BPW International à l’UNESCO : plaidoyer mondial pour l’éducation, l’égalité et la paix

BPW France — Conseil d’Administration

BPW International à l’UNESCO — Contexte, actions et ressources utiles

Dr Marie-Claude Machon-Honoré, représentante principale de BPW International auprès de l’UNESCO et focal point CCNGO-Éducation 2030, Past ICNGO Chair & représentante du Comité de liaison ONG-UNESCO au groupe de coordination CCNGO-Éducation 2030 (2017-2022), porte un plaidoyer exigeant pour l’égalité de genre et l’autonomisation des filles et des femmes à travers l’éducation, la paix et le développement durable.

Contexte & dessein

Né à l’issue de la Première Guerre mondiale sous l’impulsion de Lena Madesin Phillips,
BPW International construit des ponts durables entre les peuples par le dialogue interculturel et l’action.
ONG membre de l’ECOSOC depuis 1947, présente dans 120 pays et toutes les agences onusiennes, BPW International agit en partenariat avec le Global Compact des Nations Unies, l’OIT, l’ITC et ONU Femmes, notamment sur l’entrepreneuriat en Afrique.

L’organisation défend l’égalité salariale à compétences et responsabilités égales,
stimule le leadership des femmes dans le travail, la science, la technologie et l’IA,
et lutte contre les stéréotypes de genre en mobilisant le monde économique, l’éducation et l’ensemble des parties prenantes publiques et privées.

Déclaration au Conseil exécutif — 3 octobre 2025

  • Coopération renforcée avec l’UNESCO et ses États membres pour l’autonomisation des filles et des femmes par l’éducation,
    dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, au sein de la plateforme et coalition UNESCO-UNICEF visant l’accélération de l’égalité de genre.
  • Participation à la coalition multipartite UNESCO-WWAP pour accélérer l’égalité de genre dans le domaine de l’eau,
    avec une attention forte portée aux compétences, aux données et aux politiques sensibles au genre.
  • À l’CSW69, bilan des 30 ans de Beijing et de la session extraordinaire « Femmes 2000 » :
    malgré les avancées, l’égalité reste inachevée, et les femmes représentent encore deux tiers des personnes analphabètes.
  • Insistance sur la vulnérabilité accrue face aux violences et à l’instrumentalisation en temps de guerre,
    y compris dans l’ère numérique, et sur le rôle de femmes actrices de paix dans les processus de résolution des conflits. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
  • Rappel d’un repère d’impact : lorsque les femmes participent aux processus de paix,
    les décisions affichent 30–40 % de chances supplémentaires d’être mises en œuvre en temps voulu.
  • Soulignement de la priorité Égalité de genre à l’UNESCO : plus de 16 % du budget en 2024,
    part parmi les plus élevées du système onusien.
  • Reconnaissance du soutien de la Commission nationale française pour l’UNESCO et du Comité de liaison ONG-UNESCO
    pour la célébration annuelle de la paix consacrée au rôle de l’art dans la culture de paix.

Actions menées — UNESCO & partenaires

  • Plaidoyer structuré au sein des instances UNESCO pour intégrer l’égalité de genre dans l’éducation,
    les politiques publiques et les agendas de paix et de sécurité. :contentReference[oaicite:9]{index=9}
  • Travail collectif avec la plateforme UNESCO-UNICEF et la coalition UNESCO-WWAP
    pour accélérer la transformation systémique et l’accès équitable aux ressources, aux données et aux compétences. :contentReference[oaicite:10]{index=10}
  • Contribution aux dynamiques multilatérales lors de la CSW69 pour réaffirmer les engagements de Beijing et « Femmes 2000 »
    et documenter les écarts persistants.
  • Mobilisation de la communauté BPW (réseaux, clubs, partenaires)
    autour du leadership féminin, de l’égalité salariale et de la lutte contre les stéréotypes, y compris dans les STEM et l’IA.

Repères & chiffres clés

  • 120 pays couverts par BPW International et une présence dans toutes les agences de l’ONU.
  • 2/3 des personnes analphabètes sont des femmes : l’éducation demeure une priorité absolue.
  • 30–40 % : hausse de probabilité de mise en œuvre à temps lorsque les femmes participent aux processus de paix.
  • 16 %+ du budget UNESCO 2024 dédié à la priorité Égalité de genre.

Ressources à télécharger

À propos de Dr Marie-Claude Machon-Honoré

  • BPW International main representative to UNESCO & CCNGO-Education 2030 focal point.
  • Past ICNGO Chair & représentante du Comité de liaison ONG-UNESCO au groupe de coordination CCNGO-Éducation 2030 (2017-2022).
  • Engagement continu pour des politiques publiques sensibles au genre, l’éducation tout au long de la vie et la culture de paix.

BPW Europe salue la Feuille de route de l’UE pour les droits des femmes – 25 mars 2025

Feuille de route UE droits des femmes : BPW Europe salue un engagement crucial

Une entité de la Région Européenne de BPW International
Fédération Internationale des Femmes Diplômées des Universités et des Femmes d’Affaires
BPW European Coordination aisbl – Association internationale sans but lucratif
N° 0808 805 794 – Rue du Méridien 10, 1210 Bruxelles, Belgique
EU Transparency Register: 836392015840-91 – www.bpw-europe.org


Un soutien affirmé à la feuille de route UE droits des femmes

BPW Europe, ONG militante pour l’égalité de genre et les droits des femmes, accueille avec détermination la publication de la feuille de route UE droits des femmes par la Commission européenne, en date du 25 mars 2025.

Ce document stratégique marque une volonté claire de placer les droits des femmes au cœur du projet européen, à une époque où ces mêmes droits sont menacés dans plusieurs régions du monde. BPW Europe, cofondatrice du Lobby Européen des Femmes, considère cette feuille de route comme une avancée significative pour faire de l’égalité de genre une réalité tangible sur tout le continent.


Une déclaration forte au niveau international

Diana Barragan, Présidente de BPW International, a salué cette initiative européenne :

« L’Europe donne le ton à l’échelle mondiale grâce à cette feuille de route ambitieuse. Elle incarne une volonté d’instaurer une société plus équitable pour toutes les femmes. »

Pour BPW International, cette déclaration ne doit pas rester théorique. L’organisation appelle à une mise en œuvre concrète, mesurable et soutenue. Le plaidoyer mené par BPW continuera, afin de transformer les engagements politiques en réalités vécues par les femmes, aussi bien en Europe qu’ailleurs dans le monde.


Les priorités de la feuille de route UE droits des femmes

La feuille de route définit plusieurs axes prioritaires d’action pour renforcer l’égalité femmes-hommes dans l’Union européenne :

  • Lutte contre les violences basées sur le genre

  • Accès universel à la santé, y compris à la santé sexuelle et reproductive

  • Réduction des écarts salariaux entre les sexes

  • Soutien à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée

  • Amélioration de l’emploi et des retraites pour les femmes

  • Éducation inclusive et parité dans la représentation politique

  • Renforcement des mécanismes institutionnels de protection des droits des femmes

Ces enjeux sont au cœur de l’action de BPW Europe, notamment à travers sa campagne annuelle Equal Pay Day et la publication de rapports de suivi. L’organisation soutient l’alignement des États membres sur ces objectifs ambitieux pour garantir des avancées harmonisées à l’échelle européenne.


De la promesse à l’impact réel

Comme l’a rappelé le Lobby Européen des Femmes, cette feuille de route ne sera efficace que si elle est traduite en actions concrètes, financées et suivies.

Anu Viks, Coordinatrice régionale de BPW Europe, a déclaré : « Nous surveillerons de près la mise en œuvre effective de cette feuille de route, afin que les femmes en Europe voient une amélioration tangible de leurs droits. »

Un tel plan doit être soutenu par des ressources suffisantes, une volonté politique durable et une exigence de résultats mesurables. Car une feuille de route, aussi ambitieuse soit-elle, ne vaut que par son impact réel sur la vie des femmes.


Pour aller plus loin

BPW Europe invite toutes les parties prenantes à consulter sa déclaration complète sur la feuille de route UE droits des femmes :


Télécharger le document officiel (PDF)

Les droits des femmes sont des droits humains. Ils doivent être protégés, renforcés, consolidés. BPW Europe continuera à porter cette voix avec force et détermination.

Pétition : contre les violences de genre en Europe !

Les violences de genre : 62 millions d’européennes concernées

Les violences de genre qui touchent les femmes sont malheureusement multiples. Violences conjugales, violences psychologiques, violences sexiste et sexuelles, mutilations génitales, harcèlement… Les femmes du monde entier sont concernées par ces violences. Les européennes ne sont pas épargnées. En effet, 62 millions de femmes dans l’Union Européenne ont subi des violences physiques et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans. Ces violences menacent la sécurité de la moitié de la population de l’Union Européenne. De fait, elles touchent plus de 250 millions de femmes et de filles. Nous ne pouvons plus rester inactif.ve.s !

La convention d’Istanbul doit être ratifiée et appliquée !

La convention d’Istanbul est le nom donné à la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Signée en 2017 par l’UE, elle n’a toujours pas été ratifiée par le Parlement. Ainsi, cela empêche l’adhésion de l’UE à la Convention d’Istanbul. Pourtant, cette dernière est un outil juridique clef dans la lutte contre ces violences. En effet, elle criminalise différentes formes de violence à l’égard des femmes, fixe un ensemble complet de normes visant à prévenir la violence et à garantir le droit de chaque femme à vivre à l’abri de la violence. En adhérant à cette Convention, l’Union Européenne transmettra un signal politique fort. Elle prouvera sa détermination ainsi que son engagement pour lutter contre ces violences inacceptables.

Signez la pétition !

Nous pouvons agir tout.e.s ensemble face aux violences faites aux femmes et aux filles du monde entier, ainsi qu’aux minorités de genre. Il est essentiel que nous unissions nos voix pour mieux se faire entendre et pour pouvoir garantir la sécurité de millions de personnes en Europe. C’est pourquoi BPW France vous invite à signer la pétition lancé par Lobby Européen des Femmes. Vous trouverez cette pétition en cliquant ici ! Merci pour votre engagement.

La révolte féministe iranienne

Une révolution féministe singulière

Le 16 septembre 2022, Masha Amini, une jeune kurde de 22 ans, a été tuée par la police des moeurs iranienne pour avoir mal ajusté son voile. Ce meurtre a été la source d’une nouvelle révolution en Iran. De par sa nature féministe et son ampleur, elle se démarque des précédentes crises du pays. Des milliers de manifestant.es ont envahi les rues pour faire tomber le régime iranien. Les femmes ont impulsé cette révolte et militent pour avoir le choix de porter, ou non, le voile. Leurs frères, leurs pères, leurs collègues ou encore leurs fils les soutiennent et les ont rejoint dans les rues pour se battre à leur côté.

Une terrible répression

Les femmes étaient déjà les premières victimes de la terrible répression de la police des moeurs qui les traquait pour leur voile. Depuis deux mois, ces courageuses militantes se battent pour leur liberté au péril de leur vie. De nombreuses femmes iraniennes sont actuellement emprisonnées par le gouvernement iranien. De nombreuses autres sont tombées sous les balles de la police lors des nombreuses manifestations qui envahissent le pays. Elles s’appelaient Hadis Najafi, Hananeh Kian, Ghazaleh Chalabi ou Asra Panahi. Elles ont perdu la vie car elles se battaient pour obtenir la liberté de disposer de leur corps. Nous ne les oublieront pas. Ni elles, ni toutes les autres.

Un soutien international

Les manifestations de soutien aux iraniennes se sont multipliées tout au long des deux derniers mois. Paris, Londres, Tokyo, San Francisco : plus de 150 villes à travers le monde ont revendiqué leur soutien aux manifestant.es. Le slogan iranien « Femmes, Vie, Liberté » a inondé les réseaux sociaux, les médias et les pancartes des manifestations de soutien. Le 26 octobre, 40 jours après la mort de Masha Amini, des milliers d’iranien.ne.s lui ont rendu hommage en se rendant au cimetière où repose son corps.

5 ans de #MeToo : Une impunité persistante

Le constat édifiant de #MeToo

Il y a 5 ans, l’actrice et militante américaine Alyssa Milano lançait le mouvement #MeToo sur twitter. Depuis, plus de 53 millions de tweets ont vu le jour sous ce hashtag. Cependant, selon le Haut Conseil de l’Égalité, les violences sexuelles ont augmenté de 33%. De plus, moins de 10% des victimes portent plaintes notamment à cause de la faible condamnation pénale des auteurs de ces violences qui est de 1%.  

Les violences sexistes et sexuelles touchent tous les secteurs

#MeTooThéâtre, #MeTooPolitique, #MeTooFac… Le cinéma est loin d’être le seul endroit où les violences sexistes et sexuelles existent. Ce mouvement a permis de montrer que ces violences sont présentes dans tous les secteurs. À travers le monde entier, des personnes ont témoigné avoir été victimes d’harcèlements sexuels, de viols, de remarques sexistes ou encore d’agressions sexuelles. Cette incroyable libération de la parole ne suffit plus aujourd’hui car les victimes n’obtiennent presque jamais justice. Nombreuses sont les associations, les activistes ou les ONG qui alertent l’État sur cette problématique majeure. Des mesures efficaces doivent être mises en place. Il ne doit exister aucune tolérance pour les auteurs de violences sexistes et sexuelles car elles risquent de continuer d’augmenter.

Le sacrifice des victimes

80% des plaintes qui traitent de violences sexistes ou sexuelles sont classées sans suite. Les victimes sont confrontées à une justice qui ne prend pas assez leur parole en compte. En témoignant, elles peuvent risquer de perdre des proches ou de ne pas être crues. Lorsque les affaires sont médiatisées, elles subissent également du cyber-harcèlement. Les procès coûtent beaucoup d’argent et s’étendent souvent sur plusieurs années. En outre, nous assistons à une baisse de 40% des condamnations pénales pour ces affaires. Cela est notamment dû aux très nombreuses requalifications des crimes en délits. Le budget consacré aux violences sexistes et sexuelles doit nécessairement être augmenté pour faire face à la gravité et à l’urgence du problème.

Droits des femmes
Retour sur l’index égalité & les pénalités

Valentine VIARD, Présidente de BPW France,
invitée de Arnaud Ardoin dans SMART JOB

Rentrée sous le signe de la loi RIXAIN. En effet, depuis le 1er septembre 2022, il y a obligation de communication publique pour les entreprises dont l’index égalité professionnelle F-H est encore en deçà des 85/100 tolérés.
– avec le détail des critères de l’index (loi Pénicaud de 2014) sur lesquels l’entreprise est encore en défaut. Car, ces critères traduisent le respect des droits des femmes en entreprise
– et la précision des actions concrètes qu’elles s’engagent à mettre en œuvre pour (enfin) se mettre en règle au regard des lois de 1972, 2006, 2014, 2018 et 2022

Toute entreprise en deçà de 85/100 s’expose à une pénalité financière de 1% de la masse salariale !

BPW France appelle le ministère d’Isabelle Rome au « zéro tolérance » pour l’application de la loi. En effet, BPW France invite au « zéro tolérance » que pratique l’Islande. Car l’Islande se pose en modèle, premier pays depuis 12 ans du classement Global Gender Gap du World Economic Forum. Là bas, les droits des femmes sont ainsi mieux respectés, par l’application systématique des lois en vigueur.
Et, dans ce classement, la France est encore au 15ème rang, en dépit d’un discours de priorité nationale sur l’éradication des discriminations de genre.

BPW France est partenaire des entreprises vertueuses qui ont l’ambition d’innover par le genre. Et BPW France accompagne les entreprises pour capter les bénéfices d’application des lois liées au genre. Car, agir pour le droit des femmes c’est aussi en parler, partager et appliquer les sanctions prévues.

Événement BPW Marseille Métropole
Commission Byebye Sexisme

Grand moment ce soir au stade vélodrome ou nous étions invitées par l’OM à l’occasion du match OM Amiens et de la journée de la femme ! Signature par Frederique Alverola, DRH de l’OM de la Charte de l’égalité de BpW pour ensemble dire Bye Bye au Sexisme !
Un immense merci à l’OM pour ce superbe coup de projecteur sur notre action !

Défi BPW accepté par Mme la Ministre
pour les droits des femmes
5 ans pour entrer dans le top #5

Un échange vif et productif pour le droit des femmes

Isabelle ROME, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, accepte le 2 juin 2022 le défi de BPW France. Et ce défi : 5 ans pour entrer dans le top #5 du classement « Global Gender Gap ». En effet, le World Economic Forum propose un clasement international et annuel des pays au regard de l’égalité Femmes-Hommes. Alors, que pouvons-nous apprendre de l’Islande, qui depuis 12 ans, y figure en pole position ?

Le gouvernement français a fait de l’égalité des droits Femmes-Hommes une priorité quinquennale pour la secondefois. Pourtant, la France n’a progressé que d’une seule place. Le défi est donc majeur !

La France est en 2022 classée au 15ème rang. En cela, elle est encore loin derrière de nombreux pays nordiques. En effet, la Finlande, laNorvège ou laSuède, ont orienté les mentalités vers un équilibre des droits entre les hommes et les femmes.

Mais, la France se classe aussi loin derrière des pays tels que le Rwanda ou le Nicaragua, qui ont su mettre en oeuvre concrètement la priorité annoncée vers légalité de genre. Alors, comment apprendre des meilleures pratiques de ces pays ?

Retour sur l’égalité Femmes-Hommes en France

Encore plus de 40% d’écart de salaire entre les Femmes et les Hommes en France aux postes les plus hauts. 23,5% d’écart en moyenne !

Et, les écarts de salaire se creusent d’environ 10% supplémentaires à chaque naissance;

De plus, pas moins de 80% des salariés à temps partiel sont des femmes. Est-ce un choix ou le résultat d’une injonction sociétale ? Et les femmes doivent-elles être les seules à privilégier l’éducation des enfants, lorsque leurs pères se consacrent à leur carrière professionnelle ?

Plus de 40% décart sur les montants des retraites. Les femmes sont souvent « invisibles » et ne peuvent alors prétendre à aucune retraite le moment venu. Et ce, même si elles travaillent quotidiennement aux côtés de leur conjoint.

L’annonce du hackathon BPW en 2023

Cette rencontre entre Valentine VIARD de BPW France et Madame la Ministre, Isabelle Rome, a été l’occasion d’annoncer l’organisation d’un hackathon au premier semestre 2023. Alors, BPW France invite à cet événement agile toutes les associations concernées, les entreprises, les femmes et les hommes, pour réfléchir ensemble. Comment transformer les mentalités dans notre société française ? Comment traduire concrètement les lois imposant imposant l’égalité des droits des femmes ?

A l’issue de cet événement, les 10 projets les plus innovants, pour promouvoir les droits des femmes, seront transmis au gouvernement pour être financés par les pénalités de l’index égalité.

Ensemble, créons dela valeur, en réinventant la place des hommes et des femmes dans notre société et dans nos organisations professionnelles.

Lettre de BPW France au Président de la République

Monsieur le président de la République,

Cher Emmanuel Macron,

Au sein de BPW France, Fédération nationale de l’ONG Business and Professional Women, nous portons les valeurs laïques et non-corporatistes de la République.
Nous œuvrons à la promotion de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes depuis plus de 102 ans.
Les femmes représentent 52 % de la population en France. Elles ont tout autant à contribuer par leur pouvoir de décision et leur engagement citoyen que les 48 % de leurs homologues masculins.
Et nous revendiquons, dans l’intérêt collectif, l’accès des femmes et leur représentation aux postes de décision des plus hautes fonctions de notre pays.

Aujourd’hui, la France est en attente de votre nomination du Premier Ministre. Vous qui êtes un homme, votre choix de nommer à vos côtés une femme Premier Ministre sera le signe fort de l’application concrète de vos préconisations d’égalité de genres ; celles-là mêmes qui étaient au cœur de vos priorités quinquennales lors de votre précédent mandat.

Votre décision de nommer une femme Premier Ministre sera votre incarnation de la traduction de cette intention d’égalité de genre, aux plus hautes fonctions de nos services publics.

Marcher, avec à vos côtés une femme Premier Ministre, c’est :

– offrir à notre pays la représentativité de notre population aux deux plus hautes fonctions de l’État,

– accueillir des points de vue supplémentaires, au service des nécessaires innovations dont la France a besoin pour inventer son nouvel avenir,

– enrichir des recherches de nouvelles voies par les positions de perception différentes des femmes, issues de leur éducation et des projections sociétales de notre population,

– dès aujourd’hui engager la transformation intrinsèque de la culture même de notre société française.

Alors nous vous invitons à choisir parmi toutes les candidates que vous avez pu envisager celle qui vous semble la plus à même de remplir les fonctions auxquelles vous la destinez.
Nous vous invitons également à l’accompagner, à la guider et à la conforter dans sa juste place parce que c’est bien cela le rôle de ceux qui ont l’expérience que d’accueillir de nouveaux talents et de les mettre sur le chemin de la réussite.

Confortez cette femme dans sa légitimité, construisez avec elle un contrat de collaboration équitable, ouvert et bienveillant.

Placez-vous ensemble au service du collectif national et des enjeux stratégiques de notre pays.

Que votre décision de nommer une femme au poste de Premier Ministre ne soit en rien un effet d’annonce mais l’intention concrétisée et assumée d’incarner par vos actes, votre volonté impliquée d’un véritable changement au cœur de notre société française.

Que votre choix éclairé impacte positivement :
– la projection des femmes vers leur accession possible à tous les postes à responsabilité qu’elles veulent embrasser ;
– la perception des hommes de la légitimité et de la puissance de contribution des femmes à notre société d’aujourd’hui et de demain.

Vous pouvez compter sur notre association pour continuer à œuvrer à vos côtés auprès des femmes, des entreprises et des services publics pour enrichir notre pays de la contribution portée, visible et reconnue des femmes.

Valentine

BPW France logo

L’Egalité entre les femmes et les hommes déclarée grande cause nationale par le Président de la République

Source : Secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes 

En cette journée du  25 novembre, dédiée à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le Président Emmanuel Macron a déclaré l’Egalité entre les femmes et les hommes « grande cause nationale » du quinquennat. Dans son discours à l’Elysée, il a énoncé les premières mesures gouvernementales qui porteront sur la  lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

L’éducation, l’accompagnement des victimes, le renforcement de l’arsenal répressif, tels sont les 3 piliers qui soutiendront les actions menées. Elles s’inscrivent dans le cadre d’un plan quinquennal de lutte contre les violences sexuelles et sexistes, dans lequel tous les ministères seront impliqués. En voici quelques exemples.

L’éducation

Pour mener le combat culturel de l’égalité et changer les choses en profondeur, l’éducation reste le 1er levier, avec notamment :

  •  la formation des professionnels de la petite enfance pour déconstruire les représentations sexistes dès le plus jeune âge.
  • le lancement d’une opération de lutte contre la pornographie et le cyber harcèlement au collège menée auprès des collégiens mais aussi des parents
  • l’interpellation des publicitaires, industries de la mode et du jeu vidéo pour les inviter à « sceller un pacte de l’égalité » et  ainsi combattre contre les stéréotypes sexistes

Un effort particulier sera déployé pour la formation des agents de l’Etat dans un souci d’exemplarité, avec la mise en place d’un grand plan de formation initiale et continue dans le secteur public, notamment auprès des cadres.

Afin de sensibiliser la toute la société à cette grande cause nationale, le Président a annoncé le lancement d’une grande campagne de communication nationale et locale sur le modèle de celle menée pour la sécurité routière. Sur toute la durée du quinquennat, cette campagne aura pour objectif de :

– sensibiliser la société pour une prise de conscience collective
– informer les victimes sur les démarches à mener
– responsabiliser les témoins

L’accompagnement des victimes de violences sexuelles et sexistes

Aujourd’hui, moins d’une femme sur 5 dépose plainte, le gouvernement souhaite mettre en place plusieurs mesures pour mieux accompagner et soutenir  les victimes dans leur démarche :

  • la mise en place d’une procédure de signalement en ligne pour faciliter le dépôt de plainte et orienter vers les centres d’aide
  • la possibilité pour les victimes de  de déposer plainte hors les murs du commissariat, dans les centres d’accueil
  • le recueil de preuves sans dépôt de plainte dans les unités médico-judiciaires

D’autres actions sont également prévues :

  • la mise en place des arrêts à la demande en soirée pour les bus
  • le lancement d’une application numérique pour les victimes de cyber harcèlement ;

La répression des auteurs

Le 3ème axe concerne l’arsenal répressif qui doit encore être renforcé, 3 mesures phare ont été annoncées :

  • la pénalisation du harcèlement de rue avec la mise en place du « délit d’outrage sexiste » verbalisable
  • l’allongement du délai de prescription à 30 ans pour les crimes sexuels commis sur mineurs
  • la fixation d’un âge de présomption de non consentement à une relation sexuelle.

Pour mener à bien ces actions, le Président a annoncé une hausse de 13% du budget alloué à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sanctuarisé sur toute la durée du quinquennat et un budget interministériel de 420 millions d’euros dès 2018 pour l’Egalité entre les femmes et les hommes.