Violences et harcèlement fondés sur le genre au travail : où en est l’Europe ?

Plaidoyer · BPW Europe · Parlement européen

Violences et harcèlement fondés sur le genre au travail : où en est l’Europe ?

41,1%
Harcèlement sexuel au travail en France
32,5%
Moyenne de l’Union européenne
17%
Travailleurs UE, comportement hostile
15/27
États ayant ratifié la convention OIT n°190
7 min de lecture
CONTEXTE

Un état des lieux européen, chiffres à l'appui

Près d’une femme sur trois dans l’Union européenne déclare avoir subi un harcèlement sexuel au travail au moins une fois dans sa vie. En France, c’est plus de quatre sur dix. Le Parlement européen vient de publier, en septembre 2026, un état des lieux sans détour de ce que le droit européen protège déjà, et de tout ce qu’il laisse encore de côté. Ce dossier, BPW ne le découvre pas : il est au cœur des travaux que notre réseau mène à Bruxelles depuis le début de l’année, avec Florence Raineix pour la délégation française.

La moyenne de l’UE à 27 s’établit à 32,5 % pour le harcèlement sexuel au travail au cours de la vie, dont 7,0 % passant par des outils en ligne. La France se situe à 41,1 %, nettement au-dessus de la moyenne européenne. Les taux les plus élevés se trouvent en Suède (55,4 %), en Finlande (53,7 %) et en Slovaquie (53,0 %) ; les plus bas en Lettonie (11,0 %) et en Bulgarie (12,2 %). Un chiffre bas n’est pas une bonne nouvelle : c’est souvent le signe d’un sujet qui ne se nomme pas.

« Un chiffre bas n’est pas une bonne nouvelle ; c’est souvent le signe d’un sujet qui ne se nomme pas. »

L’enquête Eurofound 2024 complète le tableau : 17 % des travailleurs de l’Union ont subi un comportement social hostile au travail. Certaines formes sont très clairement genrées : l’attention sexuelle non désirée concerne 3,8 % des femmes contre 1,0 % des hommes. Dans 90 % des cas, l’auteur est un homme ; dans 58 % des cas un collègue.

DROIT

Ce que le droit européen protège déjà, et ce qui manque encore

L’édifice existe, et il n’est pas mince. La directive 2006/54/CE qualifie le harcèlement et le harcèlement sexuel de discrimination fondée sur le sexe et d’atteinte à la dignité des personnes ; tous les États membres l’ont transposée. La directive (UE) 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes, à transposer d’ici juin 2027, criminalise les cyberviolences dans toute l’Union. Enfin, la convention n° 190 de l’OIT, entrée en vigueur en 2021, constitue la référence la plus ambitieuse : elle est ratifiée par 15 États membres sur 27, dont la France.

Le constat du Parlement européen est net : la protection reste partielle et inégale. La directive de 2024 ne protège les victimes que dans la mesure où les faits sont pénalement réprimés par le droit national, ce qui varie fortement d’un pays à l’autre. La directive santé et sécurité vise d’abord le lieu de travail physique, à l’heure du télétravail et des réseaux sociaux. L’article 45(3) de la directive 2024/1385 ne prévoit qu’une clause de rendez-vous : la Commission évaluera d’ici juin 2032 la nécessité de mesures supplémentaires. Six ans d’attente, pour des faits qui se produisent aujourd’hui.

Le Parlement européen n’entend pas s’en satisfaire : sa résolution de novembre 2025 demande à la Commission de proposer un cadre législatif dédié aux violences fondées sur le genre dans le monde du travail, et à tous les États membres de ratifier la convention n° 190.

41,1%Harcèlement sexuel, France
32,5%Moyenne UE
17%Comportement hostile au travail
2032Échéance de la clause de rendez-vous
BPW

Ce que BPW porte, à Bruxelles et en France

Ces sujets ne se traitent pas seulement à Bruxelles par des institutions lointaines : BPW y participe directement, via le groupe de travail « Advocacy and Agenda-setting » de la Coordination européenne de BPW, qui réunit chaque mois des représentantes de plusieurs fédérations européennes. Florence Raineix y siège pour la délégation française, et y porte à la fois les positions de BPW France et le retour de nos travaux nationaux.

Le fil de l’année 2026 montre une montée en puissance méthodique. En février, le groupe a posé ses fondations et ajouté deux thèmes à son agenda : la santé des femmes au travail, et les violences faites aux femmes sur le lieu de travail, physiques comme numériques — la lacune que pointe aujourd’hui le Parlement européen, BPW Europe l’avait inscrite à son agenda trois mois plus tôt. En juin, le groupe s’est saisi du retard de transposition de la directive sur la transparence des rémunérations. En juillet, le travail est passé à l’exécution : un plan de campagne en dix points, et une stratégie d’ouverture vers la commission FEMM du Parlement européen et des eurodéputées. Le position paper doit être finalisé à la rentrée puis présenté aux présidentes nationales.

VIGILANCE

Nos points de vigilance, et ce que les clubs peuvent en faire

BPW France suivra quatre échéances : la transposition de la directive 2024/1385 d’ici juin 2027 ; la suite donnée à la demande du Parlement européen d’un cadre législatif dédié, plutôt que l’attente de la clause de rendez-vous de 2032 ; la révision annoncée de la directive sur les lieux de travail ; et la ratification de la convention n° 190 par les douze États membres qui ne l’ont pas encore fait.

Ce travail européen n’a de valeur que s’il redescend dans les clubs et remonte depuis eux. Trois pistes immédiates :

  • Faire remonter vos actions de plaidoyer : le recensement lancé au niveau européen a besoin des initiatives françaises pour exister.
  • Porter le sujet auprès des employeurs de votre territoire : procédure de signalement confidentielle, formation de l’encadrement, évaluation du risque psychosocial, prise en compte du télétravail. Ce sont exactement les points que le Parlement européen demande de généraliser.
  • Rappeler la convention n° 190 de l’OIT, que la France a ratifiée : elle fournit un cadre de discussion solide avec les directions et les représentants du personnel.

C’est cette chaîne, de Bruxelles au club, que nous continuerons à faire vivre.

Lisez le briefing du Parlement européenConsultez l’analyse complète de l’EPRS sur les violences et le harcèlement fondés sur le genre au travail.

Chiffres clés

41,1%Harcèlement sexuel, France
32,5%Moyenne UE
15/27États ayant ratifié la convention n°190

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BPW International à l’UNESCO : plaidoyer mondial pour l’éducation, l’égalité et la paix

BPW France — Conseil d’Administration

BPW International à l’UNESCO — Contexte, actions et ressources utiles

Dr Marie-Claude Machon-Honoré, représentante principale de BPW International auprès de l’UNESCO et focal point CCNGO-Éducation 2030, Past ICNGO Chair & représentante du Comité de liaison ONG-UNESCO au groupe de coordination CCNGO-Éducation 2030 (2017-2022), porte un plaidoyer exigeant pour l’égalité de genre et l’autonomisation des filles et des femmes à travers l’éducation, la paix et le développement durable.

Contexte & dessein

Né à l’issue de la Première Guerre mondiale sous l’impulsion de Lena Madesin Phillips,
BPW International construit des ponts durables entre les peuples par le dialogue interculturel et l’action.
ONG membre de l’ECOSOC depuis 1947, présente dans 120 pays et toutes les agences onusiennes, BPW International agit en partenariat avec le Global Compact des Nations Unies, l’OIT, l’ITC et ONU Femmes, notamment sur l’entrepreneuriat en Afrique.

L’organisation défend l’égalité salariale à compétences et responsabilités égales,
stimule le leadership des femmes dans le travail, la science, la technologie et l’IA,
et lutte contre les stéréotypes de genre en mobilisant le monde économique, l’éducation et l’ensemble des parties prenantes publiques et privées.

Déclaration au Conseil exécutif — 3 octobre 2025

  • Coopération renforcée avec l’UNESCO et ses États membres pour l’autonomisation des filles et des femmes par l’éducation,
    dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, au sein de la plateforme et coalition UNESCO-UNICEF visant l’accélération de l’égalité de genre.
  • Participation à la coalition multipartite UNESCO-WWAP pour accélérer l’égalité de genre dans le domaine de l’eau,
    avec une attention forte portée aux compétences, aux données et aux politiques sensibles au genre.
  • À l’CSW69, bilan des 30 ans de Beijing et de la session extraordinaire « Femmes 2000 » :
    malgré les avancées, l’égalité reste inachevée, et les femmes représentent encore deux tiers des personnes analphabètes.
  • Insistance sur la vulnérabilité accrue face aux violences et à l’instrumentalisation en temps de guerre,
    y compris dans l’ère numérique, et sur le rôle de femmes actrices de paix dans les processus de résolution des conflits. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
  • Rappel d’un repère d’impact : lorsque les femmes participent aux processus de paix,
    les décisions affichent 30–40 % de chances supplémentaires d’être mises en œuvre en temps voulu.
  • Soulignement de la priorité Égalité de genre à l’UNESCO : plus de 16 % du budget en 2024,
    part parmi les plus élevées du système onusien.
  • Reconnaissance du soutien de la Commission nationale française pour l’UNESCO et du Comité de liaison ONG-UNESCO
    pour la célébration annuelle de la paix consacrée au rôle de l’art dans la culture de paix.

Actions menées — UNESCO & partenaires

  • Plaidoyer structuré au sein des instances UNESCO pour intégrer l’égalité de genre dans l’éducation,
    les politiques publiques et les agendas de paix et de sécurité. :contentReference[oaicite:9]{index=9}
  • Travail collectif avec la plateforme UNESCO-UNICEF et la coalition UNESCO-WWAP
    pour accélérer la transformation systémique et l’accès équitable aux ressources, aux données et aux compétences. :contentReference[oaicite:10]{index=10}
  • Contribution aux dynamiques multilatérales lors de la CSW69 pour réaffirmer les engagements de Beijing et « Femmes 2000 »
    et documenter les écarts persistants.
  • Mobilisation de la communauté BPW (réseaux, clubs, partenaires)
    autour du leadership féminin, de l’égalité salariale et de la lutte contre les stéréotypes, y compris dans les STEM et l’IA.

Repères & chiffres clés

  • 120 pays couverts par BPW International et une présence dans toutes les agences de l’ONU.
  • 2/3 des personnes analphabètes sont des femmes : l’éducation demeure une priorité absolue.
  • 30–40 % : hausse de probabilité de mise en œuvre à temps lorsque les femmes participent aux processus de paix.
  • 16 %+ du budget UNESCO 2024 dédié à la priorité Égalité de genre.

Ressources à télécharger

À propos de Dr Marie-Claude Machon-Honoré

  • BPW International main representative to UNESCO & CCNGO-Education 2030 focal point.
  • Past ICNGO Chair & représentante du Comité de liaison ONG-UNESCO au groupe de coordination CCNGO-Éducation 2030 (2017-2022).
  • Engagement continu pour des politiques publiques sensibles au genre, l’éducation tout au long de la vie et la culture de paix.

BPW Europe salue la Feuille de route de l’UE pour les droits des femmes – 25 mars 2025

Plaidoyer · BPW Europe · Union européenne

BPW Europe salue la Feuille de route de l’UE pour les droits des femmes

25 mars
Publication par la Commission européenne
6
Axes prioritaires d’action
2025
Année de publication de la feuille de route
UE
27 États membres concernés
3 min de lecture
ENGAGEMENT

Un soutien affirmé à la feuille de route de l'UE

BPW Europe, ONG militante pour l’égalité de genre et les droits des femmes, accueille avec détermination la publication de la feuille de route UE droits des femmes. La Commission européenne l’a publiée le 25 mars 2025.

Ce document stratégique marque une volonté claire de placer les droits des femmes au cœur du projet européen. Ces mêmes droits sont pourtant menacés dans plusieurs régions du monde.

BPW Europe, cofondatrice du Lobby Européen des Femmes, considère cette feuille de route comme une avancée significative. Elle contribue à faire de l’égalité de genre une réalité tangible sur tout le continent.

« L’Europe donne le ton à l’échelle mondiale grâce à cette feuille de route ambitieuse. Elle incarne une volonté d’instaurer une société plus équitable pour toutes les femmes. »

— Diana Barragan, Présidente de BPW International

Pour BPW International, cette déclaration ne doit pas rester théorique. L’organisation appelle ainsi à une mise en œuvre concrète, mesurable et soutenue.

PRIORITES

Les priorités de la feuille de route pour l'égalité

La feuille de route définit plusieurs axes prioritaires d’action pour renforcer l’égalité femmes-hommes dans l’Union européenne :

  • Lutte contre les violences basées sur le genre
  • Accès universel à la santé, y compris à la santé sexuelle et reproductive
  • Réduction des écarts salariaux entre les sexes
  • Soutien à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée
  • Amélioration de l’emploi et des retraites pour les femmes
  • Éducation inclusive et parité dans la représentation politique

Ces enjeux sont au cœur de l’action de BPW Europe, notamment à travers sa campagne annuelle Equal Pay Day et la publication de rapports de suivi. L’organisation soutient ainsi l’alignement des États membres sur ces objectifs ambitieux.

IMPACT

De la promesse à l'impact réel

Comme l’a rappelé le Lobby Européen des Femmes, cette feuille de route ne sera efficace que si elle est traduite en actions concrètes, financées et suivies.

Anu Viks, coordinatrice régionale de BPW Europe, a déclaré que l’organisation surveillera de près la mise en œuvre effective de cette feuille de route. L’objectif consiste à garantir aux femmes en Europe une amélioration tangible de leurs droits.

Un tel plan doit ainsi être soutenu par des ressources suffisantes, une volonté politique durable et une exigence de résultats mesurables. Les droits des femmes sont en effet des droits humains : ils doivent être protégés, renforcés et consolidés.

BPW Europe continuera à porter cette voix avec force et détermination.

25 marsPublication de la feuille de route
6Axes prioritaires d’action
2025Année de publication
UE27 États membres concernés

Lisez la déclaration complèteDécouvrez la position officielle de BPW Europe sur la feuille de route UE droits des femmes.

Chiffres clés

25 marsPublication de la feuille de route
6Axes prioritaires d’action
2025Année de publication

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Pétition : contre les violences de genre en Europe !

Société · Droits des femmes · Europe

Pétition : contre les violences de genre en Europe !

62 M
Européennes victimes de violences depuis 15 ans
250 M+
Femmes et filles menacées dans l’UE
1/2
De la population européenne concernée
2017
Signature de la Convention d’Istanbul par l’UE
2 min de lecture
CONSTAT

Les violences de genre : 62 millions d'européennes concernées

Les violences de genre qui touchent les femmes sont malheureusement multiples : violences conjugales, violences psychologiques, violences sexistes et sexuelles, mutilations génitales, harcèlement. Les femmes du monde entier sont concernées par ces violences, et les Européennes ne sont pas épargnées.

En effet, 62 millions de femmes dans l’Union Européenne ont subi des violences physiques et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans. Ces violences menacent la sécurité de la moitié de la population de l’Union Européenne et touchent plus de 250 millions de femmes et de filles.

« Nous ne pouvons plus rester inactif.ve.s ! »

CONVENTION

La Convention d'Istanbul doit être ratifiée et appliquée

La Convention d’Istanbul est le nom donné à la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Signée en 2017 par l’UE, elle n’a toujours pas été ratifiée.

Ce texte criminalise différentes formes de violence à l’égard des femmes et fixe un ensemble complet de normes visant à prévenir la violence et à garantir le droit de chaque femme à vivre à l’abri de la violence.

« En adhérant à cette Convention, l’Union Européenne transmettra un signal politique fort. »

PETITION

Signez la pétition !

Nous pouvons agir tout.e.s ensemble face aux violences faites aux femmes et aux filles du monde entier, ainsi qu’aux minorités de genre. Il est essentiel que nous unissions nos voix pour mieux nous faire entendre et garantir la sécurité de millions de personnes en Europe.

C’est pourquoi BPW France vous invite à signer la pétition lancée par le Lobby Européen des Femmes. Merci pour votre engagement.

62 MEuropéennes victimes de violences
250 M+Femmes et filles menacées
1/2De la population européenne
2017Signature par l’UE

Signez la pétitionRejoignez le combat contre les violences de genre en signant la pétition du Lobby Européen des Femmes.

Chiffres clés

62 MEuropéennes victimes de violences
250 M+Femmes et filles menacées
2017Signature par l’UE

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La révolte féministe iranienne

Société · Droits des femmes · Iran

La révolte féministe iranienne

22 ans
Âge de Mahsa Amini au moment de sa mort
150+
Villes mobilisées à travers le monde
40 jours
Après sa mort, un hommage lui est rendu
2 mois
De soulèvement continu en Iran
3 min de lecture
REVOLUTION

Une révolution féministe singulière

Le 16 septembre 2022, Mahsa Amini, une jeune kurde de 22 ans, a été tuée par la police des moeurs iranienne pour avoir mal ajusté son voile. Ce meurtre a été la source d’une nouvelle révolution en Iran.

De par sa nature féministe et son ampleur, elle se démarque des précédentes crises du pays. Des milliers de manifestant.es ont envahi les rues pour faire tomber le régime iranien. Les femmes ont impulsé cette révolte et militent pour avoir le choix de porter, ou non, le voile. Leurs frères, leurs pères, leurs collègues ou encore leurs fils les soutiennent et les ont rejointes dans les rues pour se battre à leurs côtés.

« Les femmes ont impulsé cette révolte et militent pour avoir le choix de porter, ou non, le voile. »

REPRESSION

Une terrible répression

Les femmes étaient déjà les premières victimes de la terrible répression de la police des moeurs, qui les traquait pour leur voile. Depuis deux mois, ces courageuses militantes se battent pour leur liberté au péril de leur vie.

De nombreuses femmes iraniennes sont actuellement emprisonnées par le gouvernement iranien. D’autres sont tombées sous les balles de la police lors des manifestations qui envahissent le pays. Elles s’appelaient Hadis Najafi, Hananeh Kian, Ghazaleh Chalabi ou Asra Panahi. Elles ont perdu la vie car elles se battaient pour obtenir la liberté de disposer de leur corps. Nous ne les oublierons pas. Ni elles, ni toutes les autres.

« Elles ont perdu la vie car elles se battaient pour obtenir la liberté de disposer de leur corps. Nous ne les oublierons pas. »

SOUTIEN

Un soutien international

Les manifestations de soutien aux Iraniennes se sont multipliées tout au long des deux derniers mois. Paris, Londres, Tokyo, San Francisco : plus de 150 villes à travers le monde ont revendiqué leur soutien aux manifestant.es. Le slogan iranien « Femmes, Vie, Liberté » a inondé les réseaux sociaux, les médias et les pancartes des manifestations de soutien.

Le 26 octobre, 40 jours après la mort de Mahsa Amini, des milliers d’Iranien.ne.s lui ont rendu hommage en se rendant au cimetière où repose son corps.

22 ansÂge de Mahsa Amini
150+Villes mobilisées dans le monde
40 joursAprès sa mort, un hommage rendu
2 moisDe soulèvement continu

Soutenons les IraniennesBPW France se tient aux côtés des femmes iraniennes dans leur combat pour la liberté.

Chiffres clés

22 ansÂge de Mahsa Amini
150+Villes mobilisées dans le monde
40 joursAprès sa mort, hommage rendu

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5 ans de #MeToo : Une impunité persistante

Société · Violences sexistes et sexuelles · #MeToo

5 ans de #MeToo : une impunité persistante

5 ans
Depuis le lancement du mouvement #MeToo
+33%
De violences sexuelles constatées
<10%
Des victimes qui portent plainte
80%
Des plaintes classées sans suite
3 min de lecture
CONSTAT

Le constat édifiant de #MeToo

Il y a 5 ans, l’actrice et militante américaine Alyssa Milano lançait le mouvement #MeToo sur Twitter. Depuis, plus de 53 millions de tweets ont vu le jour sous ce hashtag. Cependant, selon le Haut Conseil de l’Égalité, les violences sexuelles ont augmenté de 33%. De plus, moins de 10% des victimes portent plainte, notamment à cause de la faible condamnation pénale des auteurs de ces violences, qui est de 1%.

« Plus de 53 millions de tweets ont vu le jour sous le hashtag #MeToo depuis son lancement. »

TOUS LES SECTEURS

Les violences sexistes et sexuelles touchent tous les secteurs

#MeTooThéâtre, #MeTooPolitique, #MeTooFac… Le cinéma est loin d’être le seul endroit où les violences sexistes et sexuelles existent. Ce mouvement a permis de montrer que ces violences sont présentes dans tous les secteurs. À travers le monde entier, des personnes ont témoigné avoir été victimes d’harcèlements sexuels, de viols, de remarques sexistes ou encore d’agressions sexuelles.

Cette incroyable libération de la parole ne suffit plus aujourd’hui car les victimes n’obtiennent presque jamais justice. Nombreuses sont les associations, les activistes ou les ONG qui alertent l’État sur cette problématique majeure.

« Il ne doit exister aucune tolérance pour les auteurs de violences sexistes et sexuelles car elles risquent de continuer d’augmenter. »

SACRIFICE

Le sacrifice des victimes

80% des plaintes qui traitent de violences sexistes ou sexuelles sont classées sans suite. Les victimes sont confrontées à une justice qui ne prend pas assez leur parole en compte. En témoignant, elles peuvent risquer de perdre des proches ou de ne pas être crues. Lorsque les affaires sont médiatisées, elles subissent également du cyber-harcèlement.

Les procès coûtent beaucoup d’argent et s’étendent souvent sur plusieurs années. En outre, nous assistons à une baisse de 40% des condamnations pénales pour ces affaires, notamment due aux très nombreuses requalifications des crimes en délits. Le budget consacré aux violences sexistes et sexuelles doit nécessairement être augmenté pour faire face à la gravité et à l’urgence du problème.

80%Plaintes classées sans suite
-40%De condamnations pénales
1%De condamnation des auteurs
<10%Des victimes qui portent plainte

Agissons ensemble contre l’impunitéBPW France soutient les victimes et milite pour une justice à la hauteur de l’urgence.

Chiffres clés

5 ansDepuis le lancement de #MeToo
+33%De violences sexuelles constatées
80%Des plaintes classées sans suite

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Droits des femmes
Retour sur l’index égalité & les pénalités

Valentine VIARD, Présidente de BPW France,
invitée de Arnaud Ardoin dans SMART JOB

Rentrée sous le signe de la loi RIXAIN. En effet, depuis le 1er septembre 2022, il y a obligation de communication publique pour les entreprises dont l’index égalité professionnelle F-H est encore en deçà des 85/100 tolérés.
– avec le détail des critères de l’index (loi Pénicaud de 2014) sur lesquels l’entreprise est encore en défaut. Car, ces critères traduisent le respect des droits des femmes en entreprise
– et la précision des actions concrètes qu’elles s’engagent à mettre en œuvre pour (enfin) se mettre en règle au regard des lois de 1972, 2006, 2014, 2018 et 2022

Toute entreprise en deçà de 85/100 s’expose à une pénalité financière de 1% de la masse salariale !

BPW France appelle le ministère d’Isabelle Rome au « zéro tolérance » pour l’application de la loi. En effet, BPW France invite au « zéro tolérance » que pratique l’Islande. Car l’Islande se pose en modèle, premier pays depuis 12 ans du classement Global Gender Gap du World Economic Forum. Là bas, les droits des femmes sont ainsi mieux respectés, par l’application systématique des lois en vigueur.
Et, dans ce classement, la France est encore au 15ème rang, en dépit d’un discours de priorité nationale sur l’éradication des discriminations de genre.

BPW France est partenaire des entreprises vertueuses qui ont l’ambition d’innover par le genre. Et BPW France accompagne les entreprises pour capter les bénéfices d’application des lois liées au genre. Car, agir pour le droit des femmes c’est aussi en parler, partager et appliquer les sanctions prévues.

Événement BPW Marseille MétropoleCommission Byebye Sexisme

Grand moment ce soir au stade vélodrome ou nous étions invitées par l’OM à l’occasion du match OM Amiens et de la journée de la femme ! Signature par Frederique Alverola, DRH de l’OM de la Charte de l’égalité de BpW pour ensemble dire Bye Bye au Sexisme !
Un immense merci à l’OM pour ce superbe coup de projecteur sur notre action !

Défi BPW accepté par Mme la Ministre pour les droits des femmes 5 ans pour entrer dans le top #5

Un échange vif et productif pour le droit des femmes

Isabelle ROME, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, accepte le 2 juin 2022 le défi de BPW France. Et ce défi : 5 ans pour entrer dans le top #5 du classement « Global Gender Gap ». En effet, le World Economic Forum propose un clasement international et annuel des pays au regard de l’égalité Femmes-Hommes. Alors, que pouvons-nous apprendre de l’Islande, qui depuis 12 ans, y figure en pole position ?

Le gouvernement français a fait de l’égalité des droits Femmes-Hommes une priorité quinquennale pour la secondefois. Pourtant, la France n’a progressé que d’une seule place. Le défi est donc majeur !

La France est en 2022 classée au 15ème rang. En cela, elle est encore loin derrière de nombreux pays nordiques. En effet, la Finlande, laNorvège ou laSuède, ont orienté les mentalités vers un équilibre des droits entre les hommes et les femmes.

Mais, la France se classe aussi loin derrière des pays tels que le Rwanda ou le Nicaragua, qui ont su mettre en oeuvre concrètement la priorité annoncée vers légalité de genre. Alors, comment apprendre des meilleures pratiques de ces pays ?

Retour sur l’égalité Femmes-Hommes en France

Encore plus de 40% d’écart de salaire entre les Femmes et les Hommes en France aux postes les plus hauts. 23,5% d’écart en moyenne !

Et, les écarts de salaire se creusent d’environ 10% supplémentaires à chaque naissance;

De plus, pas moins de 80% des salariés à temps partiel sont des femmes. Est-ce un choix ou le résultat d’une injonction sociétale ? Et les femmes doivent-elles être les seules à privilégier l’éducation des enfants, lorsque leurs pères se consacrent à leur carrière professionnelle ?

Plus de 40% décart sur les montants des retraites. Les femmes sont souvent « invisibles » et ne peuvent alors prétendre à aucune retraite le moment venu. Et ce, même si elles travaillent quotidiennement aux côtés de leur conjoint.

L’annonce du hackathon BPW en 2023

Cette rencontre entre Valentine VIARD de BPW France et Madame la Ministre, Isabelle Rome, a été l’occasion d’annoncer l’organisation d’un hackathon au premier semestre 2023. Alors, BPW France invite à cet événement agile toutes les associations concernées, les entreprises, les femmes et les hommes, pour réfléchir ensemble. Comment transformer les mentalités dans notre société française ? Comment traduire concrètement les lois imposant imposant l’égalité des droits des femmes ?

A l’issue de cet événement, les 10 projets les plus innovants, pour promouvoir les droits des femmes, seront transmis au gouvernement pour être financés par les pénalités de l’index égalité.

Ensemble, créons dela valeur, en réinventant la place des hommes et des femmes dans notre société et dans nos organisations professionnelles.

Lettre de BPW France au Président de la République

Institutions · Gouvernance · Égalité femmes-hommes

Lettre ouverte de BPW France au Président de la République : nommer une femme Première ministre

102 ans
D’engagement de BPW France pour l’égalité
52 %
Part des femmes dans la population française
1 seule
Femme Première ministre nommée avant cette lettre
4
Convictions pour un choix réussi
4 min de lecture
INTRODUCTION

Une lettre ouverte pour l'égalité au sommet de l'État

Au sein de BPW France, fédération nationale de l’ONG Business and Professional Women, nous portons les valeurs laïques et non corporatistes de la République. Nous œuvrons à la promotion de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes depuis plus de 102 ans.

Les femmes représentent 52 % de la population en France. Elles ont tout autant à contribuer, par leur pouvoir de décision et leur engagement citoyen, que les 48 % de leurs homologues masculins.

Nous revendiquons donc, dans l’intérêt collectif, l’accès des femmes et leur représentation aux postes de décision des plus hautes fonctions de notre pays.

Engagez-vous pour l’égalité professionnelleBPW France agit toute l’année. Rejoignez notre réseau et participez à nos événements.

CONTEXTE

Une attente forte : la nomination d'un Premier ministre

Aujourd’hui, la France est en attente de la nomination du Premier ministre. Le choix de nommer, à ses côtés, une femme Première ministre serait le signe fort de l’application concrete des engagements d’égalité de genre pris lors du précédent mandat.

Cette décision incarnerait, aux plus hautes fonctions de nos services publics, la traduction réelle d’une intention d’égalité déjà annoncée comme prioritaire.

« Nommer une femme Première ministre, c’est incarner par les actes une intention d’égalité de genre déjà annoncée comme prioritaire. »

CE QUE CELA SIGNIFIE

Ce que représente une femme à Matignon

Porter une femme à la tête du gouvernement engage le pays sur plusieurs plans à la fois :

Représentativité
Offrir à notre pays la représentativité de sa population aux deux plus hautes fonctions de l’État.
Nouveaux points de vue
Accueillir des points de vue supplémentaires, au service des innovations dont la France a besoin pour inventer son avenir.
Nouvelles perspectives
Enrichir la recherche de nouvelles voies par les positions de perception différentes des femmes, issues de leur éducation et des projections sociétales.
Transformation culturelle
Engager dès aujourd’hui la transformation intrinsèque de la culture même de notre société française.
UN CHOIX À ACCOMPAGNER

Un choix à assumer, pas un totem

Nous invitons le Président à choisir, parmi les candidates envisagées, celle qui lui semble la plus à même de remplir ces fonctions, puis à l’accompagner, la guider et la conforter dans sa légitimité : c’est le rôle de l’expérience que d’accueillir de nouveaux talents et de les mettre sur le chemin de la réussite.

Confortez cette femme dans sa légitimité, construisez avec elle un contrat de collaboration équitable, ouvert et bienveillant. Placez-vous ensemble au service du collectif national et des enjeux stratégiques du pays.

« Que la nomination d’une femme au poste de Premier ministre ne soit en rien un effet d’annonce, mais l’intention concrétisée et assumée d’un véritable changement au cœur de notre société française. »

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IMPACT

Ce que ce choix peut changer durablement

Un choix éclairé impacterait positivement deux dynamiques essentielles pour l’égalité professionnelle :

Vers l’accession des femmes
La projection des femmes vers leur accession possible à tous les postes à responsabilité qu’elles souhaitent embrasser.
Vers la légitimité perçue
La perception, par les hommes, de la légitimité et de la puissance de contribution des femmes à la société d’aujourd’hui et de demain.
CONCLUSION

BPW France aux côtés des femmes qui accèdent au pouvoir

Vous pouvez compter sur notre association pour continuer à œuvrer à vos côtés, auprès des femmes, des entreprises et des services publics, pour enrichir notre pays de la contribution portée, visible et reconnue des femmes.

Valentine

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Chiffres clés

102 ansD’engagement de BPW France pour l’égalité
52 %Part des femmes dans la population française
1 seuleFemme Première ministre nommée avant cette lettre (1991)
4Convictions portées par BPW France pour un choix réussi

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