2026
ItalieTransposition complète au 7 juin 2026
SlovaquieTransposition complète au 7 juin 2026
LituanieTransposition complète au 7 juin 2026

Les retards de transposition en Europe

La majorité des États membres n’ont pas encore adopté les mesures législatives nécessaires. Certains pays ont notifié la Commission européenne d’une demande de délai supplémentaire. Cependant, la Commission a clairement indiqué qu’elle n’accorderait aucune extension. Elle a donc engagé des procédures actives à l’encontre des États membres défaillants.

Cette situation est préoccupante. En effet, chaque mois de retard représente des milliers de travailleuses privées de leurs droits à la transparence salariale. Les employeurs des pays en retard continuent de bénéficier d’une opacité que la directive était précisément conçue à lever.

« Chaque mois de retard représente des milliers de travailleuses privées de leurs droits à la transparence salariale. »
La Commission européenne

La position de la Commission européenne

La Commission européenne adopte une ligne ferme face aux retards de transposition. Elle n’a accordé aucune dérogation et poursuit activement les pays qui n’ont pas encore mis en œuvre la législation.

Cette détermination envoie un signal fort aux gouvernements européens. La transparence des rémunérations n’est plus une option. C’est une obligation légale avec des conséquences réelles en cas de non-respect.

Par ailleurs, des procédures d’infraction peuvent aboutir à des sanctions financières importantes pour les États récalcitrants. Cette pression juridique et financière devrait accélérer les transpositions en cours dans les mois à venir.

Aucune dérogation accordée
La Commission a refusé toutes les demandes d’extension de délai formulées par les États membres.
Procédures actives engagées
Des procédures d’infraction sont en cours contre les États n’ayant pas transposé la directive dans les délais.
Sanctions financières possibles
Les États récalcitrants s’exposent à des astreintes financières importantes devant la Cour de justice de l’UE.
Pression politique maintenue
La Commission rappelle régulièrement aux gouvernements que l’égalité salariale est une priorité non négociable.
Notre engagement

Le rôle de BPW Europe dans ce dossier

BPW Europe suit activement le déploiement de la directive sur la transparence des rémunérations dans chacun des pays membres. Notre Groupe de travail sur le plaidoyer et la définition de l’agenda mène une veille permanente sur ce sujet.

Notre action de lobbying européen

Nous travaillons à plusieurs niveaux pour accélérer la mise en œuvre de cette directive. Ainsi, BPW Europe joue un rôle de vigie et d’amplificateur de la société civile auprès des instances décisionnelles.

Interpellation des gouvernementsMobiliser les sections BPW de chaque pays pour interpeller directement les gouvernements nationaux sur l’état de transposition.
Production d’analysesProduire des rapports réguliers sur l’état d’avancement de la transposition dans chaque État membre.
Soutien aux campagnesSoutenir les campagnes nationales sur l’égalité salariale et la transparence des rémunérations.
Alerte aux institutionsAlerter les institutions européennes sur les retards constatés et les risques pour les travailleuses concernées.

Un appel à mobilisation pour les sections nationales

Nous invitons chaque section BPW nationale à nous informer sur deux points précis : l’existence d’une campagne active sur la transparence des rémunérations dans votre pays, et l’état d’avancement de la transposition de la directive dans votre législation nationale. Ces informations nous permettent d’orienter notre action de plaidoyer au niveau européen de façon ciblée et efficace.

Vous représentez une section BPW nationale ?Partagez l’état d’avancement dans votre pays avec notre groupe de travail.
Analyse

Transparence salariale : un levier pour réduire les inégalités

La transparence des rémunérations n’est pas qu’une question juridique. C’est un levier puissant pour transformer les pratiques en entreprise. Les études montrent que les organisations qui publient leurs données salariales réduisent leurs écarts de rémunération plus rapidement que les autres.

Cependant, la loi seule ne suffit pas. Elle doit s’accompagner d’une culture d’entreprise favorable à l’égalité et d’une prise de conscience collective. C’est pourquoi les campagnes de sensibilisation des associations comme BPW restent indispensables.

En France, en Allemagne, en Espagne ou encore en Belgique, des acteurs de la société civile attendent avec impatience la transposition de ce texte. Des millions de travailleuses sont concernées directement par les droits nouveaux que cette directive leur confère.

« Les organisations qui publient leurs données salariales réduisent leurs écarts de rémunération plus rapidement que les autres. »

Ce que vous pouvez faire dès maintenant

Vous souhaitez agir concrètement pour l’égalité salariale dans votre pays ? Voici quelques pistes accessibles à toutes et à tous.

Informez-vous
Vérifiez l’état de transposition de la directive dans votre pays sur le site de la Commission européenne.
Rejoignez BPW
Rejoignez ou soutenez une section BPW nationale active sur ce sujet pour amplifier la pression collective.
Interpellez vos élus
Contactez vos représentants nationaux et européens pour exiger une transposition rapide et complète.
Partagez cet article
Diffusez cette information dans vos réseaux professionnels pour sensibiliser autour de vous.
Conclusion

Une mobilisation collective indispensable

La directive sur la transparence des rémunérations est un outil puissant. Son impact réel dépendra de la rapidité et de la qualité de sa mise en œuvre dans chaque État membre. BPW Europe continuera à suivre ce dossier avec la plus grande attention et à alerter les instances compétentes face aux retards constatés.

Nous comptons sur l’engagement de chaque section nationale pour faire avancer ce combat commun. Ensemble, nous pouvons accélérer la fin des inégalités salariales en Europe. Vous représentez une section BPW nationale ? Contactez notre groupe de travail pour partager votre retour d’expérience et rejoindre notre réseau de veille européen.

« La transparence des rémunérations n’est plus une option. C’est une obligation légale avec des conséquences réelles en cas de non-respect. »
Rejoignez BPW Europe dans ce combatBPW Europe agit pour l’égalité salariale dans tous les pays membres. Mobilisons-nous ensemble.

Chiffres clés

4États membres conformes au 7 juin 2026
13 %Écart de rémunération moyen en Europe
2023Année d’adoption de la directive
7 juin 2026Date limite de transposition
27États membres concernés

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TRIBUNE BPW FRANCE « Le temps est venu de nommer une femme à la tête du gouvernement »

Tribune · Parité politique · Gouvernement

Le temps est venu de nommer une femme à la tête du gouvernement

61
Réseaux signataires du collectif 2GAP
0
Femme nommée à Matignon depuis 1958
40%
Femmes dans les gouvernements récents
2026
L’urgence d’agir maintenant
Tribune BPW France
6 min de lecture
Tribune

BPW France signe la tribune 2GAP : une demande historique et urgente

BPW France a signé, aux côtés de soixante autres réseaux professionnels féminins et mixtes réunis au sein du collectif 2GAP (Gender & Governance Action Platform), une tribune adressée au Président de la République. Elle porte une demande claire, mesurée et longtemps différée : nommer une femme à la tête du gouvernement.

Cette demande n’est pas symbolique. Elle est stratégique. Depuis la fondation de la Ve République en 1958, aucune femme n’a occupé la fonction de Première ministre de façon durable. Édith Cresson, en 1991, reste à ce jour la seule exception — et elle n’a exercé ses fonctions que onze mois. Soixante-cinq ans plus tard, la question se pose avec une acuité nouvelle.

BPW France, qui milite pour l’égalité économique, professionnelle et politique des femmes depuis des décennies, considère que la composition du sommet de l’État est indissociable des politiques d’égalité salariale, de lutte contre les violences, de réforme des retraites, d’accueil de la petite enfance et de congé parental. Les deux sujets ne peuvent plus être traités séparément.

Lire la tribune complète du collectif 2GAPPubliée sur Challenges.fr — signée par 61 réseaux dont BPW France
Contexte

Pourquoi cette demande est urgente en 2026

Les crises se succèdent — économiques, géopolitiques, sociales, climatiques — et elles ont un point commun : leurs conséquences pèsent de façon disproportionnée sur les femmes. La pauvreté, les violences, les inégalités au travail, la charge domestique non reconnue : ce sont des réalités qui ne disparaissent pas d’elles-mêmes. Elles requièrent des décisions politiques. Et ces décisions sont encore aujourd’hui majoritairement prises par des hommes.

BPW France partage le constat formulé dans la tribune 2GAP : lorsque les femmes et les hommes partagent réellement le pouvoir de décision, les politiques publiques sont plus efficaces, plus durables et mieux adaptées à l’ensemble de la population. Ce n’est pas une conviction militante isolée. C’est un résultat documenté par des organisations aussi diverses que l’ONU Femmes, l’OCDE, le Fonds monétaire international et de nombreux travaux académiques.

« Il est internationalement proclamé et démontré que si les femmes et les hommes partageaient la décision, et donc le pouvoir, la paix et le développement seraient plus durables. »

La période de constitution d’un gouvernement est précisément le moment où cette transformation peut s’engager. Ce n’est pas un détail de forme : c’est la condition pour que l’égalité proclamée devienne une égalité réelle.

Nos demandes

Ce que BPW France demande concrètement

La tribune signée par BPW France avec le collectif 2GAP formule des demandes précises, opérationnelles et immédiatement réalisables. Elles ne nécessitent aucun texte législatif supplémentaire. Elles relèvent exclusivement de la volonté politique.

Une femme à Matignon
Nommer une femme à la tête du gouvernement pour la première fois de façon durable dans l’histoire de la Ve République.
Parité au gouvernement
Garantir une représentation à 50/50 au sein du Conseil des ministres, y compris dans les portefeuilles régaliens — finances, défense, intérieur, justice.
Parité dans les cabinets
Imposer la parité au sein des cabinets ministériels et à leur tête, là où se prend une grande partie du travail normatif quotidien.
Femmes aux corps constitués
Désigner des femmes à la tête des grands corps de l’État et des institutions constitutionnelles, encore massivement masculins.

BPW France souligne que ces mesures sont indissociables d’autres réformes structurelles : féminiser les corps de hauts fonctionnaires, former les futures élites administratives aux enjeux de la parité, et rompre avec la reproduction des stéréotypes du pouvoir que perpétue une gouvernance trop homogène.

Impact

Ce que cela changerait pour l'égalité économique et professionnelle

On pourrait objecter que la composition d’un gouvernement ne modifie pas directement les fiches de paie. C’est vrai à court terme. C’est faux à moyen terme. L’ensemble des politiques qui structurent le gender pay gap — la transparence salariale, le congé parental, l’accueil de la petite enfance, les sanctions contre les discriminations, l’accès des femmes aux postes de direction — sont débattues, arbitrées et finalement décidées au niveau gouvernemental.

Les travaux sur la parité dans les exécutifs nationaux montrent que la présence des femmes à des postes de décision modifie les priorités de l’agenda politique. Non parce que les femmes défendraient mécaniquement les intérêts des femmes, mais parce que leur présence rend plus difficile l’invisibilisation de sujets qui, sans elles, peuvent être relégués au second plan.

0Femme à Matignon depuis 1958
37%Femmes parlementaires en France (2024)
22%Femmes dans les conseils d’administration
16%Femmes PDG des entreprises du CAC 40

Ces chiffres forment un système cohérent. La sous-représentation politique et économique des femmes se nourrit mutuellement. Briser ce cycle nécessite des décisions visibles, exemplaires, et situées au sommet de l’État.

Notre engagement

Le rôle de BPW France dans ce combat

BPW France ne signe pas cette tribune comme un acte ponctuel. Elle s’inscrit dans un engagement de long terme. Membre fondateur du collectif 2GAP aux côtés de soixante autres réseaux professionnels, BPW France porte depuis des décennies des revendications convergentes : égalité salariale, accès aux postes de direction, lutte contre les discriminations, partage des responsabilités parentales.

À travers ses clubs locaux en France, son rôle au sein du Lobby Européen des Femmes (CLEF) et son statut d’ONG consultative auprès du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), BPW France dispose d’une légitimité à la fois nationale et internationale pour porter cette demande. L’Equal Pay Day, organisé chaque année, est l’une de ces occasions où BPW France rend publiquement visible le coût économique de l’inégalité.

« Pour donner à ce quinquennat et à sa grande cause toutes les chances de réussite, pour conduire le pays vers un avenir meilleur, choisissez et imposez dès maintenant, au sommet du Gouvernement et de l’État, le partage de la décision entre les femmes et les hommes. »

BPW France continuera à adresser des propositions détaillées sur la formation des futures élites administratives aux enjeux de la parité, sur la féminisation des corps de hauts fonctionnaires, et sur l’équilibre femmes-hommes dans la gouvernance économique.

Signataires

Les 61 réseaux co-signataires du collectif 2GAP

La tribune a été signée par l’ensemble des membres du collectif 2GAP, qui réunit des réseaux professionnels féminins et mixtes des secteurs public et privé. BPW France figure parmi les signataires, aux côtés notamment de :

Réseaux du secteur privé
Alliance pour la Mixité en Entreprise, Cercle InterElles, Financi’Elles, Professional Women’s Network Paris, Femmes Business Angels, Femmes Chefs d’Entreprises France, TalentuElles…
Réseaux du secteur public
Femmes de Bercy, Femmes de l’Intérieur, Femmes de Justice, Femmes des services du Premier ministre, Femmes Ingénieures, INSP 50-50…
Réseaux académiques et associatifs
Grandes Écoles au féminin, EMLyon au féminin, SciencesPo Femme et Société, Laboratoire de l’Égalité, Democracy Today, Alter Egales…
Réseaux européens et internationaux
European Network for Women in Leadership (WIL Europe), European Women Lawyers Association, Women in International Security, Réseau des Femmes Entrepreneures Nord-Sud…

La liste complète des 61 signataires est consultable dans la tribune publiée sur Challenges.fr et sur le site du collectif 2GAP.

Conclusion

C'est possible. C'est urgent. C'est vital

BPW France conclut son soutien à cette tribune par les mots mêmes du collectif 2GAP : c’est possible, c’est urgent, c’est vital. La nomination d’une femme à la tête du gouvernement ne résoudra pas à elle seule l’ensemble des inégalités entre les femmes et les hommes. Mais elle enverrait un signal fort sur la crédibilité de l’engagement pour l’égalité, et elle créerait les conditions institutionnelles d’un changement durable.

BPW France continuera à porter cette demande dans tous les espaces où elle est représentée — au Sénat, au Parlement européen, à l’ONU, au sein du Lobby Européen des Femmes — et à mobiliser ses adhérentes et ses clubs locaux pour que la parité politique cesse d’être une promesse et devienne une réalité.

« C’est possible, c’est urgent, c’est vital. »

Rejoignez BPW France et portez ce combat avec nous30 000 adhérentes, 100 pays, des clubs partout en France.

Chiffres clés

61Réseaux signataires du collectif 2GAP
0Femme à Matignon depuis 1958
37 %Femmes parlementaires en France
22 %Femmes dans les CA d’entreprises
16 %Femmes PDG du CAC 40

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Cette décision constitutionnelle sur la parité politique peut-elle réduire le gender pay gap ?

Parité politique · Gender pay gap

Cette décision constitutionnelle sur la parité politique peut-elle réduire le gender pay gap ?

21,8%
Écart salarial global
14,0%
Écart à temps identique
3,6%
Écart à poste identique
24%
Femmes top 1% salaires
10 min de lecture
La décision

La décision n° 2026-1197 QPC du 17 avril 2026 : ce qu'elle dit et ce qu'elle ne dit pas

La publication de la décision n° 2026-1197 QPC du 17 avril 2026 du Conseil constitutionnel remet sur le devant de la scène une question ancienne mais décisive : jusqu’où l’État peut-il aller pour contraindre les partis politiques à respecter la parité dans les candidatures aux élections législatives ?

La réponse apportée par le juge constitutionnel est nette. Le mécanisme financier prévu par la loi, qui réduit une partie de l’aide publique versée aux partis ne présentant pas un nombre suffisamment équilibré de candidates et de candidats, est conforme à la Constitution.

À première vue, cette actualité paraît éloignée du gender pay gap, c’est-à-dire de l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. En réalité, le lien existe, mais il est indirect, institutionnel et de long terme. Cette décision ne change pas immédiatement les fiches de paie. En revanche, elle consolide juridiquement un instrument de féminisation du pouvoir politique, et cette féminisation peut, à terme, peser sur la manière dont sont conçues, arbitrées et défendues les politiques d’égalité économique.

Rapport complet — Gender pay gap et parité politiqueSynthèse de la décision QPC + analyse des données Insee 2024

Analyse juridique

Ce que le Conseil constitutionnel valide exactement

Le litige portait sur l’article 9-1 de la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, dans sa rédaction issue de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ce texte prévoit que lorsqu’un parti politique présente aux élections législatives un nombre de femmes et d’hommes trop déséquilibré, le montant de la première fraction de l’aide publique qui lui est versée peut être diminué.

La réduction correspond à 150 % de l’écart constaté, au-delà d’un seuil de 2 %, sans pouvoir dépasser le montant total de cette première fraction. La question posée au Conseil constitutionnel était de savoir si un tel mécanisme portait une atteinte excessive au pluralisme politique, à l’égalité devant les charges publiques ou encore au principe de proportionnalité.

Le Conseil répond par la négative. Il juge que le législateur a poursuivi un objectif légitime — rendre effectif l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux — et que les critères retenus sont suffisamment objectifs.

« Cette décision sécurise constitutionnellement un levier de contrainte financière déjà existant. Ce n’est pas un tournant spectaculaire du droit social, mais c’est un signal fort : la République peut continuer à utiliser l’argent public pour pousser les organisations politiques à mieux représenter les femmes. »

Le lien

Ce que le Conseil constitutionnel valide exactement

Parce que l’égalité salariale ne dépend pas seulement du droit du travail. Elle dépend aussi de la fabrique des politiques publiques. Les règles relatives à la transparence salariale, à l’index égalité professionnelle, à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, aux congés parentaux, à l’accueil de la petite enfance, à la fiscalité des couples ou à l’accès aux postes de direction sont débattues, votées, financées et contrôlées dans l’arène politique.

Plus les femmes y sont présentes, plus il devient difficile de reléguer ces sujets au second plan. L’idée n’est pas de soutenir qu’une femme élue défendrait mécaniquement les intérêts de toutes les femmes. En revanche, il existe un constat robuste : la sous-représentation des femmes dans les lieux de pouvoir contribue à invisibiliser certaines inégalités, notamment celles qui articulent travail, revenu, charge domestique et progression de carrière.

L’OCDE rappelle d’ailleurs que les femmes restent sous-représentées à la fois dans les rôles de direction du secteur privé et dans les institutions politiques, et que des outils comme les quotas, les objectifs de parité ou les exigences de transparence sont mobilisés pour corriger cet état de fait.

Les chiffres

Le gender pay gap en France : où en est-on vraiment ?

En France, selon l’Insee, en 2024 le revenu salarial moyen des femmes dans le secteur privé demeure inférieur de 21,8 % à celui des hommes. Même à temps de travail identique, l’écart reste de 14,0 %. Et pour le même emploi dans le même établissement, il s’établit encore à 3,6 %.

21,8%Écart salarial global (revenu)
14,0%Écart à temps identique
3,6%Écart à poste identique
24%Femmes dans le top 1% des salaires

Ces données sont essentielles, car elles montrent que le gender pay gap n’a pas une cause unique. Une partie de l’écart provient du moindre volume de travail annuel des femmes, lié notamment au temps partiel et aux interruptions de carrière. Une autre partie tient à la ségrégation professionnelle : les femmes ne sont pas réparties dans les mêmes métiers, ni dans les mêmes secteurs, ni dans les mêmes niveaux hiérarchiques.

Enfin, une part résiduelle persiste même quand on compare des situations de travail très proches, ce qui renvoie à des mécanismes de discrimination, de négociation salariale, d’évaluation ou d’accès aux promotions. Les femmes occupent seulement 24 % des emplois parmi le 1 % des postes les mieux rémunérés, alors qu’elles représentent 42 % des salariés du privé en équivalent temps plein.

Incidences

Les incidences réelles de la décision sur l'écart salarial

Symbolique et normative
En validant le mécanisme de modulation financière, le Conseil constitutionnel confirme que l’égalité entre les femmes et les hommes peut justifier des instruments contraignants, renforçant la légitimité d’autres politiques plus offensives en matière d’égalité économique.
Institutionnelle
Si les partis sont davantage incités à investir des femmes dans les circonscriptions, la représentation féminine au Parlement peut progresser. À moyen terme, cela peut modifier l’agenda législatif et la hiérarchie des priorités sur l’autonomie économique des femmes.
Culturelle
La présence accrue des femmes dans les fonctions électives contribue à banaliser leur légitimité à gouverner, décider et arbitrer. Ces mêmes stéréotypes alimentent aussi, dans le monde du travail, la moindre valorisation de certains parcours féminins.
Limitée
L’effet sur les rémunérations est indirect, dépendant d’une chaîne longue : plus de candidates, potentiellement plus d’élues, éventuellement plus de politiques favorables, puis des effets sur les trajectoires professionnelles et les salaires.

recommandations

Ce que les entreprises et les décideurs publics devraient retenir

Pour les entreprises

Cette décision rappelle que l’égalité femmes-hommes ne se joue pas uniquement dans les politiques RH, mais aussi dans l’environnement institutionnel global. Les organisations qui attendent un changement spontané des écarts de rémunération se trompent : l’expérience montre que les progrès viennent surtout d’une combinaison de transparence, d’objectivation des critères de promotion, de suivi des écarts, de correction des biais de carrière et d’un meilleur partage des contraintes familiales.

Pour les responsables publics

La parité politique ne doit pas être pensée comme un sujet séparé de l’égalité économique. Les deux questions se répondent. Une démocratie plus équilibrée dans sa représentation est mieux armée pour traiter les angles morts du marché du travail. Mais cette articulation n’aura d’effet tangible sur le gender pay gap que si elle s’accompagne de politiques substantielles.

Contrôle des écarts de rémunération
Renforcer les mécanismes de contrôle avec des sanctions effectives et un suivi annuel robuste.
Lutte contre le temps partiel subi
Le temps partiel subi pèse massivement sur le revenu annuel des femmes et doit être activement combattu.
Accès des femmes aux directions
Faciliter l’accès aux postes de direction via des objectifs chiffrés opposables et des certifications.
Investissement dans les services de garde
Réformer les normes d’organisation du travail et investir massivement dans l’accueil de la petite enfance.

Conclusion

En conclusion

L’actualité juridique du 17 avril 2026 ne réduit pas mécaniquement l’écart de salaire entre les femmes et les hommes. Son importance est ailleurs. Elle confirme que la puissance publique peut assumer des mécanismes contraignants pour faire progresser la parité dans la vie politique. Cette consolidation est précieuse, car la lutte contre le gender pay gap ne se gagne pas seulement dans l’entreprise ; elle se gagne aussi dans les institutions qui décident des règles du jeu.

La décision du Conseil constitutionnel constitue donc moins une réponse immédiate au problème salarial qu’un maillon dans une chaîne plus large d’égalité. En renforçant la légitimité des outils de parité, elle peut contribuer à créer un cadre politique plus favorable aux réformes qui, elles, toucheront directement les salaires. C’est une avancée réelle, mais une avancée de structure, pas encore une victoire sur la fiche de paie.

« La lutte contre le gender pay gap ne se gagne pas seulement dans l’entreprise ; elle se gagne aussi dans les institutions qui décident des règles du jeu. »

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BPW – EUROPE MANIFESTO 2024

Manifeste de l’Europe BPW

APPEL : INVESTIR DANS LES FEMMES D’AFFAIRES ET PROFESSIONNELLES POUR PLUS D’ÉGALITÉ DES SEXES, DE DROITS ET D’OPPORTUNITÉS DANS L’AVENIR DE L’EUROPE !

Nous voulons nous assurer que toutes les femmes en Europe atteignent une égalité des droits et des opportunités dans les affaires et toutes les professions. Les femmes représentent la moitié de la population, cependant en 2024, il existe encore des questions d’autonomisation, d’égalité des sexes et de représentation proportionnelle dans l’égalité de rémunération pour un travail égal, les conseils d’administration, la prise de décision et le leadership en Europe.

Après 10 ans de négociations, la directive dite « femmes dans les conseils d’administration » (UE) (2022/2381), visant à améliorer l’équilibre entre les sexes parmi les administrateurs des sociétés cotées en bourse et les mesures connexes, ainsi que les nouvelles règles sur la transparence des salaires entre hommes et femmes, ont été adoptées en 2023 pour atteindre des objectifs clairs pour les postes d’administrateurs d’ici mi-2026. Le processus de mise en œuvre au niveau des États membres commencera en 2024 et au-delà pour une conformité juste, correcte et équitable. Des orientations de l’UE sont nécessaires !

En 2019, l’écart entre les sexes en matière de pensions entre hommes et femmes a atteint 29,5 % en moyenne au sein de l’Union européenne. Causé par diverses inégalités sur le marché du travail et malgré les initiatives européennes visant à promouvoir l’égalité des sexes dans ce domaine, cela entraîne un risque plus élevé de pauvreté pour les femmes retraitées. C’est un point de mire de la Présidence belge de l’UE en 2024.

Avec l’adhésion récente à la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe de 2016 sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, l’UE est déterminée à prévenir, condamner et combattre la violence à l’égard des femmes et des filles sous toutes ses formes. Le Parlement européen et les États membres ont adopté en 2024 la directive sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles pour répondre aux normes de la Convention d’Istanbul. Il est temps de maintenir les ambitions pour faire de la violence à l’égard des femmes et des filles une priorité politique et sa mise en œuvre « réelle » dans toute l’Europe !

Manifeste de BPW Europe pour les élections de l’UE 2024

L’Agenda Femmes, Paix et Sécurité (WPS) est également identifié comme une priorité dans le pilier « Agir » de la boussole stratégique de l’UE (2022). S’appuyant sur le dernier plan d’action de l’UE et l’intégration de l’Agenda WPS dans les missions et opérations de la politique de sécurité et de défense communes de l’UE, la mise en œuvre de l’Agenda WPS dans les processus de paix est à prévoir. Un soutien continu aux femmes et aux filles en Ukraine est essentiel, elles doivent faire partie de la reconstruction de l’Ukraine.

L’investissement dans les femmes d’affaires et professionnelles dans le cadre de la transition verte, numérique et équitable à partir de 2024 et au-delà est essentiel pour le marché du travail, l’économie et la reprise, et s’est avéré bénéfique pour l’Europe. En fait, l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes a déjà démontré qu’une stratégie efficace et globale en matière d’égalité des sexes entraînerait des gains macroéconomiques pour l’Europe. D’ici 2050, l’amélioration de l’égalité des sexes entraînerait une augmentation du PIB par habitant de l’UE de 6,1 à 9,6 %, ce qui représente 1,95 à 3,15 billions d’euros.

Pour cela, le Parlement européen et la Commission européenne auront plus que jamais besoin d’une représentation forte, dédiée et active des droits des femmes et de l’égalité des sexes au sein de la commission FEMM du Parlement européen et d’autres de ses commissions, ainsi que du futur commissaire dans leur nouveau mandat à partir de 2024. De plus, l’UE doit adopter une stratégie de mainstreaming de genre, y compris un budget sensible au genre, pour s’appliquer à tous les instruments politiques de l’UE et accorder une attention particulière aux changements majeurs tels que les transitions numérique et verte. Enfin, BPW Europe soutient la campagne EWL 50/50 pour les élections européennes.

 

Manifeste de l’Europe BPW pour les élections de l’UE 2024

Ce que nous voulons ?

Une Europe qui :

  • Assure une égalité de rémunération pour un travail égal entre les femmes et les hommes
  • Obtient un équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes et les hommes soutenu par des incitations, des infrastructures, des politiques et des lois
  • Réalise l’égalité des femmes dans la prise de décision politique et dans les conseils d’administration
  • Donne du pouvoir aux femmes dans leur potentiel professionnel et de leadership
  • Garantit l’indépendance économique égale de toutes les femmes
  • Libère de toute discrimination et harcèlement à l’égard des femmes au travail
  • Alloue et met en œuvre des budgets sensibles au genre pour réaliser les droits des femmes et l’égalité à tous les niveaux
  • Représente les femmes dans la vie économique, civile et politique

Qui sommes-nous ?

Business Professional Women (BPW) International a été fondée en 1930 à Genève. Elle est devenue un réseau international de 30 000 membres dans 114 pays. BPW Europe est la région la plus forte avec 18 000 membres en Europe. BPW est un membre fondateur du Lobby européen des femmes (EWL) et est accrédité auprès du Conseil de l’Europe avec un statut consultatif. BPW International a obtenu un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) depuis 1947. BPW a collaboré à la promotion des Principes d’autonomisation des femmes (WEP) lancés par ONU Femmes et le Bureau du Pacte mondial des Nations unies. BPW Europe fait partie de la campagne du Parlement européen pour les élections de l’UE. BPW développe le potentiel professionnel, commercial et de leadership des femmes à travers le renforcement des compétences, le réseautage, la défense des intérêts et le mentorat dans le monde entier.

Registre de transparence de l’UE: 836392015840-91

Manifeste de l’Europe BPW pour les élections de l’UE 2024

LA CLEF et les défis de l’Europe

Cet événement, que la CLEF co-organise avec Gender Five + et Citoyennes pour l’Europe, marque le départ d’une campagne d’influence afin de mobiliser les femmes en vue des élections européennes de 2019.

Suite au constat d’un désintérêt général des mobilisations citoyennes aux élections européennes et plus particulièrement à celui des femmes, Il est primordial d’agir.

En effet, en France, aux dernières élections européennes de 2014, seulement 37% des femmes ont voté pour 49% des hommes. Pour mémoire, la moyenne européenne en 2014 a été de 41% pour les femmes et de 45% pour les hommes. Rappelons également que la moitié des femmes européennes déclaraient alors ne pas disposer des informations nécessaires pour aller voter (Etude post-électorale du Parlement Européen, Bruxelles, Octobre 2014).

Pour cela, nous lançons une campagne de sensibilisation des femmes pour qu’elles se saisissent de leur pouvoir de citoyenne européenne et pour qu’elles se rendent  aux urnes, désireuses de peser sur les politiques européennes actuelles qui nous concernent tou.te.s.

Notre campagne « Ta voixTon vote« , s’ouvre par un Colloque rassemblant personnalités académiques, parlementaires et expertes des questions européennes. Elle a pour principal objectif de convaincre les femmes de ce que l’Europe leur apporte et peut leur apporter dans le futur. Ainsi, leurs voix comptent pour renforcer leurs droits, notamment contre la montée inquiétante des populismes en Europe.

Nous partageons les objectifs du manifeste du Lobby Européen des Femmes (LEF) qui appelle à ce que les femmes aient les mêmes opportunités que les hommes dans toutes les sphères de leur vie. (https://www.womenlobby.org/?lang=en)

Les voix des femmes ont une place fondamentale dans nos futures politiques environnementales, sociales, politiques et économiques, principalement dans la recherche d’une construction européenne à dimension solidaire et inclusive où les droits humains universels seront respectés.

BPW Europe Manifesto

BPW Europe Manifesto

“More Gender Equality, Rights and Opportunities in the future of Europe”

Call of Business Professional Women (BPW) Europe to the candidates for the 2019 European Elections

We want to ensure that all Women in Europe reach equal rights and opportunities in business and all professions.

Women represent half of the population but are not yet proportionally represented in Equal Pay for Equal Work, Boards, Decision-making and leadership in Europe.

The 2017 EIGE Gender Equality Index[1] shows over 10 years’ snail’s pace progress in reducing the inequality gap between women and men across the 28 EU Member States. This is also illustrated in the European Commission 2018 Report on equality between women and men in the EU[2] and Fact Sheets of the European Union[3]. Responding to these challenges requires a collective approach between decision-makers, politicians, civil society and businesses.

BPW Europe supports EWL 50/50 Campaign for the European Election.

What we want?       

  • Ø A Europe that can ensure Equal Pay for Equal Work between Women and Men

 

  • Ø A Europe that can obtain work life balance for Women and Men supported by incentives, infrastructures, policies and laws
  • Ø A Europe that can realise women’s equality in political decision-making and on Boards

 

  • Ø A Europe that can empower women in their professional and leadership  potential

 

  • Ø A Europe that can guarantee equal economic independence for all women

 

  • Ø A Europe free from discrimination and harassment against women at work
  • Ø A Europe that can allocate and implement gender responsive budgets to realise women’s rights and equality at all levels
  • Ø A Europe that represents Women in economic, civil and political life

Who we are?

  • Ø Business Professional Women (BPW) International was founded in 1930 in Geneva. It has grown to an international network of 30000 members in 100 countries. BPW Europe is the strongest region with 20,000 members in Europe. BPW is a Founder Member of the European Women Lobby (EWL) and is accredited to the Council of Europe with a consultative status. BPW has obtained a consultative status with the United Nations Economic and Social Council (ECOSOC) since 1947. BPW develops the professional, business and leadership potential of women through skill building, networking, advocacy and mentoring around the world. For more information, contact BPW Europe – http://bpw-europe.org .

 

Giuseppa (Pinella) Bombaci

Regional Coordinator BPW Europe

(2017 – 2020)

ELECTION de Gwendoline Lefebvre à la présidence du LOBBY EUROPEEN DES FEMMES (LEF)

BPW FRANCE est très fière de l’élection de Gwendoline Lefebvre à la présidence du Lobby Européen des Femmes (LEF).

Gwendoline Lefebvre est membre du Bureau de la CLEF (Coordination pour le Lobby européen des femmes). BPW FRANCE fait partie du conseil d’Administration de la CLEF.

Merci de porter haut les couleurs de la parité . de l’egalite salariale et professionnelle.

Pour lire un premier article à ce sujet: https://www.womenlobby.org/New-President-Executive-and-Board-for-European-Women-s-Lobby?lang=en