Publication de la 2ème édition du guide Femmes Santé Climat

Hier à Paris, plusieurs membres de BPW (Marie BOUCAUD et Sarah MANTAH) participaient à la rencontre proposée par la CLEF (Coordination pour le Lobby Européen des femmes ) suite à la publication de la 2ieme édition du guide « Femmes Santé Climat » auquel nous avons contribué (voir articles de Marie BOUCAUD et Sarah MANTAH)

En invitée surprise, Michèle Sabban, fondatrice du « Fonds vert climat pour les femmes » au sein du R20, a rappelé l’importance des constats du rapport de Monique Barbut: http://www.desertif-actions.fr/rapport/ ).
Bonne nouvelle toutefois, le fonds vert est en phase III (levée de fonds) et les projets commenceront prochainement à être soutenus (agroforesterie, green villages et bio-masse).

L’équipe de BPW retrouvera les organisatrices de initiative de ce LIVRE BLANC, Isabelle BLIN et Louisa RENOUX, en marge de la CSW 2018 aux Nations Unies, dont la problématique sera cette année « Problèmes à régler et possibilités à exploiter pour parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural ».

Notons la diffusion de ce très court metrage de qualité, primé lors d’un concours sur la question de l’urgence du dérèglement climatique :  https://www.youtube.com/watch?v=4t1tACwQ6eI

« Les Hommes et les enfants d’abord » : colloque Women’up

 

L’équipe WoMen’Up organise son colloque annuel baptisé cette année « LES HOMMES ET LES ENFANTS D’ABORD » qui aura lieu le Jeudi 1er février 2018 au Forum des Images.

« Les Hommes et les Enfants d’abord » mettra un coup de projecteur sur les thématiques de Virilité et d’Education. Le premier événement dédié à l’Egalité F/H qui parle des femmes… sans parler des femmes.

Autour de personnalités inspirantes comme Olivia Gazalé, Philosophe, Adrian de La Vega, Youtubeur et Personnalité LGBT 2017, Fabrice de Boni, Réalisateur de « Et Tout le Monde S’en Fout », Dipty Chander, Présidente d’E-mma ou Hugo Gaspard, Fondateur de Daron Magazine, les nouvelles facettes de l’égalité F/H seront décryptées pendant deux heures de talks et de débats survoltés.

Inscrivez-vous à l’événement ici : sélectionnez « Invitation WoMen’Up »

Garantir l’égalité F/H dans la constitution

GARANTIR L’EGALITE FEMMES-HOMMES DANS LA CONSTITUTION

Signez l’appel du 18 décembre

Mobilisation de dizaines d’associations et personnalités aux sensibilités politiques de tous bords

exerçant dans la culture, la recherche, les associations, les entreprises ou la politique.

 

Paris le 18 décembre 2017 – La Constitution, en son article premier, énonce que la loi « favorise » l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

Favorise ? Cette formulation prudente n’est pas suffisante et laisse de nombreuses pratiques inégalitaires subsister dans les sphères de la vie sociale, politique et économique.

Malgré des avancées, l’égalité effective entre les femmes et les hommes reste à réaliser :

–          les femmes comptent seulement pour 16% des maires et 15 % des dirigeantes économiques,

–          à compétences égales, elles sont payées en moyenne 19% de moins que les hommes,

–          80% d’entre elles sont régulièrement confrontées à des attitudes et des décisions sexistes.

L’appel du 18 décembre, porté par le Laboratoire de l’égalité, demande une modification de la Constitution pour y inscrire le principe irrévocable d’égalité devant la loi sans distinction de sexe.

 

Il suffirait de modifier trois mots dans l’article premier pour que les droits des femmes soient établis sur un socle indiscutable :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens et les citoyennes sans distinction d’origine, de sexe de race, ou de religion. La loi favorise garantit l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

 

Cette garantie ouvrirait de nouveaux horizons aux femmes et aussi aux hommes.

Une telle égalité, si elle devenait enfin réelle, essaimerait bien au-delà du monde du travail, des sphères politiques ou syndicales.

Elle impacterait positivement tous les domaines touchés par les inégalités de sexe : l’éducation, l’orientation scolaire, le sport, les sciences, la culture, les médias, la santé, le partage des tâches domestiques et familiales, la communication, le temps partiel, le chômage, la précarité, les entreprises, le numérique, la fonction publique…

Elle constituerait un antidote puissant aux violences dont les femmes sont encore trop souvent victimes, dans l’invisibilité.

 

Ces aménagements simples clarifieraient le texte fondateur de la République française et engageraient ses dirigeants et dirigeantes et la société toute entière.

 

Signez l’appel du 18 décembre

sur change.org

http://chn.ge/2kIvKdc

Relayez l’appel et relayez sa vidéo

https://youtu.be/S-LQDK709Os

Social Builder : Sexisme dans les formations tech, résultats de l’enquête

L’association Social Builder organise jeudi 14/12 un petit déjeuner autour de son enquête sur le sexisme dans les formations tech.

Cet événement sera l’occasion d’une restitution des résultats et d’échanger avec Isabelle Collet qui a participé à l’enquête. Ce petit-déjeuner aura lieu au Tank, 22bis rue des Taillandiers (75011) à 8h30. Vous pouvez vous inscrire ici.

Lioncelle : une boutique de jouets pour l’empowerment des filles

Fin novembre dernier, BPW diffusait son catalogue de Noël pour des fêtes de fin d’année sans stéréotypes de sexe, et proposait aux parents une sélection de jouets pour promouvoir l’égalité F/H dès le plus jeune âge, et soutenir un développement durable inclusif.

Nous constations alors qu’en 2017, trois ans après un rapport du Sénat soulignant le rôle des jouets dans l’intériorisation d’injonctions sociales genrées, peu avait été fait du côté des distributeurs et des fabricants de jouets pour sortir de ce clivage fille/garçon aux effets néfastes, notamment sur l’apprentissage des filles.

Nous nous réjouissons donc de l’initiative d’Alexandra Filippi et Assia Asri qui montent actuellement leur start-up Lioncelle. Déplorant la segmentation du marché des jouets en deux univers cloisonnés, qui cantonne les filles aux jouets d’imitation les renvoyant à la sphère domestique, Alexandra et Assia ont décidé de créer leur propre site internet aux codes radicalement différents de ceux des distributeurs classiques. Chez Lioncelle, pas de rayon fille rose proposant barbies et autres fers à repasser, mais plutôt une sélection de jouets favorisant l’empowerment des filles.

Dans un second temps, la start-up aimerait inclure dans son business model une dimension développement durable, en proposant la valorisation de jouets d’occasion par le biais d’un système d’abonnement.

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver Lioncelle sur leur page Facebook. 

CSW62 2018

La 62ème édition de la Commission de l’ONU sur le statut des femmes aura lieu à New York du 11 au 23 mars prochain. En amont de cette commission, qui portera cette année sur l’Empowerment économique des femmes et des filles rurales, sont organisés trois événement auxquels vous pouvez vous inscrire, du 9 au 11 mars 2018 : le « BPW leaders’ summit », le dîner Claire Fulcher et enfin la consultation des associations par la commission. Les inscriptions sont ouvertes. Rendez-vous sur le site BPW International et sur le site ONG CSW !

Forum international des ONG sur le changement climatique

 

Le Forum international des ONG sur le changement climatique s’est tenu les 7 et 8 décembre derniers. Marie-Claude Machon-Honoré, membre du comité de liaison ONG-Unesco représentant BPW International, a prononcé à cette occasion le discours de présentation du Forum :

« Changeons les esprits, pas le climat »  tel est le titre de ce forum et le slogan de l’Unesco lancé lors de la COP 21; cette formule pointe la nécessité de faire évoluer les mentalités et les comportements pour non seulement agir  face au changement climatique, trouver des solutions ensemble d’atténuation et d’adaptation mais aussi saisir l’opportunité de transformations sociales pour un développement inclusif.

Nous partageons la même planète et l’être humain est au cœur de la stratégie ; il est avéré que les activités humaines sont à l’origine du dérèglement climatique (le GIEC) qui touche de plus en plus les populations et de façon inégale et sans commune mesure avec leur responsabilité.  La solidarité s’impose.

Devant l’ampleur des catastrophes naturelles,  la démarche doit être globale et collective. Elle s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 2030 dont les objectifs sont transversaux et interdépendants afin de ne laisser personne de côté. Il s’agit de lutter contre la pauvreté (ODD1), d’ assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité.(ODD4),  parvenir à l’égalité des sexes (ODD5), de permettre l’accès universel à l’eau, l’assainissement et l’hygiène (ODD6), de prendre d’urgence des mesures pour lutter contre le changement climatique(ODD13) et travailler en partenariats pour parvenir aux objectifs . Dans un contexte déjà  difficile, les catastrophes naturelles déplacent deux fois plus de populations que les conflits.

Ce forum fait suite à la journée d’action des ONG du 6 octobre 2015 qui a donné naissance à une déclaration lancée lors de la COP 21, ce qui en justifie le sous-titre : « La contribution des ONG ».

Madame Bokova dit que le « le soft power » c’est aussi le pouvoir de s’inspirer de l’énergie de la société civile qui doit montrer la voie et nous rappelle que « l’Unesco existe pour construire des ponts, agir et réfléchir avec les autres ». C’est ce que nous allons  faire ces deux jours avec l’Unesco.

La partie consacrée au rôle et à la contribution de la société civile répond notamment  aux 2 des quatre pôles thématiques d’action prioritaire de la stratégie de l’Unesco : à savoir soutenir un développement social inclusif et promouvoir des principes de prise en compte systématique de l’éthique et de l’égalité des genres (priorité globale et groupe cible prioritaire) et aider à mettre en œuvre une éducation et une sensibilisation au changement climatique, notamment auprès de la jeunesse qui est aussi un groupe cible prioritaire de la stratégie.

La première séance thématique traitera de l’éthique, de la solidarité, des droits et de la bonne gouvernance pour une justice climatique. Le dérèglement climatique affecte les populations différemment et les plus touchées sont les plus vulnérables ; on parle de double peine s’agissant des plus pauvres, des autochtones, des personnes en situation de handicap et des femmes à cause des normes sociales en vigueur. Il est indispensable que ces groupes soient reconnus comme des acteurs à part entière, au niveau local, national  et mondial.

La deuxième séance thématique dédiée à la sensibilisation et l’éducation au développement durable   sera en continuité avec la session précédente pour l’appropriation  (sense of agency) de l’action, et l’autonomisation climatique.

On y parlera d’eau car le climat c’est l’eau ! 80% des effets du changement climatique se manifestent par la raréfaction de l’eau, la pollution,  les inondations et l’eau est source d’enjeux économiques et politiques ; «  les guerres du 21e siècle seront celles de l’eau » (Mémoire d’un continent africain RFI en partenariat avec l’Unesco)  mais l’eau c’est la vie. ACME  Maroc (l’Association d’un contrat mondial pour l’eau) partagera ses projets en partenariat  avec les écoles et les autorités locales dans les régions de Chichaoua, Safi et Essaouira entre autres, pour que des écoles soient connectées au réseau national d’eau potable et sensibiliser les populations à la préservation de l’eau et à la protection de l’environnement.

L’Afrique, dont  95% de l’agriculture dépend des pluies, est fortement menacée  et reconnue comme une priorité globale. Deux  représentants du forum des jeunes leaders d’Afrique viendront nous parler d’engagement citoyen  des camps climat, et de reboisement. Il y a toute une structure sociale autour de l’eau en Afrique  et la femme est au cœur de l’eau ; le leadership de l’Unesco dans ce domaine est reconnu, avec le programme mondial d’évaluation en eau et aussi le partenariat des femmes pour l’eau, l’Unesco   car il s’agit de permettre aux filles d’aller à l’école au lieu de marcher des kms pour aller chercher l’eau mais aussi d’investir dans la formation des femmes pour la gestion de l’eau et les métiers verts.

Comme dit un proverbe chinois « la femme est la moitié du ciel » : elles sont les premières victimes mais aussi les premières à réagir et à agir.  Les femmes se mobilisent pour le changement climatique et notamment  les femmes autochtones dont le savoir et l’expertise doivent  pouvoir être pris en compte et  les voix entendues dans les négociations climatiques et les prises de décisions.

Nous faisons le vœu que le plan d’action en faveur de l’égalité des sexes initié lors de l’accord de Paris et adopté à la COP 23 devienne  réalité.

L’écologie est un véritable  levier d’inclusion sociale  et il nous appartient de saisir cette opportunité pour relever ensemble,  les femmes comme les hommes, dans des partenariats multisectoriels avec  les communautés locales, les plus pauvres et les plus vulnérables,  les défis lié au changement climatique.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite un très bon forum. »

 

Vous trouverez le programme du Forum ici.

Concours photo : Mediterranean Women’s Fund

Concours photo 2017
« Elles ouvrent les cages ! »

Enfermées dans le silence, l’ignorance, les préjugés, la peur, elles osent prendre un chemin pourtant semé d’embûches, le chemin de la liberté.
Elles osent ouvrir les cages qui limitent leur horizon et les empêchent de penser, agir, circuler et aimer librement.
Elles ouvrent les cages pour aller vers la connaissance de soi, vers les autres, vers le monde et laissent derrière elles les portes grandes ouvertes pour que d’autres les suivent !

Fondé il y a dix ans par des femmes de la région méditerranéenne, le Fonds pour les Femmes en Méditerranée mène une action résolue contre l’enfermement des femmes et pour leur émancipation. Avec ce concours, il veut illustrer ce mouvement de libération, d’envol vers la vie que des femmes déploient sur tout le pourtour méditerranéen.
L’acte de création est aussi une recherche pour ouvrir sa propre cage, celle que l’on s’est construite, pour oser, défier, se défier, ouvrir grand les poumons et aspirer, aspirer… La photographie est sans limite, aux photographes d’explorer les leurs, de les repousser, et peut-être de les franchir.

Le concours est ouvert du 15 décembre 2017 au15 mars 2018.

Lire attentivement le règlement avant de concourir en envoyant vos photos à
ffmedconcoursphoto2017@gmail.com
Plus d’information ici