La révolte féministe iranienne

Une révolution féministe singulière

Le 16 septembre 2022, Masha Amini, une jeune kurde de 22 ans, a été tuée par la police des moeurs iranienne pour avoir mal ajusté son voile. Ce meurtre a été la source d’une nouvelle révolution en Iran. De par sa nature féministe et son ampleur, elle se démarque des précédentes crises du pays. Des milliers de manifestant.es ont envahi les rues pour faire tomber le régime iranien. Les femmes ont impulsé cette révolte et militent pour avoir le choix de porter, ou non, le voile. Leurs frères, leurs pères, leurs collègues ou encore leurs fils les soutiennent et les ont rejoint dans les rues pour se battre à leur côté.

Une terrible répression

Les femmes étaient déjà les premières victimes de la terrible répression de la police des moeurs qui les traquait pour leur voile. Depuis deux mois, ces courageuses militantes se battent pour leur liberté au péril de leur vie. De nombreuses femmes iraniennes sont actuellement emprisonnées par le gouvernement iranien. De nombreuses autres sont tombées sous les balles de la police lors des nombreuses manifestations qui envahissent le pays. Elles s’appelaient Hadis Najafi, Hananeh Kian, Ghazaleh Chalabi ou Asra Panahi. Elles ont perdu la vie car elles se battaient pour obtenir la liberté de disposer de leur corps. Nous ne les oublieront pas. Ni elles, ni toutes les autres.

Un soutien international

Les manifestations de soutien aux iraniennes se sont multipliées tout au long des deux derniers mois. Paris, Londres, Tokyo, San Francisco : plus de 150 villes à travers le monde ont revendiqué leur soutien aux manifestant.es. Le slogan iranien « Femmes, Vie, Liberté » a inondé les réseaux sociaux, les médias et les pancartes des manifestations de soutien. Le 26 octobre, 40 jours après la mort de Masha Amini, des milliers d’iranien.ne.s lui ont rendu hommage en se rendant au cimetière où repose son corps.

Cancer du sein : BPW se met au rose en octobre !

Octobre rose : un mois de prévention contre le cancer du sein

En France, depuis 1994, le mois d’octobre est consacré à la sensibilisation au cancer du sein. Impulsée à l’origine par le magazine Marie-Claire et le groupe Estée Lauder, cette campagne annuelle s’est fortement développée. Par exemple, l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! a vu le jour en 2003. En 2020, elle change de nom pour devenir le Ruban Rose, symbole de la lutte contre ce cancer.

Le cancer le plus fréquent chez la femme

Selon l’Institut National du Cancer, le cancer du sein représente 33% des cancers diagnostiqués chez les femmes. Néanmoins, les hommes sont également concernés même s’ils représentent moins de 1% des cas diagnostiqués. En outre, les femmes de plus de 50 ans sont les plus touchées et représentent deux tiers des cas. Il est donc très important de faire pratiquer des contrôles réguliers par des professionnel.le.s de santé ! De fait, une palpation annuelle est recommandée pour toutes les femmes. À partir de 50 ans, il est suggéré de pratiquer une mammographie tous les deux ans.

Un taux de mortalité en baisse

La sensibilisation au cancer du sein est essentielle : les chances de guérison sont estimées à 99% à 5 ans si la prise en charge est précoce. Certains symptômes doivent vous alerter comme la présence d’une grosseur, un écoulement venant du mamelon ou encore un changement d’aspect de votre sein. De plus, 15% des personnes soignées pour un cancer du sein en développent un sur l’autre sein. Ainsi, un dépistage régulier est le meilleur moyen de prévenir ce cancer et d’en guérir.

En soutient à #OctobreRose, BPW France a décoré son logo d’un joli ruban rose. En outre, nous partageons régulièrement des informations à propos du cancer du sein pour participer activement à cette campagne de sensibilisation. Nous avons tou.te.s le pouvoir d’agir, nous sommes toutes concerné.e.s.BPW France arbore le Ruban Rose en soutien à Octobre Rose : un mois de prévention contre le cancer du sein.

5 ans de #MeToo : Une impunité persistante

Le constat édifiant de #MeToo

Il y a 5 ans, l’actrice et militante américaine Alyssa Milano lançait le mouvement #MeToo sur twitter. Depuis, plus de 53 millions de tweets ont vu le jour sous ce hashtag. Cependant, selon le Haut Conseil de l’Égalité, les violences sexuelles ont augmenté de 33%. De plus, moins de 10% des victimes portent plaintes notamment à cause de la faible condamnation pénale des auteurs de ces violences qui est de 1%.  

Les violences sexistes et sexuelles touchent tous les secteurs

#MeTooThéâtre, #MeTooPolitique, #MeTooFac… Le cinéma est loin d’être le seul endroit où les violences sexistes et sexuelles existent. Ce mouvement a permis de montrer que ces violences sont présentes dans tous les secteurs. À travers le monde entier, des personnes ont témoigné avoir été victimes d’harcèlements sexuels, de viols, de remarques sexistes ou encore d’agressions sexuelles. Cette incroyable libération de la parole ne suffit plus aujourd’hui car les victimes n’obtiennent presque jamais justice. Nombreuses sont les associations, les activistes ou les ONG qui alertent l’État sur cette problématique majeure. Des mesures efficaces doivent être mises en place. Il ne doit exister aucune tolérance pour les auteurs de violences sexistes et sexuelles car elles risquent de continuer d’augmenter.

Le sacrifice des victimes

80% des plaintes qui traitent de violences sexistes ou sexuelles sont classées sans suite. Les victimes sont confrontées à une justice qui ne prend pas assez leur parole en compte. En témoignant, elles peuvent risquer de perdre des proches ou de ne pas être crues. Lorsque les affaires sont médiatisées, elles subissent également du cyber-harcèlement. Les procès coûtent beaucoup d’argent et s’étendent souvent sur plusieurs années. En outre, nous assistons à une baisse de 40% des condamnations pénales pour ces affaires. Cela est notamment dû aux très nombreuses requalifications des crimes en délits. Le budget consacré aux violences sexistes et sexuelles doit nécessairement être augmenté pour faire face à la gravité et à l’urgence du problème.

Podcast BPW Young x TalQ Univers : Le sexpowerment

Bien dans ta sexualité, bien dans ton job : Qu’est-ce que le sexpowerment ?

Lors d’un séminaire estival de BPW International, Manon de TalQ Univers a animé un podcast autour du thème du sexpowerment. L’occasion de discuter du thème précis de son intervention qui était le suivant :

“La charge mentale sexuelle & épanouissement au quotidien lorsque l’équilibre sexuel est là, pour une femme”.

« Il n’y a pas de honte à se poser pleins de questions »

Les Young de BPW France ont pu en apprendre davantage sur la corrélation entre bien être au travail et épanouissement sexuel ! En écoutant ce podcast et selon les propres dires de notre animatrice :  « Tu découvriras que c’est tout à fait possible de parler de sexualité, de couple, de confiance en soi entre collègue ou dans un contexte professionnel de manière tout à fait sérieuse. Ça permet de se connaitre autrement, d’échanger des idées de fond, de valeurs … De voir que peu importe le post, le secteur d’activité … On peut être confronté.e à des questionnements et problématiques similaires. Qu’il n’y a pas de honte à se poser pleins de questions. Que la déconstruction de certains clichés et stéréotypes prend du temps, et se fait à tout âge. »

Le sexpowerment est un concept qui t’invite à vivre une sexualité décomplexée. Peu importe ton âge, ton milieu professionnel ou les a priori que tu as : il n’est jamais trop tard pour se libérer sexuellement ! Pour mieux comprendre quels sont les liens entre vie sexuelle épanouie et bien-être au travail, n’hésite pas à cliquer sur le bouton play de ce podcast ! Conseils, bonne humeur et levée des tabous sont au rendez-vous.

Pour en apprendre plus sur l’actualité Sexe, Politique et Tech, tu peux retrouver d’autres podcasts de TalQ Univers en t’inscrivant à la Newsletter Let’s TalQ.

Bonne écoute !

L’Équipe Young de BPW France 🙂

Témoignage Young BPW France
Devenir consultante indépendante en Afrique ?

Devenir consultante indépendante en Afrique ? BPW m’a aidée à réaliser ce projet !

A 34 ans, je travaillais depuis plusieurs années sur des projets d’éducation à l’international. Je gagnais bien ma vie et travaillais sur des projets passionnants, mais j’en avais assez de la hiérarchie et je souhaitais développer un projet plus personnel. Et, grâce à BPW, les choses se sont faites naturellement : membre depuis 2 ans, j’y rencontrais des femmes dynamiques, indépendantes et audacieuses qui m’ont beaucoup inspirée! Elles m’ont aidée à choisir le bon statut pour mon entreprise, et leurs conseils bienveillants m’ont permis de sauter le pas ! Sans BPW, mon projet aurait mis beaucoup plus de temps à voir le jour. Aujourd’hui mon entreprise marche très bien.

J’encourage vraiment les femmes, en particulier les jeunes, à rejoindre BPW : elles y trouveront un cadre humain et stimulant qui leur permettra de faire éclore leurs plus beaux projets!

Agathe Gondinet

Membre BPW Lyon
Expatriée à New York

Renforcer l’application de la garantie de rattrapage à l’issue du congé maternité

 

Amplifier la neutralisation de la maternité pour l’évolution de la rémunération

En 2006, la Loi  relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes a institué une garantie de rattrapage salarial à l’issue d’un congé maternité

En 2014, le Centre d’études de l’emploi et du travail relève un écart de salaire  de 24,9 % (15,9 % dans le public) entre les mères de 3 enfants ou plus par rapport aux femmes sans enfant (Family Pay Gap).

L’écart entre les mères de 3 enfants et les hommes est forcément encore plus élevé.

En 2018, les objectifs ne sont toujours pas atteints … BPW France propose de renforcer l’application de la garantie de rattrapage à l’issue du congé maternité  en lui donnant un caractère obligatoire (indépendant de la négociation collective) dans les entreprises de plus de 300 salariés.

Retrouvez les deux propositions de BPW FRANCE pour l’égalité salariale, sous forme d’une fiche : propositions égalité salariale 

Retrouvez la proposition finale de BPW France : proposition finale 

Retrouvez le rapport du Centre d’étude de l’emploi sur l’impact salarial de la maternité ici : Centre d’étude de l’emploi.pdf

Retrouvez également Extrait de la circulaire du 19 avril 2007 relative à l’égalité salariale : Extrait de la circulaire relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes – Congé maternité – Garantie d’évolution salariale.docx

Retrouvez la fiche pratique du Ministère du Travail sur le congé maternité : Fiche pratique Ministère du travail – Congé maternité – En quoi consiste la garantie d’évolution salariale.docx

« L’intelligence artificielle, pas sans elles ! »

 

« L’intelligence artificielle, pas sans elles ! » Le nouvel ouvrage de la collection Égale à égal – Communiqué du 20 février 2019 : Formidable source d’espoirs et d’inquiétudes, l’intelligence artificielle (IA) dont les humains dotent les machines (ordinateurs, robots…) bouleverse le 21ème siècle, envahit notre quotidien, nos vies. Mais avec 12 % de femmes dans le secteur, l’intelligence artificielle se conjugue au masculin. A chaque étape de leur fabrication, les algorithmes, briques de l’IA, absorbent « automatiquement » des stéréotypes sexués, les diffusent, les pérennisent. Les algorithmes apprennent… à être machistes !

Dans le cadre de ses travaux sur l’intelligence artificielle et l’égalité femmes-hommes, le Laboratoire de l’Égalité, en partenariat avec le Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI), est heureux de vous convier à la soirée de lancement du livre « Intelligence Artificielle, pas sans elles ! » organisée le mardi 12 mars à 19h00, en présence de Cédric Villani.

Pour obtenir plus d’informations et pour vous inscrire, cliquez sur le lien suivant : https://events.cri-paris.org/e/444/inegalites-artificielles-la-contagion-sexiste-des-algorithmes  Mail retour du CSEP

L’intelligence artificielle, pas sans elles ! Communiqué du 20 février 2019 – Laboratoire de l’Egalité(1).pdf